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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 21:05

JauresFede

Il y a cent ans, le 31 Juillet 1914, Jean Jaurès était assassiné au Café du Croissant à Paris.

En cette année #Jaurès2014, et singulièrement ce jour, hommages et références se sont multipliés. Parfois légitimes et bienvenus. Mais parfois aussi, entre oublis et contresens, à force de récupérations plus ou moins culottées, un tantinet AGACANTS.

A droite, voire à l'extrème-droite, certains n'hésitent pas à s'y référer dans leurs discours. Alors même que les idées qu'ils défendent sont en totale opposition avec celles de Jaurès.

Au sein de la gauche, certains tentent une sorte de procès en légitimité. Mais à quoi cela rime-t-il ? "Jaurès n'aurait pas voté le pacte de responsabilité". Ou au contraire : "Jaurès le réformiste aurait voté le pacte de responsabilité". Ou encore : "Aujourd'hui, Jaurès serait social-démocrate". Mais enfin ! Quelle est cette hérésie ? Faire parler et penser les morts, un siècle après, dans un contexte totalement différent ? Cela me laisse perplexe...

Ceux qui contestent aux socialistes de ce temps le droit même de faire référence à celui qui est une de leurs figures historiques, partagée avec d'autres à gauche, quelles qu'aient été par la suite les divergences de route, me semblent tout autant à côté de la plaque que ceux qui, au PS, ne peuvent s'empêcher de caser dans toute intervention une citation de l'icône, par une sorte de réflexe pavlovien, sans réfléchir plus avant à ce qu'il nous a laissé en héritage et qui devrait servir à alimenter notre construction idéologique.

Jaurès l''humaniste. Jaurès le pacifiste. Jaurès le réformiste. Et Guesde le révolutionnaire, les deux tendances, qui déjà et encore s'affrontaient dans le mouvement socialiste. Jaurès assassiné, à la veille du début de la grande boucherie de 14-18.

Mais Jaurès, pour moi, c'est un lieu. Carmaux, où, me rendant à une réunion CGT Métallurgie, j'ai retrouvé là-bas, sur la tranquille place, dans les vieux locaux, la trace des luttes et l'esprit de cet homme, ce bourgeois philosophe qui compris et épousa la cause des mineurs de Carmaux ou de la Verrerie Ouvrière d'Albi.

Et si je ne devais citer qu'une phrase, ce serait ma préférée, celle qui sert à rester tenace dans les moments de doutes : "L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir".

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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