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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:27

rosesprimaires.jpgDimanche soir, ce sera la fin d'une séquence politique inédite, qui a passionné le pays, entrainé à gauche, exaspéré à droite. Avant que s'ouvre celle, plus classique, des longs mois avant la présidentielle qu'on espère de l'alternance, revenons un peu sur ces moments.

Comme il semble loin, le temps où un certain Montebourg, rénovateur minoritaire, proposait ces primaires à un parti où il se heurtait à indifférence, doutes, ou hostilité.

Finalement, ces primaires ont fait parti du projet de rénovation voté par les militants, devenant ainsi l'affaire de tout le PS.

Beaucoup de travail pour le national, les fédérations, des militants. Beaucoup de temps avant qu'on n'entre dans le vif du sujet, et, peut-être, que le Parti prenne la dimension de ce qu'il fallait faire. Beaucoup d'interrogations encore récemment dans les sections. Normal, c'est une révolution pour certains qui se sont sentis un peu dépossédés. Et aussi, une énorme logistique à mettre en place, et une première.

Mais quel résultat à ce stade !

Des débats passionnants et très suivis, une participation massive, des surprises ...

Dimanche dernier, pour le 1er tour, j'ai passé ma journée d'un bureau de vote à l'autre, comme déléguée départementale du candidat Montebourg. Incroyable journée, vraiment réconfortante. De Lanta à Villemur, de Montastruc à Grenade, de Bessières à Fronton, de Balma à Saint-Orens, de Verfeil à Castanet, partout, la même ambiance, affairée et joyeuse. Le matin, déjà, affluence inattendue. Déjà ici on appelle la Fédé pour demander du stock supplémentaire de bulletins. Ici une file d'attente dans le bureau, on se croirait un jour de vote républicain normal. Là des présidents inquiets, le numéro audiotel ne marche pas. Ici un problème d'inscrits sur les listes qui apparait, les consignes arrivent, les messages passent, les gens patientent, vraiment, les citoyens ont envie de voter. Pas de tension, que du bonheur démocratique. Quelque chose s'est levé, c'est sûr.

Dimanche soir, dès 19h, nous sommes quelques uns à la Fédération. Dans le bocal, la commission de récollement des votes, le sanctuaire est gardé. Les autres, dehors. Premiers résultats par sms, de petites communes : 1,2,3,4, l'ordre est le même, les pourcentages de même ordre. On va faire un gros score, ça se sent. La salle se remplit, les résultats arrivent, similaires. Puis à l'écran, ça se confirme au national. Première intervention, celle d'Arnaud Montebourg, rayonnant, et nous avec, dans un silence religieux.

 

On sent certains bien embétés, avec ce fou furieux de Mont'bourg, comme pourrait dire Copé... Certains contents, quel qu'ait été leur vote, sincèrement, ou moins. Qu'est-ce qu'on nous aime ce soir !!! Martine va-t-elle dire 6e république avant que François ne dise démondialisation ? ou l'inverse ? On s'amuse aussi entre soutiens de M ou F ...

Et maintenant ? m'écrivent alors en coeur un certain nombre de camarades en même temps qu'ils disent bravo.

Lundi soir, CDOP (Comité Départemental d'Organisation des Primaires). Longue réunion d'analyse des difficultés du 1er tour. Il y a encore du travail pour le dimanche d'après. Et ceux qui ont été sur le pont de 8h du matin, pour tout installer avant l'ouverture, jusqu'à pas d'heure le dimanche, pour faire enregistrer leurs résultats, seront de nouveau là dimanche ...

Retour trop tard pour voir l'intervention tant attendue sur France 2, de l'homme aux 17 %. Depuis la veille, ça discutait. Réunion des mandataires et du conseil de campagne lundi après-midi. Dans les territoires, nous avions pris la température et donné notre sentiment.

 

Mardi, manifestation contre les plans d'austérité. Dans le cortège toulousain, autour de moi, on discute beaucoup politique, ce qui n'est pas si fréquent. On y parle de la fameuse lettre juste publiée, on en apprécie le principe. N'en déplaise aux impatients, la primaire, ce n'est ni un congrès ni une investiture. Ce sont des ciyoyens qui votent, et ils sont contents d'être pris pour des êtres capables de raison et non des moutons.

Et maintenant ? Enfin, Aubry, quand même, c'est ta proximité naturelle, tu ne peux pas voter Hollande... Enfin, Hollande, quand même, c'est lui qui a la capacité à rassembler et il est en tête, il faut donner à notre candidat l'élan d'une large majorité ...

Oui mais bon, moi, mes camarades, j'attends le débat, et j'attends les lettres en réponse à celle-ci. Martine Aubry dit qu'elle ne changera pas et semble surtout agacée. Je ne peux me contenter qu'on me dise que son projet est montebourgo compatible à 90%. François Hollande dit qu'il a entendu le message des électeurs d'Arnaud Montebourg mais pas grand chose de plus. Je ne peux me contenter qu'on me dise qu'on respecte et tient compte de mon vote.

Mercredi soir, le débat. Un peu d'appréhension, on sent bien que ça se crispe. Il ne faudrait pas gâcher ce succès par l'énervement de la dernière ligne droite. Débat très différent des précédents, et je l'avoue, parfois, j'ai un peu fait autre chose (ça tombe bien, il y avait une conférence de presse à préparer pour Freescale). Finalement, rien de bien méchant, encore un débat de bonne tenue. Plus technique, un peu trop à mon goût, mais enfin, encore une fois, on parle politique. Après le débat, j'ai regardé l'analyse sur LCP. Intéressant de constater que les journalistes soulignent finalement ce qu'on disait avant le 1er tour : pas de grande différence sur le fond entre les deux candidats, surtout des différences de tempérament et de style. "Dérange-t-on des électeurs pour une question de tempérament?"... Dommage, dommage, que 17% n'aient pas suffi... Thierry Mandon sur LCP s'agace des postures de formules : gauche molle ou gauche solide, c'est énervant, dit-il, car cela masque une réalité de ce 2e tour : le réel mouvement des deux candidats vers une gauche différente de celles qu'ils incarnaient tous deux au départ.

Et maintenant ? Les médias n'en peuvent plus, un candidat qui ne dit rien, mais alors quoi ?

Un mot sur Ségolène Royal, émouvante dimanche soir, élégante et politiquement forte ce soir pour dire à David Pujadas sa déception et les raisons de son choix politique.

Nous sommes jeudi. En plus du débat, nous avons deux réponses écrites, que chacun peut lire, ici.

Et maintenant ?

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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commentaires

Eric 31/10/2011 18:46



Joli blog ! Contenu progressite ... Cordialement, E.M.



Marie-Agnès Gandrieau 17/11/2011 22:05



Merci !