Les statistiques du blog me comptent 3006 « visiteurs uniques » (comptés par ordinateur et par 24 heures : une famille nombreuse dont chaque membre se connecte 20 fois par jour ne compte que pour un !) depuis la création de ce blog mi-octobre. Soit 750 visites par mois en moyenne, de 700 à près de 1000 selon les mois.
C’est bien peu au regard de beaucoup de blogs, mais c’est pour moi une bien belle surprise par rapport à ce que j’avais imaginé au départ !
Mille mercis donc à vous tous qui venez me lire. Et aussi à tous ceux qui me font part de leurs encouragements et de leurs commentaires, qu’ils soient postés sur le blog, ou plus discrètement par message ou de vive voix.
Pour des lecteurs réguliers, j'ai ajouté la possibilité de s'abonner.
Animer un blog est un exercice passionnant mais exigeant, m’écrivait un jour une camarade plus experte que moi.
C’est exigeant en effet, parce qu’écrire n’est pas si facile, que l’actualité politique va vite, et que la vie heureusement ne se déroule pas que devant un écran. Et la politique, c’est aussi les réunions, les actions militantes, les discussions de toutes sortes. Il y a aussi l’action syndicale, une autre facette qui bien que distincte n’est pas dénuée de lien (saviez-vous d’ailleurs que selon nos statuts, tout adhérent du PS doit être syndiqué ?). J’ai donc eu parfois du mal à publier ou à répondre aux commentaires. J’essaierai de faire mieux à l’avenir avec le temps que j’ai.
Mais c’est vrai, c’est passionnant. D’abord parce que c’est une rigueur personnelle que d’exprimer des points de vue ou faire partager de l’information. Cela force à formuler le mieux possible sa pensée, à rendre accessible de l’extérieur ce qui se passe dans le parti. N’est-ce pas une des beautés de la politique que de poser des mots sur des convictions ? Passionnant aussi parce que créateur de multiples ouvertures. Ce sont des liens nouveaux, par delà la géographie, et par delà les frontières habituelles du parti qui a encore trop tendance à fonctionner en vase clos – et encore, le PS, lui, a ouvert portes et fenêtres. Cela ne se substitue en rien aux « vraies rencontres de la vraie vie », au contraire cela s’y ajoute.
N’hésitez donc pas à participer, à dire ce que vous pensez du blog, ce qu’il apporte, ce qui pourrait être amélioré, à poster des commentaires sur tous les sujets, cela enrichit le débat collectif.
Une réunion publique de présentation du pacte présidentiel de Ségolène Royal se tiendra dans chacune des circonscriptions de notre département, le lundi 5 mars prochain à 21h00.
Voici la liste de ces réunions avec quelques intervenants nationaux.
1ere circonscription : Salle des Allées de Barcelone à Toulouse
Avec la participation de Thierry Mandon, membre de la Direction nationale du PS
2e circonscription : Salle des Fêtes de Balma
3e circonscription : Salle des Fêtes de Ramonville
Avec la participation de Pierre Moscovici, ancien ministre, Vice-président du Parlement Européen
4e circonscription : salle des Guerilleros - Saint-Cyprien
5e circonscription : Grande salle des Fêtes de Beauzelle
6e circonscription : Foyer Panouse à Tournefeuille
Avec la participation d' Harlem Désir, Député européen
7e circonscription : Salle des Fêtes de Montgiscard
8e circonscription : Salle des Fêtes de Labroquère
J’étais jeudi soir à Roques-sur-Garonne, à l’aimable l’invitation de Jean-Marie Blanchard, secrétaire de section, qui organisait une réunion commune avec les sections de Roquettes, Portet, Pinsaguel, Labarthe et Pins Justaret. Car sur le terrain, il y a, heureusement, des militants qui agissent, et ont le sens de l’immense responsabilité collective des socialistes. Pas comme certains « responsables » - si l’on ose employer ce mot - suivez mon regard… et passons à des choses plus intéressantes.
Il s’agissait d’une réunion de propositions, qui avait pour objectifs de restituer les suites du précédent débat et de présenter le pacte présidentiel dévoilé à Villepinte.
Floréal Sarralde, secrétaire de section de Roquettes, a commencé par résumer la synthèse faite après le débat participatif, où 80 participants avaient planché sur les thèmes de l’éducation et de la vie chère.
Certains, à droite surtout, ont pu moquer cette phase participative. Les médias ont pu faire comme si rien ne se passait dans la campagne. Et pourtant, il s’est passé beaucoup, mine de rien. En Haute-Garonne, 74 débats participatifs ont eu lieu. Ils ont réuni selon les endroits des dizaines à des centaines de participants, avec, et c’était le but, une proportion parfois importante de gens qui n’ont pas leur carte au PS, mais sont venus tout simplement dire ce qu’ils pensaient. La synthèse départementale est en ligne sur le tout nouveau blog de la fédération, des vidéos sur le site de campagne segolene31.
Autre fait marquant, le souci d’un aller-retour entre ce qui est dit sur le terrain, et ce qui en est fait ensuite. 14 des propositions issues des débats de Haute-Garonne ont été reprises dans la synthèse nationale. A Roques, a été souligné aussi ce lien entre ce qui avait été dit et le pacte de notre candidate.
Après la synthèse, les secrétaires de section ont présenté quelques thèmes du pacte présidentiel. Impossible en effet d’en faire le tour en une réunion, surtout en ayant le souci, de nouveau, de donner la parole à la salle, pour susciter les réactions, qui furent nombreuses.
Nous n’avons pas esquivé le débat sur le financement du projet. Il n’y a pas de raison, car nous n’avons pas à rougir du travail déjà fait, depuis le chiffrage du projet socialiste dès Juin. Surtout quand on regarde comment cela se passe du côté de la droite (voir l’interview d’Arnaud Montebourg sur LCI qui pointe la facture de Nicolas Sarkozy : 110 milliards d'euros). Mais nous n’avons pas non plus à nous laisser imposer le calendrier. Une chose après l’autre. Il nous faut maintenant continuer sur le fond, et populariser le programme. C’est ce qui sera fait avec de nouvelles opérations « tous sur le pont ». Des réunions de restitution seront organisées le 5 mars, dans chacune des circonscriptions.
Aujourd’hui, je portais un jean noir, et un pull noir et rouge. Comment, ça ne vous intéresse pas ? Pardon, je pensais que c’était la nouvelle manière de traiter de politique. Car hier encore, sur France3 comme sur TF1, les reportages commençaient par parler du tailleur rouge de Ségolène, comme d’autres fois de sa tenue blanche ou de sa veste en cuir. Bizarrement, nous n’entendons rien sur le costume de Sarkozy ou de quelque autre homme politique que ce soit. Mais cela viendra sans doute, avec ce qui doit être une évolution de l’analyse politique. Car dans une belle et évoluée démocratie comme la nôtre, disposant de médias si sérieux, indépendants et objectifs, on ne saurait imaginer là ni misogynie ni machisme.
Alors oui, cela suffit ! J’en ai assez de ce genre de réactions. J’en ai assez de lire des éditorialistes qui se permettent de parler de Bécassine ! Mais dans quel siècle vit-on ?
Heureusement, malgré tout, les socialistes avancent, avec leur candidate. Je n’étais pas à Villepinte, mais depuis mes terres limousines j’ai vu sur les images une salle survoltée, et un parti enfin rassemblé. Au-delà des écrans, ceux qui y étaient disent l’avoir ressenti ainsi. Le pacte présidentiel, les discours et les vidéos sont en ligne sur le site du PS. Les forums participatifs continuent sur Désir d’Avenir. Après la phase très importante des débats participatifs, voilà l’étape suivante, la campagne à proprement parler commence.
Ce soir enfin Arnaud Montebourg était sur i-télé et France Inter. Le porte-parole est revenu, et c’est bien heureux. Ne comptez pas néanmoins sur les dépêches de presse, qui se contentent encore une fois de la surface des choses, en résumant une heure d’émission, des questions variées et des réponses très denses, sur le fond, à la première minute et à l’anecdote d’une suspension de trois semaines… Certains journalistes s’étonneront après que le citoyen s’approprie tous les moyens possibles pour diffuser et analyser l’information…
J’étais vendredi à Lavaur, dans cette jolie Halle aux Grains, pour le lancement de la campagne législative de Monique Collange avec le soutien d’Arnaud Montebourg.
Nous avions rendez-vous à 18h00, pour une réunion du collectif d’animation de Rénover Maintenant 31 avec Arnaud. C’est ainsi que nous faisons à chacune de ses venues (la dernière fois, c’était à Toulouse, avant l’investiture de Ségolène Royal , pour une réunion, dont je n’avais pas eu le temps de parler ici, qui avait vu la salle de Barcelone pleine à craquer). Je dis cela pour ceux qui imaginent que le PS est fait de militants soldats qui tractent et de dirigeants qui trônent dans de hautes sphères. Et non, en tout cas pas chez les rénovateurs et pas avec Arnaud Montebourg, toujours également accessible, avec ses amis comme avec un citoyen qui s’adresse à lui.
Dans un petit coin de la salle, nous avons donc discuté, au calme et très sérieusement, de la situation politique. Ce blog n’est pas le lieu de détailler nos propos. Il ne s’agit pas de rétention d’information (ceux qui me connaissent savent que j'aime la transparence) mais de simple respect des participants. J’ai été choquée de voir que le contenu d’une réunion interne pouvait être diffusé à la presse ou en vidéo sur internet. Et puis tiens, si vous qui me lisez avez envie de participer plus directement à notre aventure politique, c’est simple : adhérer au PS, inscrivez-vous à RM !
Je dirai donc simplement que nous avons retrouvé Arnaud comme nous le connaissons, loin de l’image que certains voudraient donner de lui: déterminé et tenace sur la ligne politique, lucide sur la difficulté de notre tâche, de plein pied dans la campagne, direct et combatif, clair et net sur l’immense responsabilité que nous avons d’empêcher le dangereux candidat de la droite de prendre le pouvoir.
Nous lui avons dit nos inquiétudes, le sentiment d’une Ségolène trop seule face à une droite injurieuse, d’un parti dont certains notables ont du mal à rentrer dans la campagne. Il nous a donné son analyse politique. Nous verrons dans les prochaines semaines ce qu’il en est. En tout cas, comment notre candidate pourrait-elle se passer d’un tel porte-parole? Pour ses qualités de bretteur face à la droite, et pour le courant d’idées qu’il représente. C’est inconcevable, et parions que cela ne durera pas. Espérons que d’autres aussi d’ailleurs parleront plus fort, que nous n’entendons pas beaucoup au national. « Les cartons jaunes sont distribués à ceux qui travaillent, pas à ceux qui dorment derrière », a dit avec humour Arnaud dans la soirée.
Nous sommes allés ensuite prendre des forces. Débarquement dans une brasserie à deux pas, steak-frites pour tout le monde, joyeux bazar et discussions fraternelles. A peine le temps d’avaler le café, nous voilà de retour dans la Halle, cette fois bien remplie, jusqu’aux gradins du fond où nous avons trouvé place. 300 personnes peut-être, pour Lavaur, un bon signe.
Est-ce l’esprit de Jaurès qui flotte sur ces lieux ?
Le jeune suppléant de Monique Collange a démarré par une intervention enflammée, virulente contre la droite, pleine de vérité sur la désespérance de la jeunesse.
Puis Monique Collange s’est exprimée. Elle a parlé de démocratie et de la crise de confiance envers le politique, et de la nécessité d’y répondre. Un discours de parlementaire, d’une camarade que l’on devine rigoureuse et sérieuse, soucieuse d’égalité et d’action réelle.
L’intervention d’Arnaud a été, encore une fois, un ballon d’oxygène, dans cette campagne lamentable où la droite et les médias du pouvoir voudraient nous entraîner. Je vois quelques sourires derrière l'écran. Ah bon, l’estime que j’ai pour le camarade Arnaud ne me rend pas objective ? Ah oui, je suis partisane de lui trouver tant de qualités? Et bien, j’invite ceux qui penseraient cela à venir se faire leur propre opinion à une prochaine réunion. On peut bien entendu ne pas être d’accord avec ce qu’il dit. Mais ce qu’il dit, c’est ce qu’il pense, et ce qu’il pense, c’est construit, avec constance et conviction. C’est du fond, du solide, une vision d’avenir, celle des rénovateurs, exprimée avec brio. Je n’ai vu à toutes les réunions qu’une assistance scotchée. Pas de tralala ni de claque polie, mais de l’écoute attentive.
Mais je m’emballe, … revenons à Lavaur. Je ne saurais retranscrire le discours, simplement quelques éléments retenus sous forme d’abécédaire tarnais.
D comme Débats. Le propos a commencé par la démarche de « Ségolène la rénovatrice », qui a voulu redonner la parole aux citoyens. Les débats participatifs sont un réel succès partout. C’est la réalité sociale qui s’y exprime, celle qui voit le camping de Louhans, Saône-et-Loire, rempli en hiver de ceux qui ne peuvent se loger ailleurs. En ressort principalement le refus de ce libéralisme sauvage qui broie les plus faibles. Ces débats doivent nous donner beaucoup de courage pour apporter les réponses à la hauteur.
R comme République. Car la réponse passe d’abord par la république moderne. Celle de Pierre Mendès France, celle qui nous donnera les outils pour les transformations politiques que nous voulons faire.
J comme Jeunesse. Il faut redonner à la jeunesse l’espoir qu’elle n’a plus, au lieu de l’anxiété de l’avenir, dans une société inversée qui voit les parents devoir aider leurs enfants qui risquent de vivre moins bien qu’eux.
G comme de Gaulle. Une référence peu habituelle chez Arnaud Montebourg, pour rappeler la nécessité de se réconcilier à l’intérieur du pays pour mieux pouvoir exister avec l’extérieur. Il est vrai qu’au sortir de la guerre le compromis social a rassemblé gaullistes, socialistes, communistes, et que Thorez alors fut ministre de De Gaulle. La droite fait l’inverse, présentant la mondialisation libérale comme la règle à laquelle il faut s’adapter, augmentant la dette et ruinant le pays pour mieux lui faire avaler la « potion amère » du libéralisme.
S comme social. Le pacte social, c’est d’abord recréer la démocratie sociale. Tous les ingrédients d’une révolution sont là. Fut cité Carrefour, qui augmente les salaires de 1,7% en même temps que les dividendes aux actionnaires de 27% ! Mais aussi Forgeard et ses célèbres stock-options, qui nous sont chères en région toulousaine. Ce que feront les socialistes n’est pas une révolution mais une refondation. Règles de représentativité, question du syndicalisme de masse, accords majoritaires en sont des éléments.
S comme SMIC aussi. Il sera relevé, mais il faut aller plus loin sur l’échelle des salaires, par des négociations salariales. Cela doit reposer aussi sur une évolution de l’assiette des cotisations sociales vers la valeur ajoutée des entreprises, pour peser moins sur les seuls salaires.
P comme précarité. Un sujet central, et une grande négociation pour une sécurité professionnelle sera à mener.
I comme Imposture. Les mots de la fin furent justement sévères pour un Sarkozy qui cite Jaurès et va parler aux travailleurs avec presque les mots d’Arlette, mais se fait ovationner aux assemblées du MEDEF. A qui ment-il ? Arnaud sortit son petit carnet pour citer Washington Post et New York Times, rapportant les propos d’un ministre parlant de « la diplomatie maladroite de son gouvernement ». Nicolas Sarkozy aurait-il, lui, envoyé la France en Irak ?
Voilà pour un aperçu d’une soirée politique, qui s’est terminée en toute simplicité autour du verre de l’amitié, comme on dit, qui était aussi, je crois, le verre de l’espoir.
Un montage vidéo du discours d'Arnaud est en ligne sur le site Rénover Maintenant.
Merci à Eric Degand, rénovateur paparazzi, pour l'ensemble des photos.
