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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 22:50

freescale.jpgD'une fermeture injustifiée à l'autre, les dégâts n'arrêtent pas dans l'industrie et s'il y en a qui ne chôment pas, ce sont bien les syndicalistes.

Quelques mois après l'annonce de la fermeture de Molex à Villemur-sur-Tarn est venue celle de la disparition des activités de fabrication de Freescale à Toulouse, avec un plan social de 821 suppressions d'emplois, s'ajoutant aux 236 du précédent touchant CPG, la branche téléphonie du site.

Je n'ai pas eu le temps de revenir ici sur la situation de Freescale, mais j'en reparlerai, car cela mérite à mon avis un éclairage.
Je voudrais juste ce soir attirer l'attention notamment des Toulousains sur la situation, et la conférence de presse qui se tiendra demain vendredi devant l'usine.
Les communications syndicales chauffent de nouveau ces jours ci, en tout cas dans certains syndicats, alors que la pression est mise une nouvelle fois à travers plusieurs licenciements.

Voici le communiqué de presse d'hier de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC :

L’intersyndicale de l’AG (CGT-CFTC-CFTD) vous invite à une conférence de presse vendredi 26 février 2010 à 14h45.

Nous allons évoquer deux problèmes lors de cette conférence de presse :
- La répression contre les salariés avec une première collègue licenciée par Freescale sans motif sérieux.
- Le plan de licenciement de 821 salariés et notre demande d’annulation du PSE devant les tribunaux.


En ligne d'autres informations sur le site de la cgt Freescale.
Tous ceux qui veulent soutenir ces salariés seront les bienvenus ce vendredi avenue Eisenhower !
Ci-dessous également le communiqué précédent.

Communiqué de presse de l’intersyndicale CGT/CFDT/CFTC de Freescale du 19 février

La décision de Freescale de fermer son usine de Toulouse n’est pas justifiée économiquement. L’entreprise a progressivement cessé ses investissements productifs depuis 10 ans et a programmé cette fermeture de longue date.
Le groupe freescale a été vendu en 2006 à des fonds d’investissement. Cette opération financière s’est soldée par un endettement de 10 milliards de dollars pour le groupe freescale dont la trésorerie s’est trouvée plombée par des traites mensuelles de 50 millions de dollars à rembourser tous les mois.

Préventivement, le groupe Freescale a vidé les caisses de l’entreprise avant de déclarer qu’elle n’était plus viable. En 2007, 102 millions d’euros ont été ponctionnés de la trésorerie de Freescale France pour être transférés à Freescale monde. En 2008, 182 millions d’euros ont à nouveau été ponctionnés.

Les mesures sociales mises en œuvre dans le Plan de Sauvegarde de l’Emploi sont notoirement insuffisantes.
Les mesures de reclassement sont inexistantes. La direction tente de masquer cette carence par la promesse d’un emploi en CDI pour tous. Il ne s’agit en fait que d’un engagement de moyens en termes de formations et d’accompagnement des salariés licenciés par un cabinet de reclassement.
L’âge moyen des 821 salariés licenciés est de 45 ans. 349 d’entre eux auront plus de 50 ans à la fin de l’activité. Prétendre dans ces conditions que les salariés licenciés de Freescale vont retrouver un CDI est une vaste fumisterie.
Les 5 semaines de grève de l’automne dernier ont permis d’obtenir la mise en place de montants planchers. Ces montants représentent un doublement des indemnités pour les plus bas salaires, mais restent très insuffisant pour permettre aux futurs licenciés de faire face à la situation de grande précarité qui les attend.
L’intersyndicale CGT/CFDT/CFTC envisage d’entreprendre un recours juridique pour remettre en cause ce PSE.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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