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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 18:30

Jarnac-Janvier-2012 2519Ce dimanche 8 janvier, j'étais à Jarnac à l'occasion de l'hommage à François Mitterrand, mort le 8 janvier 1996. 16 ans déjà.

Je n'ai jamais été mitterrandolâtre, et je ne pense pas que la nostalgie soit bien utile en politique. Mais je revois encore, le 10 mai 1981, ce visage se dévoiler sur la petite télévision de l'époque, le champagne, les roses le lendemain dans la cité scolaire. J'ai en tête des images, le Panthéon, Badinter, quelques interventions solennelles. Et puis, lorsque je pose des congés, je n'oublie pas que c'est à cette gauche là que je dois ma 5e semaine, entre autres choses. Cela n'enlève pas "le droit d'inventaire", comme disait Lionel Jospin. Mais cela mérite à mes yeux respect et mémoire.

C'est pourquoi j'ai accepté avec plaisir l'invitation de Jérôme Royer, maire de Jarnac et mandataire du mouvement d'Arnaud Montebourg en Charente, et de sa coordinatrice Cécile Le Masson.

Me voilà ce dimanche matin, depuis ma Haute-Vienne natale, roulant vers Jarnac, sur ces routes qui me rappellent ma jeunesse... J'arrive sans encombre de bonne heure. Est-ce moi ? Il flotte comme une atmosphère particulière dans ce gros bourg charentais encore un peu endormi sous les nuages. Rues et maisons de Charente me semblent familières. Les chais de cognac sont la seule touche touristique à mes yeux. Je me dirige vers la maison natale de François Mitterrand. Déjà du monde, beaucoup de journalistes, des gens de Jarnac aussi, Gilbert Mitterrand qui discute sur un trottoir. Jolie maison charentaise, au blanc un peu sali. Je dois dire que ça me fait quelque chose. Mémoire et modernité, sur Twitter j'écris : "A Jarnac, devant la maison natale de François Mitterrand. La rénovation et les idées nouvelles se nourrissent aussi de notre histoire."

Jarnac-Janvier-2012 2518J'ai rendez-vous avec Cécile devant le cimetière vers lequel je me dirige. Première barrière, il semble que cette année, pour raisons de sécurité, l'accès soit réservé aux gens munis d'une invitation, qu'évidemment personne n'a avec soi. La consigne sera levée, et nous voilà attendant devant les grilles. Le service d'ordre a bien du mal, mais tout reste tranquille. Malgré les journalistes, rien à voir avec la bousculade d'autres évènements que j'ai connu. La simplicité de la Charente provinciale peut-être ?

Voilà le cortège qui vient de la maison natale - ou plutôt, ce que j'en vois, les perches des cameramen qui suivent François Hollande.

Dans les allées du cimetière, il y a finalement beaucoup de monde. Nous nous retrouvons avec Cécile bloquées dans l'allée menant à la célèbre tombe. Nous nous sentons un peu mal à l'aise alors, et décidons de revenir vers l'entrée du cimetière. Un vieux monsieur, de la région sans doute, un habitué, me dit que l'année dernière il a fallu rappeller à l'ordre des journalistes qui montaient sur les tombes pour mieux filmer ou photographier. Il y a comme un décalage, entre le côté solennel et tranquille de ce cimetière, et ce côté médiatique en son enceinte (lisez ici le billet d'un photographe de Libération qui raconte sa gène en ce moment où pourtant il fait comme les autres). Pour ma part, j'ai pris quelques photos de la foule et du cortège suivi par les médias. Je ne les publierai pas. C'est montrer l'envers du décors, certes, mais cela me semblerait irrespectueux des autres morts de ce cimetière et de leurs familles.

Jarnac-Janvier-2012 2524A la sortie, ça se presse, François Hollande s'arrête saluer les gens sur son passage, encadré par de paisibles gendarmes. Interviews, photos, on est en campagne ! Oups, j'aperçois un parachuté à côté de Mazarine Pingeot, bon, je regarde ailleurs. Les fidèles sont là, Hubert Védrine, Elisabeth Guigou. Jean-Michel Baylet a fait le déplacement, suite des primaires je suppose. Harlem Désir, comme d'habitude, fait le travail, venu représenter le PS et Martine Aubry.

Jarnac-Janvier-2012 2526Nous nous dirigeons vers la salle des fêtes au pas de l'escargot. Dans la foule, quelques chapeaux de feutre noir nous rappellent pour qui nous sommes venus.

Attente, on fait passer la presse, un petit souci sur les tables, mais nous voilà installés, à deux pas de la "table d'honneur", comme ils disent.

Nous écoutons Jérôme Royer qui nous acceuille, dans cette année très particulière. Il excuse Ségolène Royal et Arnaud Montebourg, finalement en campagne à Paris (regarder la vidéo : par exemple ici sur le blog de DIDR 77). François Hollande met la dernière touche à son intervention, pendant que la présidente de l'association François Mitterrand nous parle du passé. François Hollande, lui, parlera bien entendu de François Mitterrand, mais pour évoquer les leçons à tirer pour l'avenir. Il parlera de sa patience et de son rapport au temps, de sa ténacité, de la force de sa volonté politique, de sa manière d'aimer la France. Et finira en souhaitant de pas le laisser être le seul président socialiste de la Ve république ! Salle très  attentive, rien d'un meeting, comme une espèce de gravité dirait-on.

Jarnac-Janvier-2012 2529Ce repas fut aussi un moment d'échanges, c'était le but. Plaisir de quelques mots avec Harlem Désir, toujours calme et clair dans ses propos. Discussion sur nos idées et nos rêves avec les volontaires du mouvement charentais d'Arnaud Montebourg. Fin de repas, la salle se vide, horaires de train oblige. Nous nous retrouvons à quelques uns autour de Jérôme Royer maintenant détendu. C'est un grand plaisir de rencontrer quelques éminents membres de la C6R (la Convention pour la 6e République) "canal historique" si je puis dire, Julien Colette, François Colcombet, Laurent Bayon, et quelques autres.

Jarnac-Janvier-2012 2534Je n'aurai pas le temps de poursuivre autour d'un café, il me faut maintenant rentrer à Toulouse.

Je fais un détour par le cimetière, loin de l'agitation maintenant, pour quelques instants devant la tombe de François Mitterrand, couverte de gerbes, et devant laquelle des gens ordinaires viennent comme moi passer quelques instants.

Comme quoi, à Jarnac, ce sont bien mémoire et idées nouvelles qui se sont rencontrées.

Jarnac-Janvier-2012 2536

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 12:29

Militer, selon moi, c'est agir, mais aussi écouter, confronter des points de vue, enrichir la réflexion par ce qui est au départ différent, capter ce qui se passe dans la réalité de la société. Il me semble que c'est aussi cela, la rénovation en politique : ouvrir plus grand nos yeux et nos oreilles sur ce qui se passe en dehors du Parti.

C'est pourquoi j'ai eu envie d'inaugurer une nouvelle rubrique, une table ouverte de partage d'opinions, en donnant place ici à des "invités", pour qu'ils s'y expriment librement.

J'inaugure la série avec un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Cet article est publié dans le numéro de janvier de l'Avenir, le journal du PS de Haute-Garonne.

 

XavierP.JPGLa parole est à Xavier PETRACHI, CGT, animateur régional Midi-Pyrénées métallurgie et Délégué Syndical Central Airbus France.

 

Pour une politique industrielle innovante et productive
Toulouse, reine de l’aéronautique. De fait, la croissance de l’emploi industriel en Midi-Pyrénées est le résultat de celle du secteur aérospatial (Airbus, Astrium, Thales…). Ce colosse aux pieds d’argiles fait apparaître bien des brèches et cache une situation difficile pour les industries de la métallurgie dans notre région.
Hors aéronautique, Midi-Pyrénées a subi le choc de la crise financière. Chômage partiel à la SAM à Decazeville et à BOSCH à Rodez jusqu’à un jour sur deux pendant quasiment 2 ans. A Villemur fermeture de MOLEX que les 283 salariés ont de suite assimilé à des licenciements boursiers. Projet, rejeté par CGT et CFDT, de réduction de salaire avec chantage à l’emploi  à CONTINENTAL (Toulouse/Foix/Boussens) qui fait des milliards de bénéfices.  Annonce de 821 nouveaux licenciements à FREESCALE Toulouse qui sonne la mort du plus gros site de production de semi-conducteur en France.
Pour l’aéronautique, le plan POWER8 d’AIRBUS en 2006 prévoyait de modifier la chaîne de fournisseurs, d’externaliser en zone dollar, de céder des sites pour créer des champions de l’Aérostructure, et 10.000 suppressions d’emploi, 5.000 directes à Airbus, plus de 2.000 en France. Ces suppressions d’emplois se sont traduites par des départs en retraite anticipés, largement compensés par les milliers d’embauches faites depuis 2010 avec la croissance des programmes A320 et A330, la montée en régime de l’A380 et le nouveau programme A350.
Par contre, ce n’est pas la même « euphorie » parmi les fournisseurs. Airbus a créé AEROLIA à partir de ses sites de St Nazaire et Méaulte (Picardie), et Premium AEROTECH en Allemagne, pour faire émerger des Partenaires à Risques (RSP) capables de gérer des fournisseurs rang 2, 3, … et d’assumer les investissements de nouveaux programmes. Dans la logique de baisse de coûts, ces RSP doivent impérativement délocaliser une partie de la production en zone low-cost. De fait, 50% des achats Airbus se font en zone dollar, soit directement, soit par la chaîne de fournisseur qui a une obligation jusqu’à 20% des contrats en zone émergente (Tunisie, Maroc, Inde, Chine, Russie, Pologne, …).
LATECOERE, un leader de l’Aérostructure, a été mis en difficulté financière avec cette politique. Car si Airbus a renfloué sa trésorerie (>12 milliards d’euros), ce n’est pas le cas de LATECOERE, qui doit avancer sur ses propres deniers les investissements de l’A380, du B787, …, a subi de plein fouet l’arrêt des programmes de Dassault, d’Embraer, et soutenu son site en Tchéquie au détriment de celui de Cornebarieu qui a fermé.
Ces quelques exemples, parmi d’autres, montrent que l’URGENCE est de garder nos compétences et nos emplois industriels en Région. Tous les grands donneurs d’ordres imposent la même stratégie de délocalisation. Il faut ARRETER.
Airbus est filiale à 100% d’EADS, groupe européen dans lequel l’Etat français possède encore directement 15% des parts et la caisse des dépôts 7.5%, ce qui fait de l’Etat français le 1er actionnaire. Et pourtant, il est représenté par un banquier sans droit de vote et le conseil d’administration sera dirigé en 2012 par Arnaud LAGARDERE qui possède 7.5% mais a annoncé son désengagement. Ainsi, des entreprises stratégiques sont laissées aux mains des actionnaires et des financiers, alors qu’il revient à l’Etat de redonner un sens industriel à la conduite de ce bien commun national et européen.
L’Etat doit reprendre la main sur la conduite ultra libérale et financière de ces grands groupes qui font encore le renom de l’industrie française et européenne.
Cela doit se faire en reconstruisant un dialogue social avec les organisations syndicales.
La bataille de l’industrie ne se gagnera pas avec des méthodes de production de type « LEAN », des méthodes de management stressantes, ou la mise en concurrence des salariés avec ceux des pays « low-cost ».
La bataille de l’industrie se gagnera par une politique volontariste de l’Etat d’accompagner les grands groupes et le tissu industriel dans une recherche innovante autour des produits, en mettant les ressources au service de l’industrie et en s’opposant à sa financiarisation.
Cela peut passer par l’arrêt des licenciements boursiers, par le contrôle de l’Etat des grands groupes industriels et financiers, le soutien aux entreprises qui ne délocalisent pas, la mise en place partout de dialogue social. C’est un enjeu majeur dans le débat présidentiel.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Table ouverte
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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 13:00

lettreauxfrancaisFH2012.pngLibération a publié hier la tribune de François Hollande.

La droite fait mine de s'offusquer - mais si on écoute Jean-François Copé, dès qu'on critique Nicolas Sarkozy et sa politique, on est agressif ! Drôle de conception de l'opposition démocratique. Les ficelles de la stratégie de l'UMP sont tout de même un peu grosses. Tempêtes dans un verre d'eau sur la forme. Sur le fond, en revanche, on n'a pas entendu l'UMP défendre ce qui est contesté. Et en effet, il y a beaucoup à dire sur le bilan de la droite au pouvoir, et singulièrement celui des cinq dernières années.

Extrait :

" La dépression économique est là, l’angoisse sociale est partout, la confiance nulle part. J’affirme avec netteté où se situent les responsabilités. Certes, depuis 2008, il y a la crise. Elle est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation. Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l’Etat depuis cinq ans."

Alors oui, en ce début d'année, le moment est venu d'entrer dans une nouvelle étape de la campagne des présidentielles. François Hollande le fait en marquant ses valeurs et principes.

Extrait :

"Je sais que beaucoup d’entre vous se demandent si notre pays a encore le choix de son destin ou s’il est condamné à appliquer un programme décidé ailleurs ou dicté par les marchés financiers. Beaucoup doutent de notre capacité collective à décider de notre avenir, et de notre liberté de nous mettre en mouvement selon nos valeurs et notre modèle social. Beaucoup s’interrogent sur la réalité de notre souveraineté. A tous ces Français, je veux dire : oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe, à condition que celle-ci soit réorientée. Ce sera une des responsabilités principales du prochain chef de l’Etat. Nous sommes capables de nous dépasser chaque fois que nous nous mobilisons sur une cause qui nous rend fiers. La France est un grand peuple, capable du meilleur s’il retrouve la confiance en lui, la confiance en l’Etat et en celui qui l’incarne."

Lisez l'intégralité de cette lettre sur le site de campagne de François Hollande.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 09:32

ValleeVienne2.jpg2011, le printemps arabe, incroyables changements, incroyables images. La démocratie, fragile, et chère payée. Admiration. Répression. Elections. Déceptions. Espoirs. Et en 2012, quoi ?

2011, Fukushima. Prise de conscience après grosse frayeur. Les cheminées de Golfech semblent encore plus menaçantes. Même si on a compris que Jean-Michel Baylet cultivait dans son jardin des plantes étranges sous leur nez. Un tout petit bout du tabou est rogné, le nucléaire s'invite enfin dans le débat public. Fantasmes, déclarations fracassantes. Espoir. Depuis, à part quelques grimpeurs de Greenpeace, pas grand chose. Alors, en 2012, que déciderons-nous ?

2011, la crise de la zone euro, la crise tout court, la crise de nerfs d'un Sarkozy sauvant le monde tous les trois jours. En fait, toujours rien, toujours au même point, en pire pour ceux qui en subissent les conséquences, quand rigueur rime avec injustice. Un des mots de l'année, et c'est Le Figaro qui le dit : démondialisation. Quand enfin on ose affronter la pensée unique qui nous promettait la planète des bisounours. En réalité, pour quelques uns, le paradis, pour le plus grand nombre, la désespérance. Et en 2012, quel avenir dessinerons-nous ?

2011, la désindustrialisation du pays, enfin un constat partagé. De l'industrie sale et polluante au renouveau productif, un peu de chemin parcouru, au moins dans les têtes. Dans les faits, tout reste à faire. 2011, tristes anniversaires en Haute-Garonne. Les 3 ans de l'annonce de la fermeture de Molex à Villemur, les 2 ans de l'annonce de la fermeture de l'usine de fabrication à Freescale Toulouse. Visite pleine d'émotion et en demi-teinte à Villemur Industrie successeur de Molex. Les machines tournent mais on est loin des 200 à 300 que visait en 2009 le ministre Estrosi. Réunions régulières à Freescale qui se dirige vers ses 821 licenciements, dirait-on, dans l'indifférence générale. Et en 2012, que fait-on ?

TratsAM2011, année très politique. Les primaires, bouffée d'oxygène. Des millions de gens suivant de très sérieux débats télévisés, deux dimanches heureux et animés, la droite verte de rage, une réussite. Et la "révélation politique de l'année", Arnaud Montebourg, finissant une campagne tambour battant. Campagne joyeuse et tonifiante, merci Arnaud. Moments d'espoirs, stand-up, meeting bondé, et soir de vote sur le trottoir de la Fédération de Haute-Garonne : "on va faire un carton". En effet, 17%, et beaucoup d'espoirs pour la suite. Et vous, en 2012, êtes-vous prêts à faire grandir les idées et les rêves soulevés ?

2012, année électorale, année incertaine. Monde anxiogène, planète en danger, crise et virus mutant, mais aussi progrès de la médécine, luttes et indignations.

Aux générations nouvelles, et tout spécialement pour Tiffany et Anaelle, ces mots qu'un jeune esprit de 93 ans écrivait dans un petit livre qui a marqué :

" Aux jeunes, je dis : regardez autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation - le traitement fait aux immigrés, aux sans-papiers, aux Roms. Vous trouverez des situations concrètes qui vous amènent à donner cours à une action citoyenne forte. Cherchez et vous trouverez !" (Stéphane Hessel, "Indignez-vous!").

Belle et douce année à ceux que j'aime, aux camarades et amis, à vous qui me lisez.

Et un fructueux mois de mai, espérons-le vraiment, pour tous ceux que la gauche a vocation à défendre.

Spéciale dédicace des photos, vallée de la Vienne à Noël : à ma famille et à Michel Moine.

ValleeVienne.jpg

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Evasions
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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 15:47

 

molex enlutte 24fev2010Dimanche, dans l'émission d'Olivier Mazerolle sur BFM TV, Christian Estrosi s'est attaqué aux syndicats et en particulier à la CGT de MOLEX, lorsqu'il a voulu expliquer tout le positif de son action sur ce dossier, alors qu'il était ministre de l'industrie. Tous les MOLEX et ceux qui ont suivi le dossier ont dû bondir sur leur chaise comme je l'ai fait dimanche, ou en visionant la vidéo qui évidemment a circulé.

Je reproduis ci-dessous la réponse du syndicat demandant un droit de réponse à BFM.

Et pour ceux qui ne sont pas pratiquants du code du travail : ci-dessous, PSE = Plan de Sauvegarde de l'Emploi, hypocrite nom en l'occurrence de plan de licenciements.

 

 

Syndicat CGT Molex                         le 19 décembre 2011 

31340 Villemur sur Tarn

 

A

                        Monsieur Olivier MAZEROLLE

 

Lors du débat que vous avez animé le dimanche 18 décembre 2011, mettant en présence Messieurs Jean-Luc Mélenchon et Christian Estrosi, l’affaire Molex a été évoquée et nous avons été stupéfaits d’entendre Monsieur Estrosi mettre en cause les salariés et les organisations syndicales locales qui se seraient, selon lui, jetées sur les indemnités de licenciement extra légales, à un moment où, toujours d’après lui, il eut été possible d’arracher d’avantage de choses à Molex. Et de mettre en cause plus précisément la CGT, au travers du secrétaire du CE, en lui reprochant d’être aujourd’hui conseiller régional, jetant ainsi un doute sur son intégrité et sa loyauté dans la lutte pour leur emploi menée par les salariés.

Monsieur Estrosi a, par ailleurs, fait état de façon erronée sur  la situation de l’entité VMI (Villemur Industrie) restée en activité sur le site, en avançant des chiffres tirés d’on ne sait quel chapeau, mais qui laissent perplexe quand en plus il prétend connaître le dossier par cœur, selon ses propres paroles, et qui nous font douter sur le sérieux qu’il a mis pour traiter le dossier.

Face à ces propos fallacieux concernant VMI et aux accusations portées à l’encontre des représentants du personnel, notamment CGT, qui sont pour nous une insulte qui ne s’adresse pas aux seul délégués, mais qui touche tous les salariés qui se sont battus pour sauvegarder non seulement leur travail, mais aussi l’avenir d’un bassin d’emploi déjà durement touché par le chômage, la CGT souhaite apporter, dans le cadre du droit de réponse, les rectifications suivantes :

-       - Concernant VMI (Villemur Industrie), ce ne sont pas 65 salariés qui y sont employés aujourd’hui, mais seulement 51 dont 46 anciens ouvriers de Molex, nous rappelons que Monsieur Estrosi en avait promis 200 à la fin de l’année 2011, attendus avec impatience par tous ceux qui sont restés sur la « touche »,

-          - Le site de Villemur au moment de l’annonce comptait, non pas 170 salariés mais 316 salariés, dont 283 en CDI, 6 en CDD plus 27 intérimaires embauchés alors que l’entreprise était vouée à être rayée de la carte, pour surcroît d’activité . Ce sont environ 140 salariés qui n’ont toujours pas trouvé de travail et qui ont donc la « chance » de pouvoir bénéficier des mesures restrictives du chômage mises en place par le gouvernement actuel. Quand à ceux qui ont retrouvé du travail, ils ont pour la plupart subi plus de 30% de perte de salaire ainsi qu’une désorganisation totale de leur vie sociale.

En ce qui concerne la façon dont s’est déroulée la fermeture du site, nous tenons à préciser que durant tout le temps des négociations entre la Direction de Molex et le Gouvernement en vue de trouver un accord de maintien d’activité sur le site voulu par les salariés en lutte, les organisations syndicales ont été soigneusement écartées des discussions et n’ont donc participé à aucune de ces négociations. C’est dans ce même temps que le médiateur était nommé et qu’il mettait tout en œuvre, sur ordre du gouvernement, pour entraîner les salariés, via leurs représentants, vers la porte de sortie et leur faire accepter le PSE proposé. Chose que nous n’avons jamais accepté, le meilleur PSE pour nous étant  de garder notre emploi.

Lorsque nous nous sommes retrouvés « autour de la table », comme le dit Monsieur Estrosi, nous n’avons pas le souvenir d’avoir entendu une seule organisation syndicale dire préférer les indemnités à la proposition faite ce jour là . Nous nous souvenons par contre avoir été mis devant le fait accompli d’une reprise d’activité par un fond de pension américain (H.I.G.) concernant une quinzaine de personnes au sein d’une société nouvellement créée : VMI, financée par Molex à hauteur de 5,4M€ dans le cadre de la revitalisation, par l’état à hauteur de 6,6M€ à titre de prêt, et HIG à hauteur de 1M€ au titre de prêt associé, proposition rejetée en bloc, mais que monsieur Estrosi a accompagné du chantage : c’est çà si le CE rend un avis le 15 septembre 2009 au plus tard, ou rien ! Ce chantage est inscrit en toute lettre dans le protocole d’accord général du 14 septembre 2009 qui a été paraphé par Madame Lagarde et Monsieur Estrosi. Nous sommes étonnés que ce dernier n’en ait pas fait mention lors du débat : un oubli sans doute tout comme il a oublié de mentionner que Molex s’est désengagé du PSE, rompant ainsi l’accord du 14 septembre sur lequel Mme Lagarde et Mr Estrosi ont apposés leur signature, sans que ceux-ci, mis à part les « tirades  Pagnolesques » de Mr Estrosi, ne fassent quoi que ce soit.

Monsieur Estrosi a déclaré qu’il souhaitait que le liquidateur judiciaire intente des poursuites juridiques à l’encontre du groupe Molex : les salariés de Molex, injustement privés de leur emploi attendent toujours du concret et pas du cinéma, même si le dernier G20 s’est tenu à Cannes.

Il n’en reste pas moins que « ces délégués » dont Monsieur Estrosi émet des doutes sur leur motivation, n’ont toujours pas perçu la totalité de leur indemnité de licenciement, mais s’il reste aujourd’hui une activité sur le site de Villemur, c’est bien à la détermination des ouvriers, et des délégués, pour sauvegarder leur emploi et le savoir faire que nous le devons et pas à Estrosi qui n’a fait qu’essayer d’éteindre le feu, et que la lutte menée par « les molex » l’a obligé à faire au moins un minimum.

Si les salariés ont demandé, par vote, au CE, de rendre l’avis tant attendu par la Direction et le gouvernement, avis qui, nous le rappelons également, a été négatif, c’est usés physiquement et psychologiquement :

-       - par de longs mois de lutte,

-       - par les pressions et les provocations constantes exercées par la Direction notamment en ne respectant aucune décision de justice, aidée qu’elle a été par la passivité du gouvernement,

-       - par la désagréable impression d’être baladés par Monsieur Estrosi et le médiateur qui nous ont semblé être à la botte de la Direction américaine : l’épisode des gardes du corps et des avocats de la Direction Molex faisant la loi dans l’enceinte de la préfecture de la Haute-Garonne en imposant leurs exigences, notamment l’éviction du  cabinet SYNDEX, conseil économique du CE, de la salle de réunion, semble bien aller dans le sens des « désagréables impressions ».

Quant à l’accusation diffamatoire portée envers un délégué CGT, secrétaire du CE, aujourd’hui conseiller régional de Midi-Pyrénées dans le groupe de Monsieur Martin Malvy (PS), selon laquelle il aurait exploité les salariés « parce qu’il était un homme politique engagé » (ce sont les paroles d’Estrosi), alors qu’il n’a jamais été connu dans et hors entreprise pour avoir un engagement politique, est parfaitement scandaleuse et indigne d’un ancien ministre de la république.

Elle est malheureusement le reflet de ces hommes politique qui, à court d’argument, n’ont d’autre ressource que de s’en prendre à l’individu.

Voilà exposées les rectifications que nous souhaitons porter lors d’un droit de réponse que nous vous demandons, en espérant qu’à la lecture de ce courrier vous accèderez à notre requête.

Dans l’attente, veuillez accepter nos salutations.

Pour la CGT Molex

Guy Pavan

Délégué Syndical

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 21:07

Lao_Tseu.gif... l'imbécile regarde le doigt, dit le fameux proverbe chinois.

Que devons-nous donc trouver le plus gênant ? Celui qui soulève un problème, ou le problème lui-même ? Ou bien encore, le fait de ne pas régler le problème quand il est là ?

D'une élection à l'autre, pour un parti politique, ce ne sera, de toute façon, jamais vraiment le bon moment pour parler de ce qui fâche. L'affaire des Bouches-du-Rhône aurait pourtant été moins douloureuse si elle avait été traitée correctement en temps voulu. Au moins aura-t-elle servi, peut-être, à ce qu'il soit fait preuve d'un peu plus de diligence pour ce qui concerne le Pas-de-Calais.

Tirer la sonnette d'alarme sur certaines pratiques au sein d'une organisation, ce n'est pas porter dommage à tout le reste, le normal, le positif. Surtout quand l'alerte est faite dans une lettre interne confidentielle, telle que celle adressée par Arnaud Montebourg à Martine Aubry. Bien au contraire, c'est ce qui permet, après, d'être collectivement mieux, et plus forts.

Alors, problème d'égo ou problème d'éthique ?

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 10:36

DDFCSamedi matin se tenait le Bureau Fédéral de récollement des votes pour les investitures aux législatives en Haute-Garonne. Le Bureau Fédéral le plus rapide de l'histoire de l'ouest : un quart d'heure a suffi pour une simple information sur les résultats. C'est la convention nationale de samedi prochain qui investira les candidats, après traitement des recours déposés (comme c'est souvent le cas en cas de résultat serré) et du cas de la 9e circonscription qui fera l'objet d'un arbitrage national.

La presse a donné les résultats et des éléments de contexte. Je voudrais juste souligner l'avancée notable en matière de parité : quoi qu'il en soit, sur 10 circonscriptions, il y aura au moins 6 candidat-E-s, puisque qu'en plus des 5 circonscriptions "réservées" par le PS à des candidatures féminines, Carole Delga a remporté le vote sur la 8e.

Voilà, ça, c'est fait ! Il faudra bien sûr rester vigilants. Ne me criez pas dessus, le titre est une gentille provocation, nous n'en sommes pas encore là. Mais c'est un plaisir d'en prendre le chemin. Et maintenant peut-être allons-nous pouvoir nous occuper sérieusement des autres déséquilibres.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 14:57

afficheListesElectorales.pngPour pouvoir voter en 2012, aux deux grands rendez-vous que seront les élections présidentielles, en mai, puis législatives, en juin, il faudra avoir été inscrit sur les listes électorales avant le 31 décembre 2011. C'est maintenant qu'il faut agir : inscrivez-vous dans votre mairie et incitez vos amis à le faire. C'est très simple et tout est expliqué ici. Faites passer le message !

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:06

ANcolor.jpgLundi soir se tenaient dans chaque circonscription de Haute-Garonne les Assemblées Générales des militants des sections socialistes concernées, en vue de la présentation des candidatures aux investitures pour les législatives, avant les votes prévus le 1er Décembre, et si besoin le 2 pour le 2e tour.

Dans la 10e circonscription, la presse s'était fait l'écho des "polémiques" en cours suite à la décision des instances nationales de réserver l'investiture à des candidats issus de la "diversité", comme on dit. L'AG de lundi était donc particulière, et tendue, comme on pouvait s'y attendre. La Dépêche donne son compte-rendu de cette AG.

Je suis toujours partagée, entre l'envie de transparence et la réserve que je m'impose ici, quand il s'agit de réunions internes qui méritent à mon sens certaines précautions - sinon, plus de vie collective possible, si le moindre propos interne peut se retrouver public.

Mais là, au point de publicité où nous en sommes, j'aimerais tout de même y revenir. Car s'il est vrai que des oppositions fortes se sont exprimées, elles sont loin d'être unanimes.

Sur le fond, cette situation soulève plusieurs problématiques : nos principes de démocratie interne, la question de la "discrimation positive" et celle de la diversité.

Sur la méthode, je comprends la déception de Gilbert Hébrard, qui avait annoncé sa candidature il y a quelques temps, avait commencé à y travailler, et se voit en dernière minute contraint d'y renoncer.

Je comprends, et je partage, le reproche que beaucoup ont fait lors de l'AG, d'un calendrier trop tardif, qui donne l'impression d'un verrouillage de dernière minute, et engendre un sentiment de dépossession du choix des militants. Puisque finalement, nous n'aurons même pas à voter ce jeudi, selon la décision du Bureau National. Il aurait été bien mieux, et logique, que cette question soient traitée par exemple en même temps que celle de la parité. C'est la responsabilité de la direction nationale que ce calendrier. Ce n'est en tout cas pas celle de Kader Arif qui a reconnu cette difficulté.

Certes, cette manière de procéder heurte nos exigences démocratiques.

Mais ne nous cachons pas derrière les questions de forme, même légitimes, pour masquer les problèmes de fond.

Pour ma part, ce qui me heurte encore plus, c'est le constat de l'écart entre la représentation nationale et la diversité du pays, à tous les sens du terme. Et le constat que, sans une politique volontariste, donc en partie autoritaire, rien ne change là non plus, pour de multiples raisons de toutes sortes de conservatismes.

Car enfin, je ne suis pas membre des instances nationales, je ne connais pas les détails de cette affaire. Mais posons-nous donc la question : pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Et quand nous en sommes là, faut-il rester sans agir ?

Au moment où Arnaud Montebourg avait soulevé la question du renouvellement, à travers l'âge des candidats, certains lui avaient reproché de mettre cela sur la table tardivement. Il avait répondu que, le parti reprenant ses vieilles mauvaises habitudes, il était de sa responsabilité de le dire.

Alors oui, j'aurais aimé que tout cela se fasse plus sereinement, plus en amont.

Et oui, je serai vraiment satisfaite quand tout naturellement seront investis des militants divers, homme et femmes, de toutes origines, de toutes catégories sociales, de tous âges. A l'image de la société tout simplement.

Mais en attendant, avons-nous un autre choix que d'imposer quelque peu au forceps ces nécessaires changements ?

Il me revient en mémoire une des premières fois où, toute récente adhérente socialiste, j'ai été confrontée à un débat sur la parité. J'étais alors contre ces "quotas", trouvant tellement humiliant que je puisse d'abord être considérée comme une femme, avant de l'être pour ce que je pourrais faire ou dire. J'ai changé d'avis, quand je me suis rendu compte du "plafond de verre", en politique comme ailleurs, qu'il fallait combattre, ou quand j'ai entendu certains propos dans des instances fédérales.

Kader l'a quelque peu évoqué l'autre soir. Il serait bien réducteur, et humiliant, de réduire son parcours à un critère de "diversité".

Cela dit, ne nions pas l'importance du symbole en politique.

Je me souviens encore : j'étais secrétaire de la section de Balma, dans les rues, lors d'une discussion politique, cet homme me disant combien l'avait marqué, et son bonheur, que ce soit un nommé Kader Arif qui ait été élu 1er secrétaire fédéral du PS de Haute-Garonne.

Ne nions pas non plus la réalité des difficultés concernant ces citoyens pas tout à fait comme les autres, en réalité. Devant les portes de certaines entreprises, on réalise que ceux qui y entrent sont globalement bien blancs. Un seul exemple qui parlera, je l'espère, dans la région : Airbus, condamné pour discrimination à l'embauche.

Des portes restent à ouvrir, beaucoup de portes. Malgré les aléas de ces jours ci, ce sera, je l'espère, notre honneur que d'avoir contribué à le faire. Nous n'avons que trop tardé, ne perdons plus de temps maintenant pour avancer.

Après la parité et la diversité, il restera encore les portes de la diversité sociale à ouvrir, celles qui font qu'à l'Assemblée Nationale on trouve en comparaison des autres parcours si peu de salariés du privé, en général, sans même parler des ouvriers. Je le disais dans un article précédent, cela passera par une volonté de même style, sans doute, mais aussi par une rénovation de nos pratiques, bien en amont. Mais j'y reviendrai plus tard.

Quoi qu'il en soit, faisons attention aux mots.

Le débat est normal, et ces questions sont difficiles, parce qu'elles touchent à des principes importants, sans compter les personnes qu'elles peuvent blesser.

De plus, le charcutage de la droite a créé des circonscriptions nouvelles, dont différentes parties, urbaines et rurales, en tout cas diverses elles aussi, se découvrent. Habitant le canton de Lanta, petite fille de paysans devenue ingénieur, je vis cette dualité : d'un côté de chez moi, je vois les collines du Lauragais, celui des villages aux vieilles pierres et de la terre que j'aime à aller toucher parfois; de l'autre, les lumières de l'agglomération que la commune vient juste de rejoindre, les bouchons sur les petites routes en direction du travail et de la vie sociale. La 10e circonscription redécoupée est issue de ces deux mondes qui parfois peinent à se rejoindre.

C'est ainsi que j'interprète le mot "parachutage" employé pour Kader Arif. Car je ne peux croire que Kader, militant depuis des années de Castanet, commune centrale du canton du même nom, si important dans la circonscription, soit ressenti comme, en quelque sorte, un étranger dans cette circonscription... La "machine à perdre", c'est d'abord nous, socialistes, qui pourrions la lancer si nous n'y prenons garde.

Mais je suis d'un naturel optimiste. Les tensions passées, je fais confiance à notre intelligence collective pour surmonter cela, et aller conquérir ensemble la victoire en mai, puis en juin, une victoire qui du coup, n'en sera que plus savoureuse.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:26

daniele-mitterrand.jpgTritesse, et respect ce matin.

Comme j'aurais aimé croiser cette femme, libre, moderne, engagée.

Une voix discrète et néanmoins si tenace, dont l'âge n'avait pas altéré la capacité de révoltes.

Je suppose qu'elle n'aurait pas aimé le qualificatif de "première dame", qui d'ailleurs n'existait pas à l'époque, que les médias utilisent ce jour.

Elle aurait peut-être aimé que l'on parle avant tout de ses actions : le site de France Libertés.

Sur une vidéo de 1981 où on la voit préparer une exposition sur le Salvador, ses camarades socialistes étant pris par la campagne, on l'entend dire : "Je ne sais pas si j'aurai réussi, mais, j'aurai fait".

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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