La CGT, avec la FSU, a décidé de faire du samedi 29 mars une journée de mobilisation pour peser sur les
rendez-vous 2008 entre syndicats, patronats et gouvernement.
Tous ensemble pour l’avenir des retraites
Manifestons le samedi 29 mars 2008
Toulouse : départ 10h00 - Jeanne d’Arc
Appel unitaire interprofessionnel de la CGT avec la FSU et Solidaires
Parcours : place Jeanne d’Arc – Monuments aux Morts – rue de Metz – rue d’Alsace Lorraine – place Wilson – Capitole
Vérifiez vendredi soir, en cas de changement de parcours de dernière minute !
« Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin… » chantait Claude Nougaro…
Me voilà connectée depuis le Limousin après ces jours loin de la Haute-Garonne. J’étais en effet toute cette semaine à Lyon, dans la délégation de Midi-Pyrénées pour le 38e congrès
national de la Fédération de la Métallurgie CGT. Une merveilleuse semaine, riche de réflexions et de fraternité, vraiment une grande satisfaction militante et des moments que je n’oublierai pas…
Très différent d’un congrès du PS en tout cas, j’y reviendrai. Le seul bémol : pas d’accès internet en libre service dans le centre des congrès. Et comme les journées étaient très chargées,
une semaine sans connexion possible.
Du coup, à peine le temps de savourer la victoire de Pierre Cohen dimanche dernier, par télé interposée pendant que je faisais mes valises, et pas possible d’assister au Bureau Fédéral et au
Conseil Fédéral de lundi dernier, où pourtant beaucoup de petit lait a dû se boire. La joie n’en était pas moins grande. On savait que c’était possible, mais que ce serait serré. Ou
réciproquement… Et bien c’est fait, enfin Toulouse est revenue à gauche. Bravo Pierre, et merci ! Et bravo à tous les camarades toulousains qui ont mené belle campagne. Un nouvel air s’est
levé sur la ville rose, de nouvelles têtes amies arrivent au Capitole. Que du bonheur ça aussi !
Pas le temps non plus de donner les résultats d’Aigrefeuille, où la situation est en revanche plus complexe. Nous votions dimanche dernier pour élire les 3 derniers conseillers. Voici les résultats tels que je les ai notés au dépouillement.
Inscrits : 587 ; Votants : 459 (483 au 1er tour), soit plus de 78 %. Blancs et nuls : 11
La « liste entière » de 3 noms de J.L. Grudé obtient 234 voix, celle de 3 noms de G. Tangoletto 168 voix. Peu de panachages cette fois. Les 3 candidats de la liste de Geneviève Tangoletto, liste pourtant majoritaire avec les 12 sièges acquis au 1er tour, ne sont donc pas élus. Ce qui veut dire que le maire de la commune ne sera pas la tête de liste. Décidemment, après le départ en cours de mandat de Christophe Gil, maire élu en 2001, il sera dit qu’encore une fois Aigrefeuille aura un maire que ses habitants n’auront pas directement choisi. D’après mes informations, le conseil municipal devait se tenir ce vendredi et peut-être mes lecteurs d’Aigrefeuille savent-ils déjà le résultat. Mais comme je ne suis pas sur place, je ne vais pas risquer d’écrire des bêtises, si jamais il y avait eu du changement par rapport à ce que je sais.
En attendant, comme disait Desproges dont je relis les chroniques : « Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver ».
Il y a 219 ans la révolution française apportait avec elle la déclaration des droits de l’homme et du
citoyen.
« Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
» (Art. 3).
Il y a 217 ans, le droit de vote voyait le jour, avec le suffrage censitaire
indirect dans la constitution.
Il y a 216 ans, le suffrage universel masculin était voté pour la
première fois par la Convention.
Il y a 213 ans, le suffrage censitaire revenait avec le
Directoire.
« IV - Assemblées électorales - Art. 35. - Nul ne pourra être
nommé électeur, s'il n'a vingt-cinq ans accomplis, et s'il ne réunit aux qualités nécessaires pour exercer les droits de citoyen français, l'une des conditions suivantes, savoir
:
- Dans les communes au-dessus de six mille habitants, celle
d'être propriétaire ou usufruitier d'un bien évalué à un revenu égal à la valeur locale de deux cents journées de travail, ou d'être locataire, soit d'une habitation évaluée à un revenu égal à la
valeur de cent cinquante journées de travail, soit d'un bien rural évalué à deux cents journées de travail ;
- Dans les communes au-dessous de six mille habitants, celle d'être propriétaire ou usufruitier d'un bien évalué à un revenu égal à la
valeur locale de cent cinquante journées de travail, ou d'être locataire, soit d'une habitation évaluée à un revenu égal à la valeur de cent journées de travail, soit d'un bien rural évalué à
cent journées de travail ;
- Et dans les campagnes, celle d'être
propriétaire ou usufruitier d'un bien évalué à un revenu égal à la valeur locale de cent cinquante journées de travail, ou d'être fermier ou métayer de biens évalués à la valeur de deux cents
journées de travail.
- A l'égard de ceux qui seront en même temps
propriétaires ou usufruitiers d'une part, et locataires, fermiers ou métayers de l'autre, leurs facultés à ces divers titres seront cumulées jusqu'au taux nécessaire pour établir leur
éligibilité. »
Il y a 209 ans, le Consulat instituait le suffrage universel masculin pour les plus de 21ans, limité par le système des listes de
confiance : élection au suffrage universel de listes de confiance communales, qui élisent des listes départementales, qui élisent
une liste nationale dans laquelle Le Sénat choisit les membres des assemblées législatives.
Il y a 193
ans sous la Restauration, le suffrage universel masculin était de nouveau remplacé par à un
suffrage censitaire. Seuls les hommes de plus de 30 ans payant une contribution directe de 300 francs ont le droit de vote.
Il y a 188 ans une
loi permettait aux électeurs les plus imposés comme les grands
propriétaires fonciers de voter deux fois.
Il y a 178 ans, avec la monarchie de juillet, le double vote était supprimé, l’âge minimum pour voter était abaissé à 25 ans, et la gauche portait une réforme électorale avec l'abaissement du cens et l'ouverture du droit de vote à des personnes ne justifiant pas du cens requis mais
ayant démontré leurs « capacités » par certaines fonctions (officiers supérieurs et généraux, membres de l'Institut, professeurs, etc.)..
Il y a 160 ans, la République décrétait le suffrage universel par un vote secret pour les hommes de plus de 21
ans.
Il y a 80 ans, on emmenait au poste des manifestantes de la Ligue française du droit des
femmes qui manifestaient pour le droit de vote à Paris.
Il y a 63 ans, en France les femmes
votaient pour la première fois.
Il y a 34 ans, un jeune de 18 ans pouvait
voter.
Aujourd’hui encore, tous les étrangers habitant et travaillant en France ne peuvent pas
voter dans leur commune s’ils ne sont pas citoyen européens.
Alors, dimanche, une
petite pensée pour tout ce chemin pour juste pouvoir déposer un bulletin dans l’urne…
Rassemblement avec Pierre Cohen
Mercredi 12 mars , 20h30
Salle Jean Mermoz à Toulouse
(parc municipal des sports)
Les résultats du 1er tour offrent une chance historique : mettre fin à 37 ans de droite à Toulouse !
Pas une voix des Toulousains qui veulent le changement ne doit manquer dimanche prochain à la liste de Pierre Cohen.
Voilà les résultats en synthèse tels que je les ai notés ce soir à la mairie.
Inscrits : 587
Votants : 483 (soit plus de 82 % de participation).
12 candidats sur 15 de la liste de Geneviève Tangoletto
sont élus au 1er tour. Ils obtiennent de 244 à 258 voix. Nous revoterons donc pour élire les 3 derniers
dimanche prochain. Aucune des 2 têtes de liste n’est élu(e).
Le dépouillement fut long, car il y eu beaucoup de panachages. Le comptage des votes « listes entières » est l’inverse du
résultat global : 166 voix « liste entière G.Tangoletto », 171 voix « liste entière J.L. Grudé ».
J’ai noté le détail, mais je ne trouve
pas très nécessaire de publier sur internet combien de voix a obtenu chacun des candidats du village. Les procès-verbaux seront en mairie.
