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Lundi 20 octobre 2008

Martine Aubry animera une rencontre de présentation de la Motion D et répondra aux questions et interventions des militants

le mercredi 22 Octobre à 20h30 à Portet-sur-Garonne

à la salle du Confluent (Rue de l’Hôtel-de-Ville).

Plus d’informations de logistique, covoiturage sur la 3e circonscription : contactez-moi (contact en bas de page).

par Marie-Agnès Gandrieau publié dans : Agenda
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Dimanche 19 octobre 2008

Chère camarade,

Cher camarade, 

Dans quelques jours, tu vas voter pour le 75ème Congrès du Parti Socialiste.

Je veux te le dire avec force et même une certaine gravité : rarement un congrès aura été aussi important.

Car nous vivons sans nul doute la fin d’un système. Plus que d’autres encore, les Français souffrent, car ils subissent depuis des mois les politiques de Nicolas Sarkozy qui applique avec une détermination aveugle les recettes du libéralisme. Ne nous y trompons pas, l’intervention de l’Etat dans la crise financière n’est pour lui qu’une parenthèse, qui sera sans lendemain. Déjà le budget 2009 ajoute la crise à la crise, avec ses coupes sombres dans les budgets du logement et de l’emploi et un étranglement financier des collectivités locales.

- Le congrès de Reims doit être le congrès des Français.

Si je m’engage aujourd’hui en conduisant une motion, c’est que j’ai acquis la conviction, en sillonnant la France à la rencontre des militants, que l’attente des Français à notre égard est immense. Nous sommes le principal parti d’opposition. L’alternance se fera autour de nous ou ne se fera pas. A nous d’être à la hauteur !

Soyons-en certains : nous ne pouvons nous contenter de réponses classiques. Le monde a changé. Nos réponses doivent changer. Nous ne pouvons pas être les pompiers du libéralisme qui tentent d’en réparer tant bien que mal les dégâts. Nous devons reposer les questions essentielles sur le sens que nous voulons donner à nos vies et à notre destin commun. Nous devons être les architectes d’un modèle totalement nouveau qui marque le retour de la puissance publique, du local à l’Europe : l’Homme doit reprendre en main son destin qu’il a trop souvent abandonné au marché. C’est ce que nous proposons dans notre motion et nous n’avons pas attendu la crise financière pour nous en convaincre. Nous devons réarmer la puissance publique, mais aussi la moderniser pour être plus efficace et plus apte à prendre en compte les aspirations individuelles.

Mais changer nos réponses ne veut pas dire abandonner nos valeurs, que nous avons à tort parfois laissé s’émousser. Ce nouveau modèle, pour nous, doit placer la question sociale au cœur. Sauver l’Ecole de la République, redistribuer les richesses – en commençant par augmenter les salaires et en engageant une grande réforme fiscale –, restaurer le droit à l’emploi, au logement ou à la santé, sont des priorités absolues. J’y ajoute l’impératif écologique. A l’heure des pénuries de matières premières et de la crise énergétique, nous devons prendre la pleine mesure du changement de civilisation et traduire notre volonté en actes et en propositions. Garder nos valeurs, c’est aussi savoir prendre des positions courageuses comme, par exemple sur l’immigration, en refusant de cautionner par notre silence la peur de l’autre et l’intolérance.

Et puis, comment ne pas parler de l’Europe ? Elle fait partie de l’identité socialiste. Mon souhait le plus ardent est que se lève une nouvelle génération pour retrouver l’enthousiasme des pères fondateurs pour une Europe politique, sociale et humaniste, en son sein et au-delà des frontières. Une Europe qui défende des règles mais aussi la paix alors que les deux blocs risquent de s’affronter à nouveau et que le choc des civilisations défendu par Georges BUSH fait des dégâts considérables.

Oui, cher(e) camarade, si la motion que je conduis recueille une large adhésion des militants, nos valeurs, nous les retrouverons. Vous pouvez me faire confiance. J’ai le cœur bien ancré à gauche, et depuis longtemps. Et nos conquêtes - les congés payés, l’abolition de la peine de mort, la décentralisation, la parité, le PACS, le RMI, la CMU, l’APA, les 35H, la décentralisation… nous les assumerons, nous les défendrons avec fierté et nous les prolongerons !

- Le congrès de Reims doit être le congrès du renouveau du parti socialiste.

Si je m’engage aujourd’hui, c’est aussi parce que je crois profondément que nous ne regagnerons pas la confiance des Français si nous continuons à fonctionner comme avant au Parti Socialiste. Confrontés à cette crise du libéralisme et à cet échec patent de Nicolas Sarkozy, les Français devraient se tourner vers nous. Ils ne le font pas ! Nos candidats sont plébiscités dans les urnes localement. Ils sont boudés nationalement : cela fait 20 ans que nous n’avons pas gagné d'élection présidentielle et 11ans les élections législatives !

Oui, nous devons profondément changer. En commençant par dépasser les clivages du passé. Croit-on que nous avons la moindre chance d’être entendus des Français si nous ne nous entendons pas nous-mêmes ? Tout le monde dit : « il faut rassembler ». Nous, nous avons déjà apporté la preuve de notre volonté de fédérer en réalisant un large rassemblement. La motion D, c’est la motion du dépassement des anciens clivages et des vieilles querelles. Le Congrès de Rennes de 1990, le référendum interne de 2004, la primaire de 2006 : c’est fini. Tournons-nous vers l’avenir !

Au-delà, je veux un parti qui se remet au travail et qui retrouve le goût du débat. Nous proposons d’organiser cinq grandes conventions nationales pour bâtir notre projet. Un parti qui sait prendre des décisions et les faire respecter lorsque le débat a eu lieu. Je veux, nous voulons, un parti qui mettra en avant une nouvelle génération de militants aux couleurs de la France. Un parti dirigé par une équipe large, soudée, qui parle d’une même voix. Je veux un parti qui fait revenir les créatifs, les intellectuels, les syndicalistes et les militants qui se sont éloignés de nous. Un parti qui saura inventer une nouvelle alliance de toute la gauche pour préparer l’alternance. C’est l’enjeu central, le reste viendra après. La présidentielle ce n’est ni aujourd’hui, ni demain, mais après-demain et nous aurons des primaires aussi ouvertes que le permettra le dialogue avec nos partenaires. 

Cher(e) camarade, nous avons à construire l’avenir du Parti Socialiste, l’avenir de la gauche et l’avenir de la France. Tu peux compter sur mon entière détermination et sur celle des signataires de la motion D pour y mettre toute notre expérience et nos forces, et ne jamais nous détourner de cet objectif. 

Alors rejoins-nous et construisons cet avenir ensemble ! 

Martine AUBRY

par Marie-Agnès Gandrieau publié dans : Socialiste
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Mercredi 15 octobre 2008

Je n’ai pas encore trouvé le temps d’expliquer ici mon choix pour ce congrès, ces derniers jours où le rythme s’est accéléré soudain, depuis que nous sommes rentrés dans la dernière ligne droite. Cela n’est certes pas un mystère, en témoignent les références sur ce blog ou la liste des signataires sur le site national. Alors oui, j’ai signé la motion dont Martine Aubry est la première signataire, dès réception par mail le 24 septembre du texte présenté au Conseil National.

J’ai vécu en effet le dépôt des motions avec un grand soulagement. Autant que j’ai vécu assez difficilement la période précédente, notamment depuis La Rochelle.

Je vais revenir un peu en arrière, car un tel choix n’est ni un coup de tête ni un coup de dé, mais bien le fruit d’un cheminement politique.

J’ai d’abord logiquement adhéré à la démarche des reconstructeurs. Depuis Fouras à l’été 2007, l’idée avait fait son chemin parmi les rénovateurs qu’il fallait maintenant s’atteler à travailler avec d’autres pour réussir à faire changer ce parti. Cette idée ne fut pas simple à faire vivre. Il est en effet d’une certaine manière plus facile de rester « entre soi », groupe minoritaire partageant les mêmes idées. Mais force est de constater que depuis 2002, nous avons mis beaucoup d’énergie, brassé beaucoup d’idées, pris beaucoup de coups aussi, mais que malgré deux sévères défaites à la présidentielle et l’affaire du référendum européen, nous n’avons toujours pas réussi à être entendus. Bien sûr, nous avons fait progresser certaines idées. Mais pas, comme nous le pensions nécessaire, mis sur les rails un nouveau parti socialiste.

Arnaud Montebourg était venu début Juin à Portet, pour discuter avec nous de la situation politique complexe. Réunion nécessaire, mais réunion étrange, où on sentait bien l’entre-deux de la période. « Cela va être compliqué », voilà la phrase que j’ai retenue d’un camarade participant. Bien vu !

Mais malgré tout, le chemin s'est creusé. Rénover, refonder, reconstruire : peu à peu, ceux qui nous ignoraient, nous moquaient ou nous combattaient au départ ont utilisé des mots similaires pour dire la même chose : le PS va mal et il est maintenant urgent de le remettre au travail, et de le reconstruire, sans renier notre histoire mais sans refuser de voir l’ampleur des problèmes.

Voilà pourquoi, malgré les interrogations et les doutes, partagés avec mes camarades, et avec Arnaud d’ailleurs, j’ai adhéré à la démarche de ces reconstructeurs. Voilà pourquoi, ici en Haute-Garonne, j’ai signé le manifeste de ceux qui veulent, au-delà des courants, ouvrir portes et fenêtres, remettre cette fédération au travail et la faire respirer.

A l’été, je ne suis pas allée dans le Morvan, pour l’assemblée d’été des rénovateurs qu’une nouvelle municipalité a chassé de Fouras – trop compliqué dans l’agenda. Ni à La Rochelle – les places y sont chères, dans tous les sens du terme ! Je ne l’ai vraiment pas regretté, étant donné la tournure des évènements. Quel ridicule que ces péripéties d’alliances de dernière minute, jusqu’à la veille du dépôt des motions ! Vraiment, je veux bien que les médias en rajoutent et se focalisent sur ce genre de choses, mais quand même, quelle triste image!

Finalement, une motion de rassemblement a donc vu le jour, dans ce travail collectif qui s’est incarné en Martine Aubry, ce qui me convenait plutôt bien. Je n’avais pas de raison de me reconnaître dans une motion autour de Pierre Moscovici seul. Le choix qu’il a fait au final ne fait que me conforter dans cette drôle d’impression d’aventure personnelle.

J’ai regretté bien sûr que Benoît Hamon, avec ce qu’il reste du NPS, ne rejoigne pas aussi la motion Aubry. Je pensais que ce serait le cas. Nous avons tant en commun ! D’ailleurs, j’aurais pu aussi signer cette motion. Si je ne l’ai pas choisie, c’est parce que je crois que cette démarche, vu l’état actuel du parti, est improductive. C’est que le congrès du Mans n’est pas si loin. J’y étais déléguée de Haute-Garonne pour le NPS. J’ai donc vu de près l’attitude des uns et des autres. J’ai vu certains intransigeants prêts soudain à signer dans une terrible nuit une pseudo-synthèse mal ficelée, qui n’a pas tenu six mois. Nous verrons ce qui se passera à Reims, mais quoi qu’il advienne, je préfère que ce travail de rassemblement commence des mois avant, plutôt que de le garder pour la nuit des longs couteaux. Enfin, j’espère que nous nous retrouverons dès que possible.

Les motions « décalées », je n’en parle pas, car à ce stade de décomposition du parti, je sais gré à certains camarades d’avoir pris la peine de proposer une autre pensée – le pôle écologique par exemple, c'était bien. Mais je crois vraiment que l’enjeu n’est pas là.

Alors, Ségolène ou Bertrand ? Les deux ont des qualités de leader, c’est incontestable. Mais sans hésitation, pour le congrès, c’était ni l’un ni l’autre. D’abord au nom de la 6e république que je défends toujours, parce que l’enjeu n’est surtout pas de trancher un combat entre deux présidentiables qui ont cherché chacun à se mettre en avant, avant tout le reste.

Ségolène Royal m’a beaucoup déçue depuis la présidentielle. Je ne regrette absolument pas de l’avoir choisie alors comme candidate, je pense qu’elle a apporté un certain nombre de choses au parti et fait bouger des lignes, et j’en veux toujours à toute cette partie de l’appareil qui n’a pas levé le petit doigt pour la campagne. Mais depuis, je trouve qu’il n’est pas pertinent de continuer à jouer dans ce registre trop personnel.

Quant à Bertrand Delanoë, depuis la Rochelle 2007 où je l’ai vu se lancer dans un discours de futur premier secrétaire, avec tout ce qu’il fallait pour faire plaisir aux militants, au moment où nous sortions de la défaite, je me suis dit que rien ne changeait décidemment dans l’appareil.

Car pour moi, la motion Delanoë c’est l’appareil, le conservatisme version socialiste, traduit de manière éclatante par le soutien de François Hollande. Car si je n’ai rien contre Ségolène ou Bertrand, ni même François à titre personnel, j’ai en revanche beaucoup à reprocher à notre premier secrétaire pendant plus de dix ans, qui assume à ce titre le bilan du parti. Le grand étouffoir, le consensus mou, l’équilibrisme d’appareil, merci bien, cela suffit !

Voilà pourquoi la motion D. Parce que maintenant, vraiment il faut changer ! La situation est trop grave dans ce pays, nous avons une vraie responsabilité. Changer, j'aime le titre de cette motion, et j’aime la référence à la gauche et au mot socialiste dans le texte. J’aime l’emphase qui est mise sur le social et la nécessité de le remettre au cœur du projet. J’aime l’idée que sur l’Europe les vieux clivages soient dépassés, et ainsi que le sujet puisse être abordé, et non éclipsé. J’aime retrouver des fondamentaux de la révovation : la composante écologique, le passage vers la 6e république. J’aime la démarche collective. J’aime l’alliance de l’expérience qu’incarne Martine Aubry avec la nouvelle génération qu’elle met en avant – ainsi Cathy Lemorton, mandataire de la motion en Haute-Garonne, est aussi une des porte-paroles nationales.

Les motions ne sont que des mots, mais les mots ont un sens en politique. J’espère vraiment que ce congrès ne sera pas une guerre mais le début d’une reconstruction. Et que le parti, partout, va pouvoir se remettre à RES-PI-RER , et AGIR !

par Marie-Agnès Gandrieau publié dans : Socialiste
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Dimanche 12 octobre 2008

Les camarades intéressés par la motion D

" Changer la gauche pour changer la France "

sont invités à une réunion de présentation de la motion et d’échanges

à Toulouse le lundi 13 Octobre à 20h30 à la Fédération

En présence de Catherine Lemorton, Françoise Imbert, Jean-Louis Idiart et Gérard Bapt, députés de Haute-Garonne, ainsi que des animateurs départementaux de la motion.

par Marie-Agnès Gandrieau publié dans : Agenda
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Samedi 11 octobre 2008

Je voudrais revenir sur le dernier Conseil Fédéral. Il a été quasiment entièrement consacré au mauvais score en Haute-Garonne des Sénatoriales qui ont eu lieu la semaine d’avant. Il était bien normal que ce résultat décevant soit commenté. Il est vrai aussi sans aucun doute qu’il y a eu des comportements qui posent problème. Fallait-il pour autant ce déchainement de mots et cette tension attisée? Ne peut-on pas, dans cette fédération, poser les problèmes, en discuter, tirer les enseignements sans anathèmes ni invectives ? C’est un peu fatiguant à la longue… et ça ne fait pas avancer les choses d’un iota ! Et plutôt que régler des comptes et se regarder le nombril, je trouverais plus utile un PS capable de prendre à bras le corps les préoccupations du moment.

Deux points d’actualité ont tout de même été évoqués.

D’abord la situation à Castanet, où les employés municipaux se défendent contre les attaques brutales du maire sur leur temps de travail.

Ensuite sur la situation à Airbus, qui de nouveau est revenue sous les feux de l’actualité, avec l’annonce de la création de sa filiale Aérolia.

Je me suis sentie presque mal à l’aise, par contraste dans ce climat tendu, d’intervenir pour présenter ce point. Mais je suis heureuse qu’il ait été été mis à l’ordre du jour et qu’un travail régulier puisse être fait sur ce dossier. Le sujet me tient à cœur, peut-être pour commencer par proximité professionnelle au sein du groupe EADS. Mais au-delà, parce je le trouve emblématique. En raison du poids économique et social d’Airbus sur la région, mais aussi parce que derrière la vitrine technologique, on trouve les problèmes qui se posent dans de nombreuses entreprises : financiarisation au détriment de la politique industrielle, précarité, externalisations, délocalisations, plans sociaux…

Le tristement célèbre plan Power8 prévoyait au départ plusieurs volets, notamment la suppression de 10 000 emplois et la vente de sites, en France ceux de Méaulte et de Saint-Nazaire.

Au mois de Juin, une réunion s’est tenue à la Fédération, réunissant dans ce même lieu des délégations des 5 syndicats d’Airbus, Pierre Cohen, Martin Malvy, Pierre Izard (représenté par Bertrand Auban) et de nombreux parlementaires de Haute-Garonne. L’objectif était de faire un nouveau point sur la situation de l’époque et d'échanger les analyses, mais aussi de s’inscrire dans un travail de fond permettant un contact suivi, et autant que nécessaire, entre les syndicats et le PS.
De nombreux communiqués ont été produits par nos élus. L’organisation d’une table ronde sur l’aéronautique a été demandée au gouvernement – restant pour l’instant sans réponse.

Depuis, le plan Power8 Plus (quelle poésie !) a été annoncé fin Août. Avec l’échec de la négociation engagée avec Latécoère pour le rachat des sites, suite à l’arrêt de la vente des sites allemands (pour résumer), a été annoncée la création d’une filiale nommée finalement Aérolia. Elle sera chargée de l’aérostructure (mécanique et composite) et regroupera des salariés de Méaulte, de Saint-Nazaire, mais aussi du Bureau d’Etude de Toulouse, chargés à ce jour de la pointe avant. Cette filiale est considérée comme un fournisseur de rang 1. Elle pourrait être mise en concurrence avec d’autres entreprises, mais aussi avec d’autres filiales, allemandes notamment. La direction d’EADS a clairement laissé entendre qu’il s’agissait d’une étape vers une prochaine vente d’ici quelques années. Et la création d’une usine « low-cost » en Tunisie par Aérolia a bien été confirmée. Cela pose donc d’une part des problèmes d’un point de vue industriel. Cela pose aussi le problème social du statut des salariés « filialisés ». A Toulouse, 150 salariés environ ont changé de situation au 1er octobre, petits pions transférés d’une société à une autre, sans choix possible, et environ autant devraient l’être plus tard, pour une création effective des filiales au 1er Janvier 2009.

Conformément à ce qui a été discuté ce soir là, ci-dessous le communiqué émis le 29 septembre, le jour où se tenait à Airbus un Comité Central d’Entreprise sur le sujet.

Je sais qu’il a été transmis aux gens concernés, et qu’il a été apprécié. Tant mieux. C'est bien une des raisons d'être d'un parti que d'être au plus près des préoccupations des gens qu'il est censé représenter.
J’en profite au passage pour rendre hommage à mes camarades du syndicat CGT d’Airbus, qui se démènent sur de nombreux sujets, avec beaucoup de persévérance, dans un contexte difficile pour la CGT, comme dans de nombreux endroits dans le groupe EADS, notamment ceux venant de l’ex-Aerospatiale. J’espère qu’ils seront un peu plus payés de retour aux prochaines élections professionnelles, ce ne serait que justice – et je pense un bien pour l’ensemble des salariés d’Airbus.

 

FEDERATION DU PARTI SOCIALISTE DE LA HAUTE-GARONNE

COMMUNIQUE de PRESSE

Le PS de Haute-Garonne réitère ses préoccupations sur le plan Power8Plus et le processus de création de la filiale Aerolia avec la délocalisation d’une usine low-cost en Tunisie.

Nous exprimons notre soutien aux salariés d’Airbus, et notamment aux salariés toulousains directement concernés, à qui l’on veut imposer très rapidement un transfert dans cette filiale, et qui ont manifesté leur légitime inquiétude.

Nous espérons à tout le moins que la direction d’EADS, dans le respect du dialogue avec les organisations syndicales d’Airbus, ne reviendra pas sur les engagements pris au moment du projet de vente à Latécoère, concernant le libre choix donné à chaque salarié de rester salarié Airbus ou d’être transféré dans une filiale.

Sur le plan industriel, nous ne pouvons qu’être très inquiets devant les menaces que font peser les annonces de délocalisation et la création d’une filiale dont la direction d’EADS indique déjà que ce n’est qu’une étape vers une future vente. Cette logique d’externalisations et de démantèlement est une menace pour la pérennité de l’industrie aéronautique européenne, comme pour tout le tissu industriel en Midi-Pyrénées, avec de nombreux emplois concernés à Airbus et chez ses sous-traitants.

L’état actionnaire d’EADS porte une lourde responsabilité dans ce dossier.

Nous attendons toujours la réponse à la demande formulée à François Fillon d’organiser une table ronde sur l’avenir de l’aéronautique avec l’ensemble des interlocuteurs concernés. Nous prendrons toutes dispositions pour faire aboutir cette démarche.

 

Pierre COHEN Maire de Toulouse  - Martin MALVY - Président du Conseil Régional - Pierre IZARD - Président du Conseil Général

Les Parlementaires de la Haute-Garonne : Bertrand AUBAN , Jean-Jacques MIRASSOU,  Kader ARIF, Catherine LEMORTON, Gérard BAPT, Martine MARTINEL, Françoise IMBERT, Monique IBORRA, Patrick LEMASLE, Jean-Louis IDIART

par Marie-Agnès Gandrieau publié dans : Couleur locale
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