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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 12:52

AGPG

Voilà donc revenu le temps du congrès des socialistes.

J'imagine combien, de l'extérieur, on peut trouver cet exercice mystérieux dans son fonctionnement ou décalé par rapport aux difficultés du pays.

Bien sûr, tout cela concerne en priorité les adhérents du Parti Socialiste.

Mais le moment où le parti dont est issue la majorité qui gouverne fixe ses orientations politiques a forcément un impact au-delà de la simple organisation interne.

On peut critiquer le fonctionnement du PS, mais le fait est qu'il repose sur des principes très démocratiques. Le congrès démarre par une première phase de débats autour de textes généraux ou thématiques (les contributions). Dans un deuxième temps, plusieurs textes d'orientation politique (les fameuses motions), sont rédigés et soumis au vote des militants. Le résultat détermine l'orientation majoritaire du Parti. Il détermine aussi la composition de toutes les instances, au niveau national, départemental (les Fédérations) et local (les sections) à la proportionnelle intégrale.

Par exemple, si la motion A obtient 40% au national, 30% dans la Fédération de Haute-Garonne, 20% dans la section de Ici, il y aura 40%, 30%, 20% de camarades soutenant cette motion respectivement au Conseil National, Conseil Fédéral PS31, Commission Administrative de section Ici.

(Oui, comme c'est mon blog, je prends les exemples que je veux, hein.)

Les motions sont proposées avec une liste de signataires, le premier d'entre eux, depuis les réformes statutaires votées précédemment, étant de fait candidat à devenir le Premier Secrétaire.

Inutile de se cacher derrière son petit doigt, ce processus n'est pas exempt d'alliances de circonstances ou de positionnements guidés par des considérations de trajectoires personnelles.

Mais au final, ce sont bien les militants qui, par leur vote, le 21 mai, vont trancher.

Pour ma part, je suis signataire de la motion B, "A gauche, pour gagner!", dont le premier signataire est Christian Paul.

Ceux qui me connaissent n'en seront pas surpris. Ce choix est celui de la continuité de mes engagements au sein du Parti Socialiste.

Je suis heureuse d'y retrouver notamment (mais pas seulement) Benoit Hamon et Christian Paul, qui avec Arnaud Montebourg proposaient, après le choc du 21 avril 2002, de construire un Nouveau Parti Socialiste.

Ce choix est avant tout celui de la conviction qu'une réorientation est indispensable pour réussir la fin du quinquenat. Indispensable pour ceux qui souffrent aujourd'hui dans le pays. Indispensable pour regagner la confiance des électeurs déçus. Indispensable pour rétablir un dialogue fructeux à gauche, condition nécessaire de prochaines victoires.

Est-ce "fronder" (bouh, que je déteste ce mot !) que de dire cela ? Est-ce être un "affreux gauchiste" que de vouloir tenir les engagements de 2012, dans le respect des valeurs que des générations de socialistes ont fait vivre avant nous ? Est-ce être "irresponsable" ou "nuisible" que de tenir compte de ce qu'exprime le pays ? 

Beaucoup de militants sont partis, beaucoup de ceux qui restent sont dans le doute. Tous les sondages du monde ne changeront rien aux résultats électoraux qui se succèdent. L'abstention et l'implantation croissante du FN ne peuvent être balayées d'un revers de manche.

Alors oui, je crois plutôt que c'est le devoir de ceux qui pensent que ça ne va pas de le dire, plutôt que d'aider à appuyer sur l'accélérateur en pensant foncer droit dans le mur, au prétexte d'une unité de façade.

Je m'inscris dans cette motion B parce qu'elle rassemble des gens venus de sensibilités différentes, réunis en pleine cohérence autour du même constat et de la même envie de redonner au PS ses couleurs, de lui voir défendre ses valeurs, et prendre toute sa place, y compris dans son rôle de Parti de gouvernement.

C'est le choix de la clarté et de l'espoir.

Pour rejoindre la liste des signataires, c'est ici.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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