Je voudrais revenir sur le dernier Conseil Fédéral. Il a été quasiment entièrement consacré au mauvais score en Haute-Garonne des
Sénatoriales qui ont eu lieu la semaine d’avant. Il était bien normal que ce résultat décevant soit commenté. Il est vrai aussi sans aucun doute qu’il y a eu des comportements qui posent
problème. Fallait-il pour autant ce déchainement de mots et cette tension attisée? Ne peut-on pas, dans cette fédération, poser les problèmes, en discuter, tirer les enseignements sans
anathèmes ni invectives ? C’est un peu fatiguant à la longue… et ça ne fait pas avancer les choses d’un iota ! Et plutôt que régler des comptes et se regarder le nombril, je trouverais
plus utile un PS capable de prendre à bras le corps les préoccupations du moment.
Deux points d’actualité ont tout de même été évoqués.
D’abord la situation à Castanet, où les employés municipaux se défendent contre les attaques brutales du maire sur leur temps de travail.
Ensuite sur la situation à Airbus, qui de nouveau est revenue sous les feux de l’actualité, avec l’annonce de la création de sa filiale Aérolia.
Je me suis sentie presque mal à l’aise, par contraste dans ce climat tendu, d’intervenir pour présenter ce point. Mais je suis heureuse qu’il ait été été mis à l’ordre du jour et qu’un travail régulier puisse être fait sur ce dossier. Le sujet me tient à cœur, peut-être pour commencer par proximité professionnelle au sein du groupe EADS. Mais au-delà, parce je le trouve emblématique. En raison du poids économique et social d’Airbus sur la région, mais aussi parce que derrière la vitrine technologique, on trouve les problèmes qui se posent dans de nombreuses entreprises : financiarisation au détriment de la politique industrielle, précarité, externalisations, délocalisations, plans sociaux…
Le tristement célèbre plan Power8 prévoyait au départ plusieurs volets, notamment la suppression de 10 000 emplois et la vente de sites, en France ceux de Méaulte et de Saint-Nazaire.
Au mois de Juin, une réunion s’est tenue à la Fédération, réunissant dans ce même lieu des
délégations des 5 syndicats d’Airbus, Pierre Cohen, Martin Malvy, Pierre Izard (représenté par Bertrand Auban) et de nombreux parlementaires de Haute-Garonne. L’objectif était de faire un nouveau
point sur la situation de l’époque et d'échanger les analyses, mais aussi de s’inscrire dans un travail de fond permettant un contact suivi, et autant que nécessaire, entre les syndicats et le
PS.
De nombreux communiqués ont été produits par nos élus. L’organisation d’une table ronde sur l’aéronautique a été demandée au gouvernement – restant pour l’instant sans réponse.
Depuis, le plan Power8 Plus (quelle poésie !) a été annoncé fin Août. Avec l’échec de la négociation engagée avec Latécoère pour le rachat des sites, suite à l’arrêt de la vente des sites allemands (pour résumer), a été annoncée la création d’une filiale nommée finalement Aérolia. Elle sera chargée de l’aérostructure (mécanique et composite) et regroupera des salariés de Méaulte, de Saint-Nazaire, mais aussi du Bureau d’Etude de Toulouse, chargés à ce jour de la pointe avant. Cette filiale est considérée comme un fournisseur de rang 1. Elle pourrait être mise en concurrence avec d’autres entreprises, mais aussi avec d’autres filiales, allemandes notamment. La direction d’EADS a clairement laissé entendre qu’il s’agissait d’une étape vers une prochaine vente d’ici quelques années. Et la création d’une usine « low-cost » en Tunisie par Aérolia a bien été confirmée. Cela pose donc d’une part des problèmes d’un point de vue industriel. Cela pose aussi le problème social du statut des salariés « filialisés ». A Toulouse, 150 salariés environ ont changé de situation au 1er octobre, petits pions transférés d’une société à une autre, sans choix possible, et environ autant devraient l’être plus tard, pour une création effective des filiales au 1er Janvier 2009.
Conformément à ce qui a été discuté ce soir là, ci-dessous le communiqué émis le 29 septembre, le jour où se tenait à Airbus un Comité Central d’Entreprise sur le sujet.
Je sais qu’il a été transmis aux gens concernés, et qu’il a été apprécié. Tant mieux.
C'est bien une des raisons d'être d'un parti que d'être au plus près des préoccupations des gens qu'il est censé représenter.
J’en profite au passage pour rendre hommage à mes camarades du syndicat CGT d’Airbus, qui se démènent sur de nombreux sujets, avec beaucoup de persévérance, dans un contexte difficile pour la CGT, comme dans de
nombreux endroits dans le groupe EADS, notamment ceux venant de l’ex-Aerospatiale. J’espère qu’ils seront un peu plus payés de retour aux prochaines élections professionnelles, ce ne serait que
justice – et je pense un bien pour l’ensemble des salariés d’Airbus.
FEDERATION DU PARTI SOCIALISTE DE LA HAUTE-GARONNE
COMMUNIQUE de PRESSE
Le PS de Haute-Garonne réitère ses préoccupations sur le plan Power8Plus et le processus de création de la filiale Aerolia avec la délocalisation d’une usine low-cost en Tunisie.
Nous exprimons notre soutien aux salariés d’Airbus, et notamment aux salariés toulousains directement concernés, à qui l’on veut imposer très rapidement un transfert dans cette filiale, et qui ont manifesté leur légitime inquiétude.
Nous espérons à tout le moins que la direction d’EADS, dans le respect du dialogue avec les organisations syndicales d’Airbus, ne reviendra pas sur les engagements pris au moment du projet de vente à Latécoère, concernant le libre choix donné à chaque salarié de rester salarié Airbus ou d’être transféré dans une filiale.
Sur le plan industriel, nous ne pouvons qu’être très inquiets devant les menaces que font peser les annonces de délocalisation et la création d’une filiale dont la direction d’EADS indique déjà que ce n’est qu’une étape vers une future vente. Cette logique d’externalisations et de démantèlement est une menace pour la pérennité de l’industrie aéronautique européenne, comme pour tout le tissu industriel en Midi-Pyrénées, avec de nombreux emplois concernés à Airbus et chez ses sous-traitants.
L’état actionnaire d’EADS porte une lourde responsabilité dans ce dossier.
Nous attendons toujours la réponse à la demande formulée à François Fillon d’organiser une table ronde sur l’avenir de l’aéronautique avec l’ensemble des interlocuteurs concernés. Nous prendrons toutes dispositions pour faire aboutir cette démarche.
Pierre COHEN Maire de Toulouse - Martin MALVY - Président du Conseil Régional - Pierre IZARD - Président du Conseil Général
Les Parlementaires de la Haute-Garonne : Bertrand AUBAN , Jean-Jacques MIRASSOU, Kader ARIF, Catherine LEMORTON, Gérard BAPT, Martine MARTINEL, Françoise IMBERT, Monique IBORRA, Patrick LEMASLE, Jean-Louis IDIART
« Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin… » chantait Claude Nougaro…
Me voilà connectée depuis le Limousin après ces jours loin de la Haute-Garonne. J’étais en effet toute cette semaine à Lyon, dans la délégation de Midi-Pyrénées pour le 38e congrès
national de la Fédération de la Métallurgie CGT. Une merveilleuse semaine, riche de réflexions et de fraternité, vraiment une grande satisfaction militante et des moments que je n’oublierai pas…
Très différent d’un congrès du PS en tout cas, j’y reviendrai. Le seul bémol : pas d’accès internet en libre service dans le centre des congrès. Et comme les journées étaient très chargées,
une semaine sans connexion possible.
Du coup, à peine le temps de savourer la victoire de Pierre Cohen dimanche dernier, par télé interposée pendant que je faisais mes valises, et pas possible d’assister au Bureau Fédéral et au
Conseil Fédéral de lundi dernier, où pourtant beaucoup de petit lait a dû se boire. La joie n’en était pas moins grande. On savait que c’était possible, mais que ce serait serré. Ou
réciproquement… Et bien c’est fait, enfin Toulouse est revenue à gauche. Bravo Pierre, et merci ! Et bravo à tous les camarades toulousains qui ont mené belle campagne. Un nouvel air s’est
levé sur la ville rose, de nouvelles têtes amies arrivent au Capitole. Que du bonheur ça aussi !
Pas le temps non plus de donner les résultats d’Aigrefeuille, où la situation est en revanche plus complexe. Nous votions dimanche dernier pour élire les 3 derniers conseillers. Voici les résultats tels que je les ai notés au dépouillement.
Inscrits : 587 ; Votants : 459 (483 au 1er tour), soit plus de 78 %. Blancs et nuls : 11
La « liste entière » de 3 noms de J.L. Grudé obtient 234 voix, celle de 3 noms de G. Tangoletto 168 voix. Peu de panachages cette fois. Les 3 candidats de la liste de Geneviève Tangoletto, liste pourtant majoritaire avec les 12 sièges acquis au 1er tour, ne sont donc pas élus. Ce qui veut dire que le maire de la commune ne sera pas la tête de liste. Décidemment, après le départ en cours de mandat de Christophe Gil, maire élu en 2001, il sera dit qu’encore une fois Aigrefeuille aura un maire que ses habitants n’auront pas directement choisi. D’après mes informations, le conseil municipal devait se tenir ce vendredi et peut-être mes lecteurs d’Aigrefeuille savent-ils déjà le résultat. Mais comme je ne suis pas sur place, je ne vais pas risquer d’écrire des bêtises, si jamais il y avait eu du changement par rapport à ce que je sais.
En attendant, comme disait Desproges dont je relis les chroniques : « Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver ».
Voilà les résultats en synthèse tels que je les ai notés ce soir à la mairie.
Inscrits : 587
Votants : 483 (soit plus de 82 % de participation).
12 candidats sur 15 de la liste de Geneviève Tangoletto
sont élus au 1er tour. Ils obtiennent de 244 à 258 voix. Nous revoterons donc pour élire les 3 derniers
dimanche prochain. Aucune des 2 têtes de liste n’est élu(e).
Le dépouillement fut long, car il y eu beaucoup de panachages. Le comptage des votes « listes entières » est l’inverse du
résultat global : 166 voix « liste entière G.Tangoletto », 171 voix « liste entière J.L. Grudé ».
J’ai noté le détail, mais je ne trouve
pas très nécessaire de publier sur internet combien de voix a obtenu chacun des candidats du village. Les procès-verbaux seront en mairie.
Ce dimanche verra donc la fin d’une période toute particulière et, je l’espère quoi qu’il arrive, de nouveaux départs, avec le
premier tour des municipales. Evènement important bien sûr pour chacun tant les conséquences sont significatives sur la vie quotidienne.
Evènement important aussi pour le PS, parti d’élus, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, pour tous ces camarades engagés, simples militants ou élus connus, qui ont à cœur d’agir pour la
vie publique et y consacrent un temps et une énergie que ceux qui les jugent sous-estiment parfois bien injustement. Le pire, parce que c'est le moment où intérêts personnels et manoeuvres peu
reluisantes ont tendance à réapparaître. Et parce que d’une élection à l’autre, il y a toujours une bonne raison pour le Parti de ne pas se rénover. S’il est important que la gauche ait des élus
qui portent ses valeurs partout sur le territoire, des petites communes aux grandes agglomérations, le seul horizon du PS ne peut être celui d’un socialisme municipal. Après ces élections devra
donc venir le temps d’une vraie analyse et de la refondation du parti et de son projet politique.
En attendant les enjeux sont là. Je ne suis pas toulousaine, mais, sans parler du symbole national, tous les socialistes de l’agglomération sont concernés par la municipale à Toulouse, avec enfin une réelle chance de faire basculer la mairie avec la liste de gauche que Pierre Cohen a su rassembler. Les sondages ne sont que sondages, retenons notre souffle et rendez-vous dimanche soir.
Dans ma commune, c’est tout autre chose. Dans un village d’un peu plus de 800 habitants, l’élection n’est pas politique au sens partisan du terme, mais elle n’en est pour autant pas moins passionnée, et là aussi, pour le meilleur et pour le pire. La situation d’Aigrefeuille est un peu particulière, la maire sortante n’ayant pas été élue, mais désignée en cours de mandat suite au départ de la commune du maire élu. Deux listes se présentent donc, une conduite par la maire en place, avec peu de sortants, et une seconde qui s’est créée en opposition aux dernières années. Les deux réunions publiques ont montré que cette élection intéresse du monde – la salle des fêtes était pleine mardi comme jeudi. Je n’ai pas aimé dans cette campagne certains dérapages et abus ici ou là, suite logique de quelques tensions qui ont malheureusement traversé le village depuis quelques temps. J’ai bien aimé en revanche la réflexion que cela a apporté, sur le choix des projets et l’évolution du village, sur le fonctionnement de la mairie et la nécessité de communication et de concertation. J’ai aimé aussi les moments d’échanges à la fin des réunions. Comme beaucoup je connais et apprécie des gens sur chacune des listes. J’ai été frappée d’entendre si souvent exprimé, et de tous côtés, le souhait de retrouver l’esprit d’Aigrefeuille, celui d’un village où les gens se parlent, se respectent, participent à des activités ensemble. Pas facile de passer d’un petit village rural à une commune un peu dortoir qui accueillera bientôt 300 habitants de plus quasiment d’un seul coup, aux portes d’une agglomération envahissante. J’espère donc sincèrement que dimanche, quels que soient les résultats, une page se tournera et que le climat deviendra plus paisible. Je pense que c’est possible, et j’espère que chacun y mettra du sien.
Le dossier TAD avance (voir un précédent article). Pour les citoyens de la commune qui n’auraient pas lu le tout dernier « Epifeuille », notre village sera inclus dans une très prochaine étude du SITPRT (Syndicat Intercommunal des Transports Publics de la Région Toulousaine). Le TAD pourrait aller vers le métro de Gramont, via Quint-Fonsegrives, est-il indiqué. La mairie appelle donc les habitants à faire savoir leurs attentes en la matière : déplacements envisagés, emplacement de l’arrêt, fréquence et horaires,…
C’est très urgent : faites savoir votre intérêt et vos souhaits jusqu'à ce lundi par courrier électronique à mairie.aigrefeuille31@wanadoo.fr , ou par un mot dans la boite aux lettres de la mairie.
