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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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Paroles

On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 17:19

LesMottes
Les Mottes, Limoges.
Le pas du paysan sur la terre de Vendée, celle qui a le coeur socialiste, poules, lapins, canards, cochons et vaches, la côte de Saint-Jean-de-Beugné, les poissons de la Smagne, une partie de boules, le bruit de la belote, une petite vigne de "Léon Milleau", la soupe à l'heure solaire et une sauce aux lumas, bé dame.
Une grande maison pleine de recoins, des livres et des revues, le sapin à Noêl et les repas du dimanche, des bottes Baudou dans un grand entrepôt, un mystérieux grenier, les petits poissons en chocolat à Pâques, des fleurs à faire éclater dans le bout de jardin, une chambre d'étudiante.
Je suis le fruit de mes choix, de l'école de la République et du chemin de ceux qui sont venus avant moi.
Une fois n'est pas coutume, quelques mots, à la mémoire de mes grands-parents.

Hommage à la vie

C'est beau d'avoir élu
Domicile vivant
Et de loger le temps
Dans un coeur continu,
Et d'avoir vu ses mains
Se poser sur le monde
Comme une pomme
Dans un petit jardin,
D'avoir aimé la terre,
La lune et le soleil
Comme des familiers
Qui n'ont pas leurs pareils,
Et d'avoir confié
Le monde à sa mémoire
Comme un clair cavalier
A sa monture noire,
D'avoir donné visage
A ces mots : femme, enfants,
Et servi de rivage
A d'errants continents,
Et d'avoir atteint l'âme
A petits coups de rame
Pour ne l'effaroucher
D'une brusque approchée,
C'est beau d'avoir connu
L'ombre sous le feuillage
Et d'avoir senti l'âge
Ramper sur le corps nu,
Accompagné la peine
Du sang noir de nos veines
Et doré son silence
De l'étoile Patience,
Et d'avoir tous ces mots
Qui bougent dans la tête,
De choisir les moins beaux
Pour leur faire un peu fête,
D'avoir senti la vie
Hâtive et mal aimée,
De l'avoir enfermée
Dans cette poésie.

Jules Supervielle



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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Evasions
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