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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 22:45

La vie du militant est faite aussi de matins où il est besoin de se rappeler à quel point on a envie que Sarkozy ne soit pas président. Le temps était froid et humide ce samedi, et pourtant nous étions là pour distribuer un nouveau tract dans plusieurs communes du canton. Y compris certains de ceux que l’on appelle encore les « nouveaux » adhérents, et qui contrairement à ce que certains craignaient prennent toute leur part dans l’action militante. Nouvelle opération « tous sur le pont » ce week-end, dans de nombreuses communes. Cela a été dit en Bureau Fédéral vendredi, les tracts partent, les sections distribuent, on sent que les militants sont mobilisés. Tant mieux, car pour cette campagne le national a l’air d’assurer côté tracts, et on n’a pas fini de voir les socialistes sur les marchés. C’est drôle d’ailleurs comme on ne voit jamais de militants oumpistes ou centristes…

J'étais donc à Lanta encore ce samedi, avec la chance de pouvoir ainsi m’abriter sous les arcades du petit centre commercial. Malgré les doigts gelés, c’est un moment agréable toujours d’aller à la rencontre des gens. Surtout que nous ne sommes pas devant une gare ou une bouche de métro toulousaine, mais à un endroit où on croise beaucoup de connaissances, où les gens s’arrêtent pour discuter. Certains, souvent des personnes âgées, refusent de prendre notre tract avec un air plus ou moins grognon. Certains se rappellent que nous étions là d’autres fois et beaucoup semblent avoir plaisir à nous voir. Une vieille dame aux yeux pétillants me parle de sa jeunesse à la LCR, me dit qu’elle est communiste mais votera Ségolène dès le premier tour, par peur d’un 21 avril 2002 bis. Une jeune femme tout sourire nous interpelle sur l’histoire du drapeau, puis termine la discussion sur l’éducation et la scandaleuse garde à vue de la directrice d’école à Paris. Je n'avais pas réalisé mais c’est une collègue – c’est l’ennui d’être déléguée syndicale, je suis repérée... Une militante verte que je connais et apprécie reste un moment discuter avec nous. Une dame me fait part de son inquiétude et me demande si nous pensons que Ségolène peut gagner. Oui, nous le pensons ! Mais pour cela, il faut parler, expliquer, convaincre partout autour de soi, jusqu’au dernier jour. Les deux heures s’écoulent, entre tractage et papotages. Mes deux « jeunes » adorables camarades retraités sont déchaînés et vont distribuer d’un bon pas tout autour du parking. Un matin ordinaire, moments humains, moments militants où l’on se dit que plutôt que de rester au chaud chez soi, on aura fait tout ce qu’on aura pu …

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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