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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 08:41

Les médias s’étaient fait l’écho de la volonté d’un « collectif de passagers » (sic) d’attaquer en justice suite à l’occupation des pistes de Blagnac par des salariés qui manifestaient contre leur externalisation au moment de la création de la filiale Aérolia. Et bien, ils l’ont fait, lundi la CGT, précisément son Délégué Syndical Central Xavier Pétrachi, se trouvera devant le juge ! Ci-dessous la déclaration de la FTM (Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT). Si vous voulez exprimer votre soutien, n’hésitez pas ! Pour écrire à la CGT Airbus : syndicat.cgt-toulouse@airbus.com

La CGT AIRBUS assignée par un collectif de passagers devant le juge de proximité de Toulouse le 1er décembre

Le 1er décembre 2008 à 9h00 aura lieu l’audience devant le juge de proximité du Tribunal d’Instance de Toulouse, où 6 passagers du vol Paris-Toulouse ont porté plainte contre la CGT Airbus, Air-France et l’Aéroport de Blagnac.

Les 6 passagers (dont le président de l’Union Patronale de l’Ariège et un responsable du MEDEF en Ile de France), reprochent que leur avion ait atterri à Pau, au lieu de Toulouse, suite au blocage des pistes par des salariés d’Airbus.

Revenons sur les faits : le 18 septembre dernier, jour du CCE extraordinaire sur la constitution de la filiale AEROLIA, des salariés d’Airbus s’opposant à cette filialisation et à la vente à terme des usines de Méaulte, St Nazaire Ville et le Bureau d’études associé, proposent de faire un mouvement spontané pour manifester leur mécontentement.

300 salariés du bureau d’études se rassemblent et décident de faire partager ce mécontentement auprès de la Direction. Des représentants des manifestants ont souhaité être reçus par la Direction qui a refusé.

En réaction à ce refus, les salariés décident alors, d’occuper les pistes pour faire entendre leur voix et, après 2h00 d’occupation, libèrent les lieux dans le calme. Police et Gendarmerie ont sécurisé les pistes et aucun incident n’a été déploré.

Dès le lundi suivant, la Direction d’Airbus convoque tous les salariés du bureau d’études à des réunions obligatoires d’information sur AEROLIA. Lors de celles-ci, elle dénonce l’occupation des pistes comme une action illégale. Le DRH d’Airbus donne même l’ordre de transférer par messagerie à tous les salariés du bureau d’études l’article de « La Dépêche du Midi » annonçant que des passagers assignent la CGT en justice pour avoir commandité l’occupation des pistes.

Une atteinte au droit de grève : en assignant la CGT Airbus et nommément le Délégué Syndical Central d’Airbus France CGT, Xavier PETRACHI, ces 6 passagers s’en prennent directement au droit de grève et à l’organisation syndicale CGT.

Demander des dommages et intérêts à une compagnie aérienne pour une annulation d’avion de dernière minute ou un détournement sur une autre destination suite à des problèmes techniques est une chose. Mais réclamer cela à une organisation syndicale qui s’oppose avec les salariés à l’externalisation des activités du bureau d’études et des usines Airbus en est une autre. C’est une tentative de judiciariser l’activité syndicale, et une remise en cause du droit de grève.

Si le mécontentement de certains passagers qui ont dû patienter pour avoir un vol est bien légitime, les passagers sont à même de comprendre aussi la colère des salariés qui se retrouvent filialisés pour être ensuite vendus, alors qu’ils appartenaient à l’entreprise Airbus.

La CGT Airbus et la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT, ne se laisseront pas intimider par des méthodes qui visent à déstabiliser le combat des salariés pour le maintien de tous les sites Airbus au sein d’Airbus, pour s’opposer aux méfaits des plans POWER 8 et POWER 8 +. A contrario, la CGT Airbus et la FTM-CGT restent attachées au développement de l’aéronautique et de l’emploi, particulièrement dans cette filière déterminante pour l’avenir de notre industrie.

Montreuil, le jeudi 27 novembre 2008

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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