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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 12:02

freescaleJ'étais hier matin à la DIRECCTE (Direction Départementale du Travail) à Toulouse, pour une réunion de la commission de suivi de revitalisation de FREESCALE, où je siège pour représenter l'Union Départementale CGT de Haute-Garonne.

La commission Emploi est réunie régulièrement pour consulter les syndicats départementaux, syndicats de salariés et patronaux, sur les dossiers dont est saisie la direction du travail. Sur certains sujets, les collectivités territoriales concernées sont également invitées. Malheureusement, la plupart du temps on y parle de menaces sur l'emploi et de plans sociaux.

On y traite notamment de conventions dites de revitalisation. Lorsqu'une entreprise fait un plan social d'ampleur, qui affecte significativement un bassin d'emploi, elle est soumise à une obligation de revitalisation. Une convention est signée entre l'entreprise et l'Etat, qui définit le montant et le contenu des actions de revitalisation. Le montant varie : 2, 3, 4 fois le SMIC par salarié licencié, selon l'appréciation de la direction du travail. C'est dans la commission emploi que sont discutés ces éléments. Attention, revitalisation (recréer de l'emploi) ne veut pas dire re-industrialisation (maintenir ou recréer de l'emploi industriel, pas simplement subventionner la création de cafés bios). Dans le cas de Freescale, l'orientation a été donné à une revitalisation industrielle. Mais, pour l'instant, on ne voit pas grand chose venir.

Que ceux qui théorisent la prudence politique aillent donc discuter sérieusement avec les salariés de Freescale. Car oui, il y a un choix. Affirmer un soutien en disant que Molex ou Freescale ne doivent pas fermer, c'est bien, c'est nécessaire. Mais cela ne suffit pas. Proposer de pénaliser les licenciements dits boursiers, c'est déjà mieux. Mais il faut être concret. Et on ne peut se contenter de se reposer sur des procédures. Molex a été condamné en justice, à de multiples reprises. Et pourtant, les salariés sont licenciés et Molex continue à vendre aux contructeurs français de l'automobile. Alors oui, c'est bien aux causes du dérèglement du système qu'il faut s'attaquer. C'est pourquoi, je pense, les propositions autour de la démondialisation et de la ré-industrialisation rencontrent un tel écho dans la campagne des primaires. Pensez-y dimanche, un bulletin de vote est à disposition pour peser sur ces choix ... Car le vote utile, n'est-ce pas d'abord de voter pour ses i-d-é-e-s (et ses rêves...) ?

 

Toulouse, Montreuil, le 6 octobre 2011

Déclaration de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT, du Comité Régional CGT Midi-Pyrénées, de l’Union Départementale CGT de Haute-Garonne, de l’intersyndicale CGT / CFTC Freescale 

FREESCALE TOULOUSE : L’USINE DE FABRICATION PEUT ET DOIT VIVRE !  

En avril 2009, FREESCALE annonçait plus de 1000 licenciements à Toulouse, dont 821 pour l’unité de fabrication qui devait fermer ses portes fin 2011. 

Ce vendredi 7 octobre se tiendra, sous l’égide de la DIRECCTE et en présence des représentants de l’Etat et des collectivités territoriales concernées, la 3e  commission de suivi de la convention de revitalisation FREESCALE. Mais de quoi parle-t-on aujourd’hui ? 

De mois en mois, la date de fermeture annoncée par la direction de FREESCALE se décale. Tant mieux ! Mais sans perspective, la même menace pèse toujours sur des salariés que l’on maintient dans l’inquiétude depuis plus de 2 ans. 

De mois en mois, la direction de FREESCALE fait état de démarches pour trouver un repreneur. Réunion après réunion, le message est le même : on ne peut rien dire. 

Aujourd’hui, 2 ans et demi après, 236 salariés de la branche téléphonie (CPG) ont été licenciés. Mais l’usine de fabrication tourne toujours, plus productive que jamais.

Les cadences ne fléchissent pas, et depuis 2 ans, le recours aux intérimaires est massif. Ils étaient 585 sur le site en juin dernier !

L’entreprise continue de dégager des bénéfices, avec une réserve de liquidité de plus d’un milliard de $.

Cela suffit !

Le projet de fermeture est une absurdité industrielle et économique. Cette usine est viable et le prouve tous les jours. Il est inacceptable de laisser rayer ainsi de la carte la fabrication de semi-conducteurs à Toulouse pour les seuls intérêts financiers du groupe FREESCALE. Il est inacceptable de laisser vivre des salariés si longtemps dans une telle souffrance.

La CGT demande l’arrêt immédiat de la fermeture injustifiée de l’unité de fabrication FREESCALE et l’embauche ferme de tous les intérimaires en contrat sur le site.

Non à la destruction des emplois ! Non à la fermeture ! 

Nous vous invitons à participer à la conférence de presse organisée le JEUDI 13 OCTOBRE 2011 à 11H00 - Devant Freescale, 134 avenue du Général Eisenhower à Toulouse

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 13:19

primairesAMPour un véritable choix, mettez-moi en finale !

Dans cette campagne, j'ai vu le peuple de France. À Amiens chez les Goodyear, à Carrefour Besançon, à Fralib Marseille, à Avignon avec les artistes du village du off, à Toulouse avec les chercheurs, à Clermont-Ferrand chez des agriculteurs. J'ai partagé les espoirs et les colères.

Je ne retiendrai qu'un seul message venu de ces milliers de Français : « nous sommes la France », celle qui brûle de faire de l'histoire ; celle qui – méprisée par le système politique et écrasée par le système économique – se retrouve l'envie d'y croire et d'être à nouveau fière d'elle-même. Le projet que je défends marque ce tournant. Il faut avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue.

Cette primaire vous appartient. Votre destin vous appartient. Ne laissez personne, sondages, média ou appareil vous le prendre. Votre bulletin de vote est une partie de vous-même. Dans l'isoloir, une nouvelle page de notre histoire attend votre plume.

Allez chercher vos parents, amis et voisins. Dites-leur qu'une nouvelle France se met en route. Dites-leur de voter et de grossir notre force qui remet l'histoire en marche. Un second tour entre François Hollande et Martine Aubry serait inutile car leurs candidatures sont quasi-identiques. Votons utile pour un débat utile avec un choix véritable : mettez-moi en finale !

 

Arnaud Montebourg

 

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 18:14

BVPtest.jpg

3e et dernier débat avant le 1er tour des primaires dimanches : ce mercredi soir à 20h30 sur le plateau de BFM TV . Débat retransmis aussi en direct sur la chaine parlementaire Public Sénat. Un débat organisé conjointement par BFM TV, RMC, Le Nouvel Observateur et Public Sénat.

Et pour les coulisses de la campagne vues par France 2 : Complément d'enquête, ce jeudi, 23h05.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Agenda
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 08:00

toulouse-bandeau.jpgJ'aimerais revenir sur la visite d'Arnaud Montebourg en Midi-Pyrénées la semaine dernière.

Ceux qui ont pu rentrer dans la salle archi comble du meeting toulousain ont pu se faire leur opinion. « Brillant », c’est le mot que j’ai le plus entendu, y compris de camarades qui n’avaient (pour l'instant ?) pas choisi de voter pour lui. Et y compris de personnes qui n’ont pu venir, mais en ont entendu parler.

Mais nombreux sont ceux qui n’ont pu être là. Et au-delà de ce qui est visible à travers un meeting, ou une caméra, il se passe vraiment quelque chose dans cette campagne. Puisque j’ai suivi ce déplacement, de Bazet, dans les Hautes-Pyrénées, à Toulouse, en passant par Saint-Gaudens et Peyssies dans le Comminges, j’aimerais pouvoir faire partager quelques impressions de cette journée bien remplie.

9h00, gare Matabiau à Toulouse. Nous partons en voiture, avec David Carlier, secrétaire fédéral PS de Haute-Garonne, et John Palacin, élu de Luchon, directeur adjoint de campagne, pour Bazet, à côté de Tarbes. Rendez-vous à une sortie d’autoroute, où nous retrouvons Cédric Haurou-Béjottes, mandataire pour les Hautes-Pyrénées, et Bertrand Monthubert, chercheur à Toulouse, secrétaire national du PS à la recherche et l'enseignement supérieur.

L’agenda a été bien calé, mais les derniers réglages se feront dans la voiture, et les adaptations tout au long de la journée. "On n’imagine pas tout ça", me disait un camarade. Et oui, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Arnaud Montebourg n’est pas le candidat d’un appareil. Ceux qui l’ont choisi au départ, alors que le grand public ne l’avait pas encore découvert, ont fait un choix de conviction. La campagne est à cette image : sur les chapeaux de roue, mais dans la simplicité et la bonne humeur, ce qui n’empêche pas le sérieux et l’efficacité. Mais avec au départ moins de moyens que d’autres candidats. D’ailleurs, chacun peut aider financièrement. Pas de mallettes ici, en revanche des petits dons de citoyens peuvent faire beaucoup !

Arnaud doit arriver en voiture de Pau, où il a atterri le matin. Un soupçon d'inquiétude en guettant l’arrivée de sa voiture, on démarre la journée déjà un peu en retard... Le voilà, retrouvailles, point rapide, et hop, c’est parti.

AMbazet.jpg11h30, mairie annexe de Bazet. Nous sommes attendus par des élus locaux, des syndicalistes et salariés du pôle Céramique, notamment de l'entreprise SCT. Les Haute-Pyrénées, un territoire avec une industrie sinistrée, un de plus. Dans cette salle, on parle désindustrialisation, poids de la finance avec, ici aussi, une LBO. Arnaud Montebourg écoute, répond, présente ses propositions de démondialisation financière. On entendrait une mouche voler. Je suis frappée de voir combien les regards sont attentifs. On sait la méfiance envers le politique qui vient faire son petit tour, mais ne résout pas les problèmes. Méfiance légitime, au vu de l'impuissance à laquelle y compris la gauche s'est parfois résignée. Quelle fierté d’avoir choisi un candidat dont les mots, au moins, parlent à ceux qui dans les entreprises s’en prennent plein la figure depuis des années. Ici l’article de la Dépêche.  Et pour se faire son opinion en images, une vidéo de " La semaine des pyrénées" dans un précédent article.

Le temps passe vite, mais ça continue à discuter, avec des salariés, avec des postiers en grève venus assister à la rencontre, avec les élus locaux ... Et nous voilà repartis, les 2 voitures filent vers Saint-Gaudens, embarquant au passage un cameraman qui prépare pour LCP un reportage de l’intérieur sur les candidats aux primaires. Car dans l’équipe Montebourg, pas de tralala, pas d’aréopage qui fait barrage autour du candidat.

Il doit être 13h30 quand nous nous garons au marché de Saint-Gaudens qui se termine. Nous allons à pied vers la mairie, où nous sommes accueillis par Bertrand Auban, sénateur, soutien de François Hollande, et Jean-Raymond Lépinay, maire de Saint-Gaudens, qui a choisi Martine Aubry, mais nous reçoit ensuite dans sa mairie. Sébastien Denard, 1er secrétaire du PS 31, a fait le déplacement, et sera le soir au meeting à Toulouse. Rien à dire sur cette neutralité affichée d'une Fédération qui se soucie de faire fonctionner les primaires. Nous rencontrons les élus du Comité d'Entreprise de Fibre Excellence, entreprise qui fabrique de la pâte à papier. Les situations sont un peu différentes, ici on parle des Chinois qui ont racheté et d’une filière bois moribonde, malgré le savoir-faire. Mais les conséquences pour les salariés sont les mêmes, et les causes, le poids de la finance sur l’industrie et les choix politiques, les mêmes aussi. La discussion prend son temps, pas de repas prévu de toute la journée, juste quelques sandwiches qui nous ont été préparés – et ce n’est rien de dire qu’on les apprécie. Toujours pas de café,ce sera une journée sans...  Mais ça n'entame pas l'énergie ni la détermination : il faut voir Arnaud Montebourg parler avec les élus CE, debout en mangeant, pour mesurer celles dont il fait preuve. Ici l'article de La Dépêche  201109232203_w350.jpg

Il doit être environ 15h00 quand nous partons vers Peyssies. Du monde attend sur la place, et Daniel Grycza, le maire, et Gérard Roujas, ancien sénateur, et compagnon de route du "Nouveau Parti Socialiste", y accueillent Arnaud avec chaleur. Dans la salle de cette réunion estivale, mais attentive, Gérard Roujas rappelle le parcours commun, et, finalement, dit qu’il votera Montebourg au 1er tour. Et bien, voilà, Gérard, c’est dit ! Mais il n’y a pas de « petite » réunion pour Arnaud Montebourg, et devant 100 personnes, il développe son projet, parlant de nouveau démondialisation, et aussi 6e République. "Ca fait du bien", me dit un camarade, compagnon de longue date de ce courant rénovateur. Oui, ça fait du bien d’entendre quelqu’un porter des idées dont on sent bien qu’elles sont ancrées, convictions de longues dates, et réflexion peu à peu mûrie. Je me rends compte alors du chemin parcouru ces derniers jours. Combien de camarades, qui au départ avaient fait un autre choix, disent maintenant vouloir voter Montebourg, pour ce qu’il porte, et ce qu’il peut incarner en 2012 face à la droite. Et toujours, après l’intervention, la parole donnée à la salle, pour quelques questions. Ici l'article de La Dépêche.

AMpeyssies.jpgNous passons par une coopérative viticole, profitons un peu du soleil du Comminges, comme une petite pause, avec ces visages connus et appréciés retrouvés ce jour là… Petite, car les 2 voitures sont prêtes à repartir, déjà.

16h30, direction Toulouse. A l’arrivée sur la rocade, bouchon au pont de l’Onia, celui qui passait à côté d’AZF, dont la ville a commémoré le terrible accident la veille. Bouchons, bouchons, bouchons, ô Toulouuuuuse !

Les deux voitures prennent des routes différentes, et le téléphone aidant, nous voilà ré-organisés. Notre candidat visite le laboratoire de nano technologies à Rangueil, pendant que nous errons quelque peu vers l’INSA pour enfin trouver l’IUFM, où est prévue une réunion avec des chercheurs et universitaires toulousains. J’y rencontre la fine équipe de « la caravane ». Un groupe de jeunes (ou juste un peu moins, oups pardon Bruno ) prêt à silloner la France en voiture, de Frangy à La Rochelle, et maintenant d’un bout à l’autre de la France. Ils sont venus depuis midi, et ont distribué des tracts pour le meeting du soir. Très bon acceuil, nous disent-ils. Quand on pense que la droite a voulu faire croire que les primaires étaient ridicules, voire illégales ! Quand on pense qu’il a fallu, justement, la ténacité d’un Montebourg, c’est le moins qu’on puisse dire, pour convaincre la direction du parti de les proposer, dans les mesures de rénovation du PS. Que de chemin parcouru ! Et quand je pense qu’il y a quelques temps encore, je disais « Arnaud Montebourg, est-ce que tu vois qui c’est ? ». Ca m’est arrivé récemment, on m’a ri au nez, désolée, c’est que depuis tant d’années, je n’ai pas l’habitude ! Mais les habitudes se prennent vite, la preuve, ces gens qui ne prenaient pas le tract en disant : "pas la peine, je vais voter pour lui".

Dans l’IUFM, on attend. La visite se termine au labo, mais les déplacements sont vraiment compliqués à Toulouse. John fait patienter, le téléphone chauffe. Réorganisation des voitures, David, John et la caravane partent vers le Capitole et la salle du meeting. Ils y retrouveront Bertrand Miahle, mandataire pour la Haute-Garonne, qui n'a pu nous accompagner, et sera tellement à l'oeuvre pour le meeting qu'il y assistera... dehors.

IMG_2335.JPGArnaud et Bertrand reviennent, à grandes enjambées, nous voilà dans l'amphi. Autre ambiance que celle des rencontres avec les salariés. Je suis moins familière de ce milieu, mais je suis frappée là aussi de l’attention qui règne. On y parle recherche et enseignement cette fois, mais j’ai l’impression là encore d’une attente. Arnaud Montebourg expose son projet, puis encore une fois la parole est dans la salle. J’aime bien une des interventions, grosso modo : bon, vos propositions sont sympathiques, mais comment y croire, comment croire que la gauche ne nous décevra pas cette fois ? "Sympathiques ? ce n’est pas le mot", rétorque Arnaud qui rappelle que son projet est sévère pour la finance. Mais il n’élude pas la question du scepticisme. Et puis, dit-il, vous avez la possibilité, par ces primaires, d'agir. Alors, on peut rester dans son coin avec son ressentiment ou son scepticisme, ou bien, saisir l’occasion donnée, cette fois, de choisir soi-même le candidat que l’on veut.

L’heure tourne, il est 18h30 passées, il faut vraiment partir. Bertrand Monthubert poursuit la réunion avec ses collègues chercheurs, pendant que j’accompagne Arnaud à France 3, où il doit être en direct au JT Midi-Pyrénées. De Rangueil à La Cépière, bien sûr, accident, re-bouchon, tout est bloqué, impossible d’accéder à la rocade. France3 s’inquiète auprès de la direction de campagne qui s’inquiète auprès de moi… 8 mn pour arriver. Tout ira bien – merci John de me rassurer. Arnaud, pas de problème. Tranquille, au travail au téléphone. D’accord, il en a vu d’autre, mais j’apprécie sa sérénité, car, moi, personnellement, je stresse un peu intérieurement… Christophe au volant fait ce qu’il faut, ouf, nous voilà, juste à temps. Acceuil soulagé, au pas de charge vers le maquillage, briefing rapide du rédacteur en chef, et hop, le studio. Je décompresse en régie. Interview rapide, annonce du meeting le soir, et voilà, c’est fait. On souffle un peu, démaquillage, discussions de couloir avec la direction de l’antenne, nous revoilà sur le parking. Prochaine étape : le Capitole.

19h40 peut-être, nous arrivons au coin de la place du Capitole, pour ce qui a été ajouté au programme : le fameux « stand-up » meeting. Autrement dit, un meeting impromptu dans la rue. Nous rejoignons l’angle où a été installé le décor – un grand panneau avec quelques mots clés des propositions phares – et une petite sono. Un des jeunes de la caravane tient le micro, pendant que nous traversons la place. Plusieurs cercles de gens. Quelques visages connus de camarades ou d’amis qui sont venus pour le meeting qui se tient dans une rue voisine. J’ai le plaisir d’y retrouver Denis Parise, ancien secrétaire du CE de MOLEX , et camarade de combat syndical, maintenant conseiller régional, mais pour moi, avant tout Denis. Des passants sidérés de tomber sur Arnaud Montebourg qui tient meeting sous les fenêtres de la mairie de Toulouse. C’est sûr, personne n’a jamais vu ça d’un autre candidat. Lui, explique pourquoi c’est aussi dans la rue, là où sont les citoyens, qu’il vient parler politique. Il présente son projet, et, comme toujours, donne le micro à qui veut poser une question. Comme paraissent soudain compassés et vieillots les meetings bien réglés habituels ! L’ambiance est décontractée, Arnaud se prête à quelques photos que demandent des jeunes. 

standupcapitole-bandeau.jpgIl doit être 20h passées, la salle du Sénéchal est comble depuis un moment. On y va ? Oui, mais quand même, on peut aller se boire une bière quelque part, d'abord ? C’est vrai qu’à force de parler, sous le soleil toulousain, on a très soif, et rien avalé depuis …. Peyssies peut-être ? Allez, nous voilà retraversant la place pour rentrer dans le plus proche café. On nous sert 3 bières au comptoir, vite avalées, le temps de trinquer à cette belle campagne, ça fait du bien même si ça manque un peu de calme sous les projecteurs des caméras de France2, pas très discrètes, mais qui font leur travail, maintenant qu’ils ont retrouvé le candidat.

Et zou, c’est reparti, vers la salle du Sénéchal. Derniers réglages dans la rue. La petite cour à l’entrée est pleine, la salle déborde, des gens sont dehors. Arnaud Montebourg désolé voudrait faire rentrer tout le monde, nous aussi, mais la salle a des limites. Entrez, entrez, dit il. A l’intérieur, tout le monde se serre. J’ai peine à descendre l’escalier déjà encombré en le suivant. Qu’à cela ne tienne, devant, sur les côtés, on s’assied en tailleur, on se serre comme des sardines, on reste debout contre les murs. C’est ce qui s’appelle une salle archi comble. Arnaud Montebourg présente ses excuses à tous ceux qui n’ont pu rentrer, et les organisateurs de même, désolés mais victimes que nous sommes de ce succès grandissant.

Le meeting commence. John Palacin, Bertrand Monthubert, Cathy Lemorton, se succèdent au micro. Puis c’est parti, pour un discours balayant avec fougue les thèmes de cette candidature. Après l'intervention, « je prends 20 questions ». En effet, les questions fusent, il les note successivement, peut-être même plus que 20. Et répond, point à point, argumente, démontre, met en cohérence. "Brillant", "une force de conviction", "un homme d’état"… voilà ce que j’ai entendu après. A cette heure, je ne suis peut-être plus objective, mais ce que j’entends, je ne l’invente pas, je vous assure.

photo12---Copie.jpgJe ne sais plus quelle heure il est, mais le meeting est terminé, la salle se vide peu à peu, les discussions se poursuivent, les anciens amis sont là aussi. Le petit livre « votez pour la démondialisation » ne dément pas son succès. Dans la cour, ça discute, ça commente.

23h peut-être, il est temps d’aller manger ! Nous allons à pied vers le restaurant tout proche. Dans une petite rue, un couple qui nous croise. Les yeux du monsieur s’arrondissent à mesure qu’il reconnait Arnaud Montebourg, oui c’est lui, comme ça, dans la rue, simplement. Le monsieur est sidéré de pouvoir discuter ainsi, désolé de ne pas avoir su qu’il y avait un meeting, et prêt à être volontaire pour la campagne, puisque ce n’est pas réservé aux seuls adhérents du PS. Combien de salles aurions-nous remplies si nous avions pu faire passer l'information plus largement, on se demande !

Le restaurant est bien rempli, les journalistes nous suivent jusqu’à la table réservée à l’étage. Le reste, c’est privé, un moment de décompression bien mérité, le premier repas de la journée. Nous repartons à pas d’heure. Et le lendemain, pour Arnaud Montebourg, ça continue sur le même rythme...

Quand ils me déposent sur le parking du métro où j’avais laissé ma voiture le matin, je ressens soudain la richesse de cette journée. Mais alors, si partout, cette candidature est devenue si légitime, si partout Arnaud Montebourg, la révélation, suscite un tel intérêt, tout ne devient-il pas possible ?

Alors, finalement, et si c’était lui ?

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 10:49

AMLR.jpgArnaud Montebourg et ses soutiens vous invitent à participer au meeting national dimanche 2 octobre à 15h à Paris, à l'espace Reuilly, 21 rue Antoine Julien Hénard (75012) - métro Montgallet.

 

Vous pouvez suivre ce meeting en direct en vidéo en cliquant  ici

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Agenda
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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 22:00

picto-ou-est-mon-bureau-de-vote.png

Pour trouver votre bureau de vote pour les primaires, c'est ici  (avec plans et horaires) :

 

bureauxdevote.lesprimairescitoyennes.fr

 

Pour les communes du canton de Lanta :

- à Lanta : pour Aigrefeuille, Saint-Pierre-de-Lages, Lanta, Bourg-Saint-Bernard, Vallesville

- à Tarabel : pour Sainte-Foy d'Aigrefeuille, Lauzerville, Tarabel, Préserville, Aurin

 

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 20:49

Jeudi dernier, Arnaud Montebourg était en Midi-Pyrénées, en campagne pour les primaires.

En attendant de trouver le temps de vous faire partager un peu de cette journée, voici une vidéo de " La semaine des pyrénées" d'une bonne partie de la rencontre, à Bazet, près de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, avec des syndicalistes et salariés du pôle Céramique. Et notamment de la société SCT, qui vient de vivre un plan social destructeur, avant de trouver un repreneur, industriel certes, mais avec beaucoup d'inquiétudes sur l'avenir.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 09:19

Ce mercredi 28 septembre, deuxième débat entre les candidats aux Primaires.

Ils débattront dès 18 h sur le plateau d’i-Télé, en partenariat avec la chaine parlementaire (LCP-AN/Public Sénat), Europe 1 et  Le Parisien.

Et aussi sur internet :

- sur le site de LCP/AN

- sur le site de iTélé

 

Le premier débat a marqué le début de la campagne des primaires dans le grand public. Espérons que le deuxième sera de même tenue et de même intérêt, et permettra aux indécis de mûrir leur choix. Dans la revue de presse ce matin sur France Inter, un résumé que j'ai trouvé assez juste :

Les enjeux, (du 2e débat) Le Parisien-Aujourd'hui-en-France les résume en 6 questions et 6 portraits, par ordre alphabétique :

- Martine Aubry a-t-elle la poisse ?

- A quoi sert Jean-Michel Baylet ?

- François Hollande a-t-il pris la grosse tête ?

- Arnaud Montebourg peut-il se hisser en finale ?

- Ségolène Royal est-elle fichue ?

- Que veut vraiment Manuel Valls ?

 

Pour Arnaud Montebourg, que de changements en effet depuis le 1er débat dont il a été une des "révélations". Nous mesurons bien cette dynamique chaque jour "sur le terrain", comme on dit. Le message en guise de conclusion que les hauts-garonnais ont entendu la semaine dernière était dans cet esprit de conquête, en substance : Votez pour vos convictions, c'est le moment, et si vous partagez mes analyses et mes propositions, mettez moi en finale !

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Agenda
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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 22:02

AM2012grandREUNION PUBLIQUE

TOULOUSE

 JEUDI 22 SEPTEMBRE - 20h00

Salle du Sénéchal

 (17 rue de Rémusat)

  

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Agenda
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 23:10

J'ai pris le temps de la réflexion, et fait tranquillement mon choix cet été parmi les candidats aux primaires : pour moi, c'est clair, c'est Arnaud Montebourg.

Voici quelques raisons de ce choix, dans un article publié sur Des Idées et des Rêves 31, le blog de soutien de cette candidature en Haute-Garonne.

 

Lavaur2007.jpgDes idées et des rêves 31 : Tu as choisi de soutenir la candidature d’Arnaud Montebourg, pourquoi ?

Marie-Agnès Gandrieau : C’est un choix mûrement réfléchi. La responsabilité de la gauche est écrasante pour 2012. Nous devons faire le meilleur choix pour battre cette droite qui a fait tant de dégâts, surtout pour ceux que les socialistes ont vocation à défendre. Mais il serait terrible de gagner en 2012 pour décevoir juste après. Il faut donc aussi faire le choix d’une ligne qui réponde réellement aux crises que nous vivons : crise économique et financière, sociale, écologique, politique – n’oublions pas les leçons de 2002, que le Front National est toujours là, et le taux d’abstention aux élections récentes inquiétant. C’est pour tout cela que j’ai choisi Arnaud Montebourg. Je connais Arnaud depuis de nombreuses années, ayant été de ceux qui avec lui ont considéré que le 21 avril 2002 imposait de construire un nouveau Parti Socialiste, rénové et ancré à gauche. Il porte aujourd’hui avec sa candidature les idées qu’il défend depuis longtemps. Je constate que ces idées ont progressé partout. L’intérêt suscité par le premier débat télévisé montre qu’il avait raison de vouloir ouvrir portes et fenêtres avec ces primaires dont il est à l’initiative. Comme il avait raison d’être intransigeant avec le fonctionnement de certains notables dans l’appareil socialiste. Quant à l’analyse de la mondialisation financière ou de la construction européenne mal orientée, elles sont maintenant au cœur du débat public.

DIDR31 : Donc, un choix de fidélité aux idées et à l’homme ?

MAG : Continuité certes, mais on ne peut le résumer à ça. 2012, ce n’est pas un congrès du PS, c’est le choix du candidat à la présidence de la république ! Le mien se base avant tout sur la conviction qu’il faut proposer une alternative plus audacieuse que la simple adaptation, même sociale, d’un système qui conduit dans le mur tant de peuples. Il est trop tard pour se contenter de rustines. La seule issue, c’est de redonner pouvoir à la politique qui a démissionné devant les « marchés » et la finance.

DIDR31 : On parle beaucoup de « démondialisation », mais ses détracteurs disent qu’on est loin de la réalité et du possible, qu’en penses-tu ?

MAG : Au contraire, ce qui a fini de me convaincre, c’est la manière de se confronter au réel. Dans mon engagement syndical, j’ai vécu de très près 3 conflits majeurs en Haute-Garonne, 3 groupes mondiaux illustrant le problème parfaitement, hélas : Molex et ses patrons voyous, Continental et son chantage à l’emploi avec mise en concurrence des salariés européens, Freescale et son plan de licenciements. Freescale Toulouse, encore une usine qui devrait fermer, plus de 800 licenciements, alors que la production est au plus haut, les intérimaires en nombre, le marché reparti à la hausse, bref, un plan social injustifié. Mais Freescale est sous LBO, ce mécanisme ravageur qui permet à des investisseurs sans projet industriel, fonds de pension ou autres, de racheter des entreprises en leur faisant ensuite rembourser ce rachat avec des sommes très importantes. Arnaud Montebourg est le seul que j’ai vu parler de ce sujet en proposant de surtaxer les LBO. Cela paraitra peut-être anecdotique à certains, mais pour moi, ça compte. C’est le signe d’une volonté de s’attaquer concrètement au problème de la désindustrialisation massive et à la financiarisation de l’économie, dont je vois les dégâts, industriels et humains, tous les jours.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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