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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 13:21

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C'était une goutte d'eau. Du genre discrète, facilement noyée dans une pluie de mauvaises nouvelles. Elle était pourtant de celles qui font déborder le vase.

Elle s'appelait "amnistie sociale". Elle fut renvoyée en commission. Autrement dit, enterrée sans fleurs ni couronnes. Pourtant, pas de financement à trouver, pas de contrainte européenne à respecter, rien. Une petite loi de rien du tout. Juste un signe à donner.

Le signe fut donné, il est vrai. Dans le sens opposé. A ce moment là, le vase déborda, et s'en alla alors grossir le courant des déceptions formé en ce même temps par la loi dite "de sécurisation de l'emploi". Applaudie par le Medef, contestée par le premier syndicat de salariés du pays, issue d'un accord minoritaire au moment de sa signature, qui ne devint majoritaire, de justesse, au sens de la représentativité, que par le miracle qui vit la CFTC, contre toutes attentes, rester représentative. Contestée aussi au sein du Parti Socialiste, au point qu'un certain nombre de députés, après avoir travaillé à l'amender, ne la votèrent pas. Peu de monde à l'Assemblée pour ce projet de loi qui ne concernait que des millions de salariés et touchait au Code du Travail, qui devrait être pour des socialistes une sorte de Bible. Me semblait-il. La loi fut donc votée, vite fait mal fait.

De l'eau coula alors sous les ponts de Mai. Las, au retour de congés, nouvel avis de tempête sur océan de crises sociales. Revoilà une nouvelle réforme des retraites en vue, et revoilà, entre autres, un nouvel allongement de la durée de cotisation. Comme en 2003, où des vagues de mécontents, dont les socialistes, avaient manifesté contre la réforme Fillon. En vain, d'ailleurs. On ne peut reprocher à François Hollande d'avoir promis monts et merveilles sur les retraites. Mais quand on est salarié, la perspective de voir le poteau encore reculer, alors que les retraites complémentaires viennent d'être désindexées dans l'indifférence générale, et que tous les chiffres disent la difficulté des "seniors" de rester dans l'emploi, est particulièrement insupportable.

Voilà bien de la grogne, me direz-vous. C'est que nous sommes le lundi de Pentecôte. Frisquet, mais bien ensoleillé enfin, ce serait pourtant le moment de profiter sereinement d'un jour de congé. Oui mais voilà. Il a fallu, justement, poser un jour de congé, grâce à monsieur Raffarin qui nous imposa 7 heures de travail gratuit. "Si, en 2007, nous devions revenir aux responsabilités, nous déciderions de revenir au jour férié" disait ainsi le 1er mai 2005 le Premier Secrétaire. Me voilà soudain reconfortée : l'année prochaine, c'est certain, ce sera fait, et tout ira mieux.

En attendant, je vous laisse. Je dois prendre encore un peu de repos. Histoire d'être en forme pour le travail, demain, et les quelques 20 années censées me rester à être performante. En espérant éviter un poste en Aquitaine ou en Région Parisienne, que je ne pourrai maintenant refuser, loi de "sécurisation" oblige, même si mon contrat de travail mentionne Toulouse.

Une goutte d'eau, vous dis-je.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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