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  • : Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 12:39

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Je me souviens parfaitement de ce 14 octobre 2003.

Comme ce midi, il y avait distribution de tract.

Cette année là, j'avais quitté la CFDT, quelques mois auparavant, lorsque la confédération avait signé la réforme des retraites - et oui, déjà. Comme une partie de la section locale, et pour les mêmes raisons, pour rejoindre la CGT, tout juste créée sur le site de Toulouse.

Cette année là, nous étions en plein plan social - et oui, tiens donc. Pour ne pas affaiblir le mouvement, nous avions choisi d'attendre, pour annoncer officiellement nos départs, que la CFDT alors premier syndicat du site ait trouvé des remplaçants pour ceux d'entre nous qui étaient Délégués Syndicaux et dont les visages étaient connus sur les estrades.

Retraite ou PSE, je ne sais plus de quoi parlait ce tract. Mais je me revois aller à la cantine, pour prévenir les camarades que finalement non, je ne pourrai assurer mon créneau de distribution.

Car il y avait eu ce coup de fil, et une nouvelle fois, ce départ précipité pour Limoges.

10 ans après, les images restent de ce jour, des suivants, et de certains de ceux des mois qui ont précédé.

Ce couloir, avec au fond ce tableau de Ben. Ce froid glacial dans mes jambes et dans ma voix qui, je me demande encore comment, a réussi à lire deux belles lettres.

Oui, des images restent, celles-ci et d'autres du même genre.

Mais aussi, prenant peu à peu le dessus, celles des autres pages qui se sont tournées. Les vacances, la première neige, des rires, tout ce qui tient chaud, tout ce qui rend plus fort. Les chemins qui se tracent, la vie quoi.

Carpe diem.

Jamais je n'ai cherché la gloire
Ni voulu dans la mémoire 
des hommes
Laisser mes chansons
Mais j'aime les mondes subtiles
Aériens et délicats
Comme des bulles de savon.

J'aime les voir s'envoler, 
Se colorer de soleil et de pourpre, 
Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,
Puis éclater.

A demander ce que tu sais
Tu ne dois pas perdre ton temps
Et à des questions sans réponse
Qui donc pourrait te répondre?

Chantez en coeur avec moi: 
Savoir? Nous ne savons rien
Venus d'une mer de mystère
Vers une mer inconnue nous allons
Et entre les deux mystères
Règne la grave énigme
Une clef inconnue ferme les trois coffres
Le savant n'enseigne rien, lumière n'éclaire pas
Que disent les mots?
Et que dit l'eau du rocher?

Voyageur, le chemin
C'est les traces de tes pas
C'est tout; voyageur,
il n'y a pas de chemin,
Le chemin se fait en marchant
Le chemin se fait en marchant
Et quand tu regardes en arrière
Tu vois le sentier que jamais
Tu ne dois à nouveau fouler
Voyageur! Il n'y a pas de chemins
Rien que des sillages sur la mer.

Tout passe et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins 
Des chemins sur la mer

Antonio Machado

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Evasions
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