Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Une souris rose
  • Une souris rose
  • : Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
  • Contact

Paroles

On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

Rechercher

http://agauchepourgagner.fr

27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 21:52

carmencru

Que voilà une bonne rentrée.

Revenue au travail depuis deux jours, j'avais encore l'esprit à remercier Mitterrand/Mauroy pour ma 5e semaine de congés payés et Jospin/Aubry pour mes jours de RTT dépensés avec bonheur.

Mais ça, c'était avant, bien sûr. Du temps où la gauche amenait des progrès notables pour les salariés, au lieu de leur casser le moral.

Oui, je suis en colère, vous l'avez remarqué ? C'est que la perspective de devoir, au choix (enfin, au choix de mon employeur à vrai dire) m'user les yeux à travailler encore à 67 ans, ou traverser une période de chômage encore plus longue, en tant que senior fatiguée et trop chère, a tendance à me contrarier un tantinet.

J'avais pourtant espoir que seraient entendues les voix de tous ceux qui disaient leur opposition à ce type de mesure. 

En Juillet, Marisol Touraine avait profité d'un déplacement à Toulouse pour rencontrer les élus et "cadres", comme on dit, du PS de Haute-Garonne. Elle souhaitait aborder le sujet des retraites, ce qu'on ne pouvait qu'apprécier. J'avais alors saisi l'occasion de tenter de dire pourquoi les déclarations de François Hollande sur l'allongement de la durée de cotisation avaient gâché mon 14 juillet. Pourquoi, en tant que salariée, je ne pouvais considérer que comme une trahison que mon parti se mette sur ce point dans les pas des réformes précédentes que nous avions pourtant combattues. Pourquoi, alors que j'aime beaucoup mon métier, que j'ai choisi après 6 ans d'étude, je m'imaginais mal au travail à partir d'un certain âge, et pourquoi j'étais bien convaincue de toute manière de ne plus y être (et au passage, pourquoi je ne remerciais pas l'ANI et sa clause mobilité forcée).

Ce que j'avais entendu ensuite ne m'avait pas vraiment rassurée.

On m'a expliqué pourquoi il fallait une réforme des retraites. Mais oui, certes, et personne ne le conteste ! La question est de choisir quelle réforme.

Sur le sous-emploi des seniors, on m'a dit qu'il fallait être optimiste, que la crise serait alors passée. C'est vraiment (faire mine d') ignorer que la France a, depuis longtemps, un taux d'emploi des seniors faible comparé à d'autres pays d'Europe. Et méconnaitre la politique de l'emploi des entreprises qui gèrent leur pyramide des âges à coup de plans sociaux ou de mesures d'âges plus ou moins sympathiques (à titre d'exemple avec des témoignages, à lire ici un article du Monde de 2010).

J'ai bien conscience d'avoir alors jeté comme un froid sur les plateaux repas. Mais c'est que ce sujet n'est pas un débat militant théorique. Depuis que j'ai commencé à travailler, ce sont sont 5 ans 1/2 de vie de retraite qui m'auront été prises par les réformes successives. La cerise sur le gâteau vient avec ce gouvernement pour lequel j'ai sacrifié tout ce temps à militer, qui non seulement fait siennes les réformes de la droite, mais encore en rajoute une couche.

Bien sûr, il y a des éléments positifs dans quelques mesures. Mais vous me permettrez de les oublier à cause de ce fichu allongement, et avec tous ceux, salariés et jeunes, qui réagissent particulièrement mal ce soir, de résumer ainsi ma pensée :

FAUT PAS POUSSER MEME DANS LES ORTIES

et

Rendez-vous le 10 septembre.

 

A lire aussi dans ma blogosphère :

- Retraites: la non-réforme foireuse de la gauche, chez Melclalex

- Le retour de l'attaque des retraites, chez Seb Musset

- Retraites ? La Bérézina..., chez Jegoun

- Réforme des retraites, trop bien, chez El Camino

- Jusqu'à 66 ans... Peut-être 68 ou 69 d'ici là, chez Falconhill

Et le mot de la fin :

 

ON AVAIT DIT

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
commenter cet article

commentaires