Paroles

On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

 

Léon Blum

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Lundi 18 juin 2007

C’est fait, pour la première fois depuis que ce découpage en 8 circonscriptions existe, ce fameux grand chelem en Haute-Garonne ! J’avais écris dans mon dernier billet que nous ne devions pas exclure de pouvoir le réaliser. Mais comme beaucoup ici je n’aurais pas mis ma main au feu que nous y arriverions, et surtout pas pensé que cela puisse être de si belle et large manière ! La reconquista sur Toulouse, quel bonheur ! La 1ere circonscription de Toulouse centre, bastion refuge de la droite municipale, qui envoie à l’Assemblée Cathy Lemorton, quel plaisir ! Et, n’oublions pas au passage, parité parfaite, 4 femmes sur 8 élu-e-s, 1 députée sortante et 3 nouvelles.

La soirée de dimanche devant le grand écran à Ramonville, comme le Conseil Fédéral de ce soir, virent donc des sourires bien compréhensibles devant cette vague rose locale. Et pour les militants qui ont fait campagne depuis des mois maintenant, une bien belle récompense.

Bien sûr, ces législatives sont une défaite pour nous. Et nous serions bien inconséquents de faire semblant de l’oublier maintenant, pour nous satisfaire de ce résultat et préparer tranquillement les prochaines échéances de 2008, en repoussant encore une fois les questions de rénovation que nous avons à trancher et la reconstruction de la gauche à laquelle nous devons nous atteler.

Mais ne boudons pas notre relatif plaisir du jour. Celui d’avoir une opposition forte plutôt que laminée. Celui de savourer la défaite d’un Juppé toujours aussi droit dans ses bottes, et les complications que cela implique pour le gouvernement Fillon. Celui de voir un médiatique ami de Nicolas S., qui croit gagner sur un tour de patins à roulettes, se faire battre largement par une socialiste de terrain. Celui aussi de savoir Arnaud Montebourg élu, après un difficile 1er tour. Bravo Arnaud, à qui je laisse le mot de la fin avec un extrait de sa déclaration après son élection : « Il est bien certain désormais que rien ne sera plus comme avant à gauche, au Parti Socialiste. »

Une législature va commencer… et beaucoup à faire nous avons maintenant...

Les résultats à Aigrefeuille

 

Inscrits                        : 561
Votants                       : 391    Participation : 72.72 %
B & N                          : 5
Exprimés                    : 386
P. Cohen                   : 208    soit 53.89 %
M.C. Danen                : 178    soit 46.11 %

Sur l’ensemble du canton de Lanta, Pierre Cohen obtient  56.18%, et 57.26 % sur la 3e circonscription.

par Marie-Agnès Gandrieau publié dans : Socialiste
Vendredi 15 juin 2007

Un toujours jeune et actif retraité, lecteur fidèle, me demandait jeudi (gentiment) pourquoi j’avais délaissé mon blog depuis le 1er tour. C’est un fait, mais c’est que la semaine est passé à toute vitesse entre les deux tours.

La soirée électorale de dimanche à Ramonville fut pour une part pleine de tristesse, à cause de cette vague nationale, tant redoutée, et qui nous a bien atteints. Elle fut aussi localement réconfortante, après ces semaines de campagne, parce qu’en Haute-Garonne la résistance est là, et même parfois l’esprit de conquête. Sur la 3e circonscription, les résultats sont encourageants. Pierre Cohen arrive en tête avec 37.4 % des voix. Mais attention, rien n’est fait avant le vote final ! Cela fut très serré la dernière fois, ne croyons pas que ce soit acquis. La mobilisation a été partout largement en baisse, très largement dans les quartiers toulousains. Alors dimanche, pas une voix ne doit manquer pour Pierre Cohen.

Lundi soir, Conseil Fédéral, vite expédié, avec peu de monde, chacun étant occupé sur le terrain. Sur l’ensemble des 8 circonscriptions, l’analyse des résultats de Haute-Garonne montre certaines difficultés, mais aussi de bons résultats. N’excluons donc pas de pouvoir réaliser le grand chelem, rien n’est joué encore. Tout dépendra de la mobilisation à gauche. Et sur Toulouse, c’est l’occasion de prendre enfin à la droite la 1ere circonscription, et de renvoyer en même temps dans ses buts l’actuel maire de Toulouse. Votez donc et faites voter pour Cathy Lemorton !

De retour de la Fédération, réunion de section dans la foulée, pour l’organisation de la campagne du 2e tour. Comme précédemment, affichage, tractage et porte à porte sont au programme. Pour ma part, mercredi à Sainte-Foy, et jeudi à Aigrefeuille. En petits groupes, nous avons ainsi couverts pendant des heures les différentes communes. Acceuil souvent aimable, ceux qui discutent sont désolés des résultats, découragés parfois, interrogatifs aussi sur ce qui va se passer au PS. En effet, il se passera des choses. Dans quel sens, bien malin qui pourrait le dire.

Mais un pas après l’autre. D’abord, il nous faut une opposition la plus forte possible. Du nombre de députés socialistes dimanche soir dépendra la capacité de résistance, et peut-être aussi la capacité du parti à se rénover enfin.

Et à propos de rénovation, électeurs de la 6e circonscription de Saône-et-Loire, pas de blague : vous avez un député qui se consacre à un seul mandat, qui porte une parole solide, forte et nécessaire. Gardez-vous, et gardez nous aussi, Arnaud Montebourg au parlement.

Les résultats à Aigrefeuille

Inscrits                        : 561

Votants                       : 408    Participation : 72.72 %

B & N                          : 8

Exprimés                    : 400

P. Cohen                    : 132    soit 33 %

M.C. Danen (UMP)     : 125    soit 31.25 %

C. Urgell (MoDem)     : 41      soit 10.25 %

J.M. Belin (Maj. Pres) : 37      soit 9.25 %

H. Arevalo (Verts)       : 18      soit 4.5 %

M. Martin (LCR)          : 14      soit 3.5 %       

S. Laroze (FN)           : 14      soit 3.5 %                   

N. Faisans (PCF)       : 9        soit 2.25 %     

J.P. Cros (CNI)           : 6

C. Hernandez (CPNT): 3

F. Manaud                  : 1

Sur l’ensemble du canton de Lanta, P. Cohen arrive en tête avec 38 %.

par Marie-Agnès Gandrieau publié dans : En campagne
Mercredi 30 mai 2007

Tracts et réunions, nous voilà donc repartis en campagne.

Inutile de nier l’évidence : la situation est difficile, le PS offre un curieux visage, et Sarkozy fait un habile démarrage. Il nous faut à la fois recommencer à préparer l’avenir, pour que cette rénovation dont chacun découvre les vertus voit le jour sans tarder, comme nous le voudrions, et mener la campagne des législatives. Ce qui n’est ni contradictoire, ni impossible, ni désespéré. En Haute-Garonne en tout cas notre campagne n’a pas de raison d’être défensive. Au contraire, nous devons consolider les résultats de la précédente législature mais aussi avoir un esprit de conquête, à Toulouse tout particulièrement.

Dans la 3e circonscription, Pierre Cohen, député sortant, est notre candidat. Il aime à se dire « député citoyen ». Ceux qui sont attentifs à la vie locale savent que ce n’est pas là qu’une formule : comptes-rendus de mandats et forums thématiques du groupe citoyen CITO, qu’il a mis en place, en sont des illustrations. Les parlementaires d’ici ou là qui nous parlent de Pierre Cohen évoquent son sérieux et son travail particulièrement reconnu sur certains dossiers. Il serait dommage de se priver d’un tel député, non ? Alors pas de démobilisation les 10 et 17 Juin !

Plusieurs réunions publiques sont organisées, la prochaine à la salle des Fêtes de Lanta, jeudi 31 mai, à 21 heures. Pour en savoir plus, le site de campagne de Pierre Cohen.

par Marie-Agnès Gandrieau publié dans : En campagne
Mardi 15 mai 2007

Au neuvième jour de l’ère Sarkozy, difficile encore d’accepter ce qui se présente à nous. Peut-être est-ce pourquoi j’ai eu du mal à revenir poser mes pensées sur ce blog. D’abord quelques jours d’évasion à la mode du moment – partons prendre l’air, sans dire où, pour habiter la fonction d’opposante rénovatrice … à la différence qu’il s’agissait d’un petit village des Pyrénées, dont j’ai appris après, d’ailleurs, qu’il avait voté Ségolène à 66 %, heureux lieu. Nous n’avons pas les mêmes valeurs, monsieur le président et moi. Puis revenir, atterrir, digérer… et repartir, car nous avons devant nous des échéances très importantes.

Ci-dessous l’intervention que j’ai faite jeudi dernier en Conseil Fédéral.

Cher-e-s camarades,

Je ne crois pas être un grand stratège ni une fine analyste, et je n’ai aucune certitude sur ce qu’il convient de faire pour nous sortir de la difficile situation dans laquelle nous sommes.

Ce que je voudrais dire ce soir, c’est simplement ce que je ressens. De la tristesse, des blessures, mais aussi de l’espoir.

Car j’avais fait un rêve, moi aussi. Pas le même que celui d’un certain candidat, mais celui d’un PS rénové, un grand parti qui sache retrouver le cœur du peuple de gauche, qui aille de l’avant et sorte de ses échecs.

La défaite est là. Elle m’attriste bien sûr. Comme chacun d’entre nous, enfin je le suppose. Elle m’attriste pour mon parti, pour la gauche toute entière, pour cette formidable régression idéologique que nous n’avons pas su contrer dans la société. Et surtout elle m’attriste pour le pays, et ceux que nous sommes censés représenter, ceux qui vont le plus souffrir de l’arrivée de cette droite si dure et de son dangereux leader.

Mes blessures, ce sont les conditions de la défaite, et ce qui se passe depuis.

Oui, cela me blesse, cela me choque, d’entendre ainsi les réquisitoires d’après 20 heures. Certes, nous avons perdu, ne nous exonérons surtout pas de faire le bilan. Mais pas maintenant, pas comme ça. Les coups durs ont été nombreux pendant cette campagne. Ceux qui me peinent particulièrement, ceux qui me blessent, ce sont ceux qui sont venus de notre propre camp. Il nous faudra bien aussi en tirer leçon, plus tard.

Depuis dimanche, j’entends partout le mot rénovation, et même celui de refondation. C’est bien. Nous étions un certain nombre, nous rénovateurs, à faire cette analyse dès 2002. Certains nous expliquaient alors que nous exagérions, que les raisons de ce séisme étaient ailleurs, qu’il ne s’agissait pas de refonder mais de repartir à la conquête d’un pouvoir que forcément les jeux de l’alternance politique nous redonnerait. Que de temps perdu depuis cinq ans ! Sur le fond, sur certains sujets, notre parti a choisi le non choix. A force de ne pas trancher, le résultat est là : trop était encore à faire après nos congrès, et les questions de personnes ont éclaté immédiatement après, venant évidemment affaiblir la campagne que nous avions à mener.

Alors oui il est dommage, bien dommage que nous ayons perdu tout ce temps.

Mais ce qui est fait est fait. Maintenant, que faire ?

Il me semble qu’il est temps de tourner une page. C’est tout de même ce que les électeurs ont dit, ce que nous avons senti dans cette campagne, ce que beaucoup ici, quelque soit leur sensibilité et leur expérience, ont d’ailleurs reconnu : un besoin de renouveau. Mais encore faut-il donner un contenu à ce renouveau.

D’abord les législatives, bien sûr, serrons nous les coudes et limitons les dégâts. Et ici en Haute-Garonne, et à Toulouse notamment, avons-nous au moins des raisons d’espérer plus que d’autres. Rassemblons-nous donc pour cela, de toutes nos forces.

Ensuite viendra le bilan, que j’espère nous saurons faire complet, sans agressivité mais sans complaisance envers nous-même.

Puis enfin la reconstruction, la vraie, celle de notre idéologie. Ne cédons pas aux réflexes ou à la facilité. Si Nicolas Sarkozy a gagné, c’est qu’il avait un parti en ordre de marche, et surtout une ligne claire et assumée. Je ne nous souhaite certes pas de fonctionner comme l’UMP, mais je pense indispensable d’enfin nous atteler à cette tâche. Mais ne mettons pas une nouvelle fois la charrue avant les bœufs. Je ne pense pas que nous devions parler d’alliance avant d’avoir redéfini notre ligne politique. J’espère que nous saurons éviter les formules toutes faites, « plus à gauche », « vers le centre »… avant de travailler à ce que cela veut dire. Travaillons donc, et si besoin, tranchons clairement. Qu’est ce qu’être socialiste aujourd’hui, et surtout qu’est-ce qu’être socialiste demain ? Nous devons avant tout autre chose construire cette réponse, une réponse adaptée à notre temps.

Nous avons du travail. Mais, et là est mon espoir, nous avons aussi une force militante, des nouveaux adhérents qui d’ailleurs ont participé fortement à cette campagne, des camarades de talents qui ont émergé au plan national, une nouvelle génération politique qu’il faut laisser s’exprimer. Nous avons tout de même effacé 2002 par les résultats. Un cycle s’achève. Cela n’est pas triste, cela ne signifie en rien renier notre passé ni ceux qui l’ont construit, cela veut dire garder espoir pour construire l’avenir. Remontons nous les manches. Faisons taire les ego, et surtout ne revenons pas en arrière. Avançons, maintenant, ensemble.

par Marie-Agnès Gandrieau publié dans : Socialiste
Lundi 7 mai 2007

Cela n'aura pas suffit. Mais au moins est-ce une consolation en ce triste lundi que de voir les résultats locaux, ceux de Haute-Garonne, et, très encourageants pour l’avenir, ceux de la ville de Toulouse.

Pour le reste, à tête reposée, il y aura beaucoup à faire.

Les résultats à Aigrefeuille :
Inscrits            : 558
Votants           : 507              Participation : 90.86 %
B & N              : 22
Exprimés        : 485
Royal              : 248    soit     51.13 %
Sarkozy          : 237    soit      48.87 %

par Marie-Agnès Gandrieau publié dans : Socialiste
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