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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 18:53

Je voudrais revenir sur le dernier Conseil Fédéral. Il a été quasiment entièrement consacré au mauvais score en Haute-Garonne des Sénatoriales qui ont eu lieu la semaine d’avant. Il était bien normal que ce résultat décevant soit commenté. Il est vrai aussi sans aucun doute qu’il y a eu des comportements qui posent problème. Fallait-il pour autant ce déchainement de mots et cette tension attisée? Ne peut-on pas, dans cette fédération, poser les problèmes, en discuter, tirer les enseignements sans anathèmes ni invectives ? C’est un peu fatiguant à la longue… et ça ne fait pas avancer les choses d’un iota ! Et plutôt que régler des comptes et se regarder le nombril, je trouverais plus utile un PS capable de prendre à bras le corps les préoccupations du moment.

Deux points d’actualité ont tout de même été évoqués.

D’abord la situation à Castanet, où les employés municipaux se défendent contre les attaques brutales du maire sur leur temps de travail.

Ensuite sur la situation à Airbus, qui de nouveau est revenue sous les feux de l’actualité, avec l’annonce de la création de sa filiale Aérolia.

Je me suis sentie presque mal à l’aise, par contraste dans ce climat tendu, d’intervenir pour présenter ce point. Mais je suis heureuse qu’il ait été été mis à l’ordre du jour et qu’un travail régulier puisse être fait sur ce dossier. Le sujet me tient à cœur, peut-être pour commencer par proximité professionnelle au sein du groupe EADS. Mais au-delà, parce je le trouve emblématique. En raison du poids économique et social d’Airbus sur la région, mais aussi parce que derrière la vitrine technologique, on trouve les problèmes qui se posent dans de nombreuses entreprises : financiarisation au détriment de la politique industrielle, précarité, externalisations, délocalisations, plans sociaux…

Le tristement célèbre plan Power8 prévoyait au départ plusieurs volets, notamment la suppression de 10 000 emplois et la vente de sites, en France ceux de Méaulte et de Saint-Nazaire.

Au mois de Juin, une réunion s’est tenue à la Fédération, réunissant dans ce même lieu des délégations des 5 syndicats d’Airbus, Pierre Cohen, Martin Malvy, Pierre Izard (représenté par Bertrand Auban) et de nombreux parlementaires de Haute-Garonne. L’objectif était de faire un nouveau point sur la situation de l’époque et d'échanger les analyses, mais aussi de s’inscrire dans un travail de fond permettant un contact suivi, et autant que nécessaire, entre les syndicats et le PS.
De nombreux communiqués ont été produits par nos élus. L’organisation d’une table ronde sur l’aéronautique a été demandée au gouvernement – restant pour l’instant sans réponse.

Depuis, le plan Power8 Plus (quelle poésie !) a été annoncé fin Août. Avec l’échec de la négociation engagée avec Latécoère pour le rachat des sites, suite à l’arrêt de la vente des sites allemands (pour résumer), a été annoncée la création d’une filiale nommée finalement Aérolia. Elle sera chargée de l’aérostructure (mécanique et composite) et regroupera des salariés de Méaulte, de Saint-Nazaire, mais aussi du Bureau d’Etude de Toulouse, chargés à ce jour de la pointe avant. Cette filiale est considérée comme un fournisseur de rang 1. Elle pourrait être mise en concurrence avec d’autres entreprises, mais aussi avec d’autres filiales, allemandes notamment. La direction d’EADS a clairement laissé entendre qu’il s’agissait d’une étape vers une prochaine vente d’ici quelques années. Et la création d’une usine « low-cost » en Tunisie par Aérolia a bien été confirmée. Cela pose donc d’une part des problèmes d’un point de vue industriel. Cela pose aussi le problème social du statut des salariés « filialisés ». A Toulouse, 150 salariés environ ont changé de situation au 1er octobre, petits pions transférés d’une société à une autre, sans choix possible, et environ autant devraient l’être plus tard, pour une création effective des filiales au 1er Janvier 2009.

Conformément à ce qui a été discuté ce soir là, ci-dessous le communiqué émis le 29 septembre, le jour où se tenait à Airbus un Comité Central d’Entreprise sur le sujet.

Je sais qu’il a été transmis aux gens concernés, et qu’il a été apprécié. Tant mieux. C'est bien une des raisons d'être d'un parti que d'être au plus près des préoccupations des gens qu'il est censé représenter.
J’en profite au passage pour rendre hommage à mes camarades du syndicat CGT d’Airbus, qui se démènent sur de nombreux sujets, avec beaucoup de persévérance, dans un contexte difficile pour la CGT, comme dans de nombreux endroits dans le groupe EADS, notamment ceux venant de l’ex-Aerospatiale. J’espère qu’ils seront un peu plus payés de retour aux prochaines élections professionnelles, ce ne serait que justice – et je pense un bien pour l’ensemble des salariés d’Airbus.

 

FEDERATION DU PARTI SOCIALISTE DE LA HAUTE-GARONNE

COMMUNIQUE de PRESSE

Le PS de Haute-Garonne réitère ses préoccupations sur le plan Power8Plus et le processus de création de la filiale Aerolia avec la délocalisation d’une usine low-cost en Tunisie.

Nous exprimons notre soutien aux salariés d’Airbus, et notamment aux salariés toulousains directement concernés, à qui l’on veut imposer très rapidement un transfert dans cette filiale, et qui ont manifesté leur légitime inquiétude.

Nous espérons à tout le moins que la direction d’EADS, dans le respect du dialogue avec les organisations syndicales d’Airbus, ne reviendra pas sur les engagements pris au moment du projet de vente à Latécoère, concernant le libre choix donné à chaque salarié de rester salarié Airbus ou d’être transféré dans une filiale.

Sur le plan industriel, nous ne pouvons qu’être très inquiets devant les menaces que font peser les annonces de délocalisation et la création d’une filiale dont la direction d’EADS indique déjà que ce n’est qu’une étape vers une future vente. Cette logique d’externalisations et de démantèlement est une menace pour la pérennité de l’industrie aéronautique européenne, comme pour tout le tissu industriel en Midi-Pyrénées, avec de nombreux emplois concernés à Airbus et chez ses sous-traitants.

L’état actionnaire d’EADS porte une lourde responsabilité dans ce dossier.

Nous attendons toujours la réponse à la demande formulée à François Fillon d’organiser une table ronde sur l’avenir de l’aéronautique avec l’ensemble des interlocuteurs concernés. Nous prendrons toutes dispositions pour faire aboutir cette démarche.

 

Pierre COHEN Maire de Toulouse  - Martin MALVY - Président du Conseil Régional - Pierre IZARD - Président du Conseil Général

Les Parlementaires de la Haute-Garonne : Bertrand AUBAN , Jean-Jacques MIRASSOU,  Kader ARIF, Catherine LEMORTON, Gérard BAPT, Martine MARTINEL, Françoise IMBERT, Monique IBORRA, Patrick LEMASLE, Jean-Louis IDIART

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Couleur locale
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