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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 10:15

Il faut bien s’y faire, les vacances sont finies. Dernière ballade à vélo dimanche, l’eau verte du canal du midi, comme chantait Nougaro, avant une sorte de pré-rentrée professionnelle lundi, et pour cette fin de semaine la rentrée politique avec les universités d’été, Fouras d’abord, La Rochelle ensuite.

Un mois de juillet très chargé et les congés en Août m’ont éloignée de ce blog. Coupure volontaire aussi, car après des mois politiquement intenses à la conclusion difficile, il me semblait nécessaire de prendre un peu de recul.

Pendant ce temps, notre agité président vibrionnait de tous côtés, occupait sans relâche l’espace médiatique, jogging compris, débauchait quelques individualités soi-disant de gauche, lançait ses projets à droite toute, modifiait en direct la constitution pour une hyper-présidence au premier ministre inexistant, envoyait sa femme jouer la diplomate et se faisait détester par un certain nombre de responsables européens, et se faisait offrir (encore) des vacances de luxe à côté de son si cher ami Georges Deubeuliou.

Pendant ce temps, les socialistes … mais au fait que faisaient les socialistes ? Le goût pour la soupe de certains eu au moins le mérite de clarifier un peu le paysage (Sarkozy, le premier des rénovateurs du PS, comme ont écrit certains ?). Mais il reste tout à redessiner. Un certain nombre d’initiatives, dont les médias se sont peu fait l’écho, ont été lancées tout de même pendant l’été. Rénovation (la vraie) et rassemblement (sincère), saurons-nous et pourrons-nous transformer enfin et relever le parti ? C’est l’enjeu des mois à venir.

De La Rochelle, je n’en attends à vrai dire pas grand-chose, si ce n’est au moins prendre la température. La grand messe habituelle, curieusement intitulée « diagnostic pour la rénovation » (ne pas rire) sera sans doute différente, notamment en l’absence cette année d’un certains nombre de leaders nationaux qui étaient occupés ailleurs. Drôle de conception des responsabilités que de rater la rentrée politique de son parti. Doit-on comprendre que ceux là passent la main, et laissent d’autres générations reconstruire sur les décombres ? Et bien, c’est d’accord !

J’attends plus en revanche de Fouras. J’espère que cela sera encore un lieu de réflexion et d’espoir. Cette année, on sent bien que le cadre s’élargit. Tant mieux.

Avant d’y partir donc, les mots de Thierry Mandon pour présenter l’enjeu de ces 3 jours :

 

ASSEMBLEE D’ETE DE FOURAS 2007

« Gauche, année zéro ? »

Après notre 3ème défaite consécutive à l'élection présidentielle, le mot rénovation est devenu le passage obligé de tout discours socialiste. Cela n'effraie pas les militants du pôle rénovateur que nous sommes puisque de Dijon au Mans, nous n'avons cessé d’œuvrer pour cela.

 

Mais plutôt que  de se précipiter tête baissée vers les chantiers de la rénovation proposés par le Premier secrétaire, il convient de prendre le temps de faire un diagnostic lucide et sans concession de l'état de la gauche en France, au plan idéologique, programmatique, stratégique et organisationnel. Pas par goût exacerbé de l'autocritique, mais par volonté d'engager véritablement notre refondation dont chacun pressent qu'elle sera beaucoup plus ardue et longue que ne le croit l'actuelle direction du parti.

Il ne s'agit pas, en effet, de se contenter des quelques mini forums du parti, organisés en vase clos et coincés entre la rentrée et les municipales. De cette méthode nous connaissons par avance le résultat : la reconduction des mêmes erreurs et des mêmes responsables renforcés de quelques cautions jeunes pour faire crédible. Serait alors refermée la parenthèse présidentielle tandis que notre parti, installé confortablement dans son statut d'éternel opposant attendrait d'un vote sanction d'éventuelles victoires électorales aux scrutins intermédiaires. Acceptant tacitement une répartition des pouvoirs qui laisserait à la droite les victoires nationales, la gauche se recroquevillant sur ses bastions locaux, une telle méthode conduira inéluctablement à la marginalisation de notre parti et laissera les mains libres à Nicolas Sarkozy.

Notre ambition est tout autre. Nous pensons que cette nouvelle défaite présidentielle nous contraint pratiquement à repartir de zéro, d'où nos débats: "Gauche, année zéro?"

Doivent être passés au crible notre doctrine, inadaptée à la société dissociée dans laquelle nous vivons (sur ce point, relire absolument avant Fouras le diagnostic de la société française que nous avions écrit en 2005... et qui n'a jamais été discuté par le parti), notre stratégie politique qui doit privilégier un nouveau rapport à la société et à ses acteurs plutôt que de se poser classiquement la seule question des alliances, et la conception même de l'organisation de notre parti qui doit désormais accepter le fait présidentiel et s'adapter en conséquence sauf à se satisfaire durablement d'être contourné par l'extérieur.

Nous organiserons donc 3 tables rondes sur ces thèmes : Doctrine, Stratégie et Refondation du parti, au cours desquelles, avec quelques invités de qualité nous chercherons à identifier les points sur lesquels il faudra travailler dans les mois et années qui viennent. Nous chercherons aussi à associer largement à nos travaux des sympathisants et des citoyens engagés car le nouveau parti socialiste que nous voulons bâtir est d'abord un parti pleinement ouvert sur la société. Les participants à l'université d'été sont invités à préparer toute contribution écrite qu'ils jugeraient utiles et à envisager des prises de paroles de 5mn afin que l'expression soit la plus riche et la plus diverse possible.

Dans cet inventaire de la refondation de la gauche, nous ne partons pas de rien. Il y a les acquis de la campagne présidentielle qui aura, en quelques mois fait plus pour débloquer quelques sujets (mondialisation, Europe, développement durable, démocratie sociale et institutionnelle…) que le parti depuis 10 ans. Il y a aussi nos écrits de ces dernières années dont la lecture rétrospective fait du bien. Il y a enfin des camarades d'autres sensibilités qui souhaitent bâtir avec nous le pôle rénovateur et seront invités à nous dire comment ils voient sa construction.

Fouras 2007, université d'été de l'audace, de l'imagination et de l'optimisme de ceux qui croient la rénovation possible pour peu que l'on s'en donne les moyens et qu'on y consacre les efforts nécessaires. Fouras, si près de la Rochelle, si loin déjà.

Thierry Mandon
Porte parole de « Rénover, maintenant »

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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commentaires

Jacques De Paoli 30/08/2007 23:23

Il faut remettre tout à plat. Nous devons nous dégager de nos vieux dogmes. S\\\'abstenir de critiquer sans le suivi d\\\'une proposition réaliste et concrète. A la limite, pourquoi ne reverrions-nous pas notre vocabulaire? Nous avons défendu le prolétariat, l\\\'ouvrier puis le travailleur et demain qui?