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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 12:02

freescaleJ'étais hier matin à la DIRECCTE (Direction Départementale du Travail) à Toulouse, pour une réunion de la commission de suivi de revitalisation de FREESCALE, où je siège pour représenter l'Union Départementale CGT de Haute-Garonne.

La commission Emploi est réunie régulièrement pour consulter les syndicats départementaux, syndicats de salariés et patronaux, sur les dossiers dont est saisie la direction du travail. Sur certains sujets, les collectivités territoriales concernées sont également invitées. Malheureusement, la plupart du temps on y parle de menaces sur l'emploi et de plans sociaux.

On y traite notamment de conventions dites de revitalisation. Lorsqu'une entreprise fait un plan social d'ampleur, qui affecte significativement un bassin d'emploi, elle est soumise à une obligation de revitalisation. Une convention est signée entre l'entreprise et l'Etat, qui définit le montant et le contenu des actions de revitalisation. Le montant varie : 2, 3, 4 fois le SMIC par salarié licencié, selon l'appréciation de la direction du travail. C'est dans la commission emploi que sont discutés ces éléments. Attention, revitalisation (recréer de l'emploi) ne veut pas dire re-industrialisation (maintenir ou recréer de l'emploi industriel, pas simplement subventionner la création de cafés bios). Dans le cas de Freescale, l'orientation a été donné à une revitalisation industrielle. Mais, pour l'instant, on ne voit pas grand chose venir.

Que ceux qui théorisent la prudence politique aillent donc discuter sérieusement avec les salariés de Freescale. Car oui, il y a un choix. Affirmer un soutien en disant que Molex ou Freescale ne doivent pas fermer, c'est bien, c'est nécessaire. Mais cela ne suffit pas. Proposer de pénaliser les licenciements dits boursiers, c'est déjà mieux. Mais il faut être concret. Et on ne peut se contenter de se reposer sur des procédures. Molex a été condamné en justice, à de multiples reprises. Et pourtant, les salariés sont licenciés et Molex continue à vendre aux contructeurs français de l'automobile. Alors oui, c'est bien aux causes du dérèglement du système qu'il faut s'attaquer. C'est pourquoi, je pense, les propositions autour de la démondialisation et de la ré-industrialisation rencontrent un tel écho dans la campagne des primaires. Pensez-y dimanche, un bulletin de vote est à disposition pour peser sur ces choix ... Car le vote utile, n'est-ce pas d'abord de voter pour ses i-d-é-e-s (et ses rêves...) ?

 

Toulouse, Montreuil, le 6 octobre 2011

Déclaration de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT, du Comité Régional CGT Midi-Pyrénées, de l’Union Départementale CGT de Haute-Garonne, de l’intersyndicale CGT / CFTC Freescale 

FREESCALE TOULOUSE : L’USINE DE FABRICATION PEUT ET DOIT VIVRE !  

En avril 2009, FREESCALE annonçait plus de 1000 licenciements à Toulouse, dont 821 pour l’unité de fabrication qui devait fermer ses portes fin 2011. 

Ce vendredi 7 octobre se tiendra, sous l’égide de la DIRECCTE et en présence des représentants de l’Etat et des collectivités territoriales concernées, la 3e  commission de suivi de la convention de revitalisation FREESCALE. Mais de quoi parle-t-on aujourd’hui ? 

De mois en mois, la date de fermeture annoncée par la direction de FREESCALE se décale. Tant mieux ! Mais sans perspective, la même menace pèse toujours sur des salariés que l’on maintient dans l’inquiétude depuis plus de 2 ans. 

De mois en mois, la direction de FREESCALE fait état de démarches pour trouver un repreneur. Réunion après réunion, le message est le même : on ne peut rien dire. 

Aujourd’hui, 2 ans et demi après, 236 salariés de la branche téléphonie (CPG) ont été licenciés. Mais l’usine de fabrication tourne toujours, plus productive que jamais.

Les cadences ne fléchissent pas, et depuis 2 ans, le recours aux intérimaires est massif. Ils étaient 585 sur le site en juin dernier !

L’entreprise continue de dégager des bénéfices, avec une réserve de liquidité de plus d’un milliard de $.

Cela suffit !

Le projet de fermeture est une absurdité industrielle et économique. Cette usine est viable et le prouve tous les jours. Il est inacceptable de laisser rayer ainsi de la carte la fabrication de semi-conducteurs à Toulouse pour les seuls intérêts financiers du groupe FREESCALE. Il est inacceptable de laisser vivre des salariés si longtemps dans une telle souffrance.

La CGT demande l’arrêt immédiat de la fermeture injustifiée de l’unité de fabrication FREESCALE et l’embauche ferme de tous les intérimaires en contrat sur le site.

Non à la destruction des emplois ! Non à la fermeture ! 

Nous vous invitons à participer à la conférence de presse organisée le JEUDI 13 OCTOBRE 2011 à 11H00 - Devant Freescale, 134 avenue du Général Eisenhower à Toulouse

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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