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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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12 novembre 2006 7 12 /11 /novembre /2006 23:31

Je n’ai pas encore eu le temps de parler ici de mon choix pour la présidentielle. Il a mûri entre l’été et septembre, jusqu’au moment où, au sein du courant Rénover Maintenant, nous avons voté. Puisque le candidat qui portait directement nos idées ne pouvait se présenter, il fallait choisir, finalement parmi trois. Car si je peux encore comprendre qu’un militant s’abstienne à défaut de trouver son idéal, je ne peux concevoir qu’un responsable ou un courant ne prenne pas position.

J’aurais pu, sur le discours ancré à gauche, choisir Laurent Fabius. Mais j’ai du mal à croire que l’on puisse autant changer en politique, et sur l’ensemble de mes critères de rénovatrice, j’ai choisi Ségolène Royal.

Je reproduis ci-dessous un article publié sur le site de RM qui en donne les raisons.

Tous les choix sont respectables, et après tout nous ne faisons que choisir parmi trois brillants camarades, tous trois issus de la même synthèse. J’aimerais bien que l’on s’en souvienne, et que l’on n’oublie pas que nos réels adversaires s’appellent Sarkozy ou LePen.

"Pourquoi Ségolène Royal ? Le choix du renouveau" par Marie-Agnès Gandrieau, RM 31

8 novembre

Je n’étais pas portée au départ à soutenir la candidature de Ségolène Royal. Je ne suis pas fan de l’une ou adversaire de l’autre. Mais je suis une militante, qui doit choisir, avec sa raison, celui ou celle qui affrontera la droite.

Mon choix est fait, car je constate que Ségolène incarne aujourd’hui un renouveau dont la politique, et singulièrement la gauche, a tant besoin.

Renouveau par sa personne, car si être une femme n’est pas en soi une qualité, son élection serait un symbole fort. D’ailleurs beaucoup des procès dont elle fait l’objet n’auraient pas lieu si elle était un homme. Pour cela, elle a ma sympathie.

Renouveau aussi par ses thématiques. Crise politique, crise sociale, crise écologique : tel était le diagnostic des rénovateurs. Les trois candidats soutiennent de toute manière le même projet socialiste, mais qui porte également ces trois axes ? Sur l’environnement, Ségolène est la plus crédible, par son parcours, ses actes, et le poids qu’elle y accorde. Elle est la seule, même si la 6e République est encore innommée, à mettre la question démocratique au cœur de son discours.

Renouveau enfin par sa démarche. Oser des remises en question, c’est difficile en politique, où toute idée neuve se heurte au poids des conservatismes. Nous, rénovateurs, en avons fait la dure expérience. Quand Ségolène dit qu’il ne faut pas avoir peur du peuple, pourquoi cela suscite-t-il de si fortes réactions ? Quand elle dit, à propos des 35 heures, qu’elles ont plus bénéficié aux cadres qu’aux ouvriers, n’est-ce pas simplement refuser l’autosatisfaction aveugle ? N’est-ce pas par un discours de vérité que les socialistes pourront reconquérir ceux que nous sommes censés défendre et qui se sont éloignés de nous ?

Je ne pense pas que la popularité de Ségolène ne soit qu’une bulle médiatique, comme on a pu le croire. Je crois qu’elle sera plus que d’autres à même d’incarner un espoir de changement.

Car enfin le choix me semble là : voulons-nous continuer comme si le 21 Avril 2002 n’avait pas eu lieu, avec un Le Pen en embuscade et un Sarkozy omniprésent ? Ou voulons-nous tenter autre chose ? Le premier choix est plus rassurant, les rails sont tracés, les discours rodés. Le deuxième choix est plus difficile, car il offre moins de certitudes. Mais il me semble plus porteur d’avenir, peut-être l’appel d’air que le PS recherche en vain depuis quatre ans. A nous, militants socialistes, rénovateurs, ancrés à gauche, de travailler encore à ce que cet espoir se concrétise.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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commentaires

christophe cavailles 18/11/2006 19:49

bonjour camarade Marie Agnés, Nous sommes dans la même fédé, peut être nous connaissons nous de vue. Je suis sa de la section Toulouse 7.
Quoiqu'il en soit voici mon blog politique -j'en édite un certain nombre mais celui là c'est juste politique-
http://www.christophecavailles.net

Franck 16/11/2006 11:53

Didier, tu sais parfaitement que Marie s\\\'est décidée il y a déjà longtemps. Tu la connais suffisament pour savoir que son blog n\\\'est en aucune manière un acte militant pro ségolène. Je trouve très discourtois et  politiquement exécrable ton acharnement à pourrir son blog de commentaires de ce type jusqu\\\'au matin même d\\\'un vote important. N\\\'oublie pas que demain, celle que tu insultes défendra peut-être nos couleurs. Enfin, tu me permettras de trouver bien étrange ton engagement très actif pour Fabius, vu vos parcours respectifs et la personnalité de l\\\'interessé, et vu le monceaux de petites phrases et de critiques insultantes envers Ségo qu\\\'il colporte depuis plusieurs mois, contrairement à Ségo qui effectivement, ne parle que de son projet et pas de ces concurrents, et n\\\'a diffamer personne. Bref mon cher Didier, il me semble que tu dérapes un peu.

Did' 16/11/2006 08:39

Se décider trois jours avant, c'est curieux quand on a l'idée de faire un blog rien que pour ça...

J'attendais les raisons, et qu'elles soient personnelles...

Le premier des arguments est bien sûr la nouveauté. C'est une femme, comme Margaret Thatcher ou comme Marine Le Pen... Elle a un parcours atypique, jugeons-en: famille nombreuse aisée et catho, école "libre", ENA, 20 députée, cabinets, ministères... Bérégovoy lui était atypique...

Une attitude différente, cela commencerait par cesser de marteler qu'elle n'attaque personne, et colporter des petites phrases de ses compétiteurs, qu'elle ne considère plus comme ses camarades. Ces petites phrases n'ont aucun témoin, mais publiquement elle méconnait le Code Pénal et difâme... Une femme qui difâme...