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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 12:21

Vous avez raison mes camarades, j’ai quelque peu délaissé ce blog. Difficile de trouver le temps de travailler, d’agir et encore ensuite d’en parler. La période était chargée à tous points de vue, avec un certain nombre de changements, notamment, pour ne parler que du plan politique, depuis que j’ai été désignée déléguée fédérale aux entreprises et à l’industrie. Maintenant, avec de nouveaux outils, une organisation adaptée et un certain nombre de choses sur les rails, j’espère pouvoir retrouver un rythme plus satisfaisant.

Je voudrais aujourd’hui parler de cette lamentable campagne des européennes. Je ne me considère pas comme un brave petit soldat prêt à porter inconditionnellement la bonne parole, et je ne pense pas avoir mis dans ma poche l’esprit critique que portaient ceux qui voulaient un PS rénové ces dernières années. Ce n’est pas parce que j’ai choisi Martine Aubry au dernier Congrès, ou parce que je fais partie de la direction fédérale et que j’essaie d’y tenir honnêtement mon rôle, que le PS serait soudain devenu parfait. Je le dis donc simplement comme je le pense : je suis atterrée par l’écart entre ce que j’ai vécu comme campagne sur le terrain et de l’intérieur, et ce qui en ressort dans les médias. Voilà ce que je trouve vraiment lamentable, cette non campagne européenne dans le débat public.

Certains me rétorqueront que c’est facile de rendre les médias responsables et qu'iil faudrait peut-être d'abord balayer devant sa porte. D’accord, le débat sur le TCE a divisé les socialistes et certes laissé des traces. Tout n’a pas été réglé, et sans doute la crainte de réanimer les divisions inutiles sur un sujet en partie derrière nous a-t-elle anesthésié un peu le débat.

Mais enfin, je vais prendre un exemple concret. Ségolène sera-t-elle avec Martine en terre nantaise et laquelle avait la plus jolie veste blanche ? Voilà le genre de sujet qui a tenu en haleine une grande partie de la presse et fait les gros titres de la campagne. Alors que si on ne parle que des meetings, il y avait par exemple énormément à dire sur le grand meeting d’ouverture de campagne le 24 avril à Toulouse, qui a fait quelques tristes lignes dans La Dépêche.
J’y étais, dans cette belle Halle aux Grains, salle emblématique redevenue ce que je ne savais même pas qu’elle avait été, un lieu important du débat politique. Laissez-moi en dire, avec le recul, quelques mots, tant cette journée toulousaine me semble représenter ce que porte le PS dans ces européennes.

La journée avait commencé pour moi à midi à la salle Osette. Martine Aubry avait souhaité rencontrer des syndicats, et dans la région c’était ceux d’EADS, Airbus et Astrium, que l’on avait naturellement invités. J’étais impliquée au titre de ma délégation dans l’organisation de ce moment et j’ai donc bien sûr assisté à cette réunion. Tous les syndicats s’étaient déplacés, ce qui en période électorale n'était pas évident. Exercice délicat, car le temps est compté. C’était un moment d’écoute, plutôt studieux, la presse ayant été volontairement tenue à l’écart pour éviter le mélange des genres. Un moment raccourci puisqu’une rencontre avec les salariés de Molex, qui étaient ce matin là encore à la Préfecture, s’est ajoutée au programme initial. Drôle d’impression pour moi que de voir mes collègues et camarades dans ce contexte, remplacés ensuite dans un aimable chaos par les responsables syndicaux de Molex, l’expert du CE et leur avocat, accompagnés de nombreux salariés qui les avaient suivis, que j’ai l’habitude de voir dans le contexte syndical. Je pense que ce moment était utile, parce qu’il contribue à apporter médiatisation et soutien au combat des Molex. C’est un soutien de poids que celui de la première secrétaire du PS, qui a d'ailleurs ensuite continué à suivre le dossier, et de Poule Nyrup Rassmussen, président du PSE, ancien syndicaliste. Soutien qui s’est exprimé clairement sur la ligne défendue par les syndicats, au niveau national et européen, comme bien entendu par la bouche de Martin Malvy, Pierre Izard et Pierre Cohen, suite à la question très claire de Denis Parise, secrétaire du CE. Quant à la médiatisation, pas de problème : la presse a soudain déboulé, c’en était effrayant, mais pour Molex c’est justement utile !

La soirée s’annonçait comme une sorte d’étape obligée pour les militants, le premier meeting dans un climat de grande passivité, des représentants des 27 qui devaient parler, ça va être long, mais il faut bien y aller, voilà un peu ce qu’on ressentait dans les discussions. Et bien, je dois dire que ce fut un meeting mémorable. J’en retiens encore l’ambiance exceptionnelle. Des drapeaux multiples, PS, PSE, MJS, drapeau catalan. Un slogan répété, que j’aime beaucoup pour l’Europe : « people first, citoyens d’abord ». « Mar-tine , Mar-tine !!! ». Martine Aubry combative et avec un discours toujours très politique, et ça fait du bien. Mais surtout un déroulement extraordinaire, qui a vu les représentants des 27 membres du PSE intervenir, quelques mots en Français, en anglais, dans leur propre langue, ou mélangé. On se serait cru à l’Eurovision : c’était long, mais ça passait vite et on attendait la suite impatiemment. Et au contraire de l’Eurovision, pour moi c’était le symbole de l’avenir. La représentation d’une Europe faite avec et pour des hommes et des femmes, et non une abstraction technocratique. La démonstration concrète d’un rassemblement, d’une force en mouvement. Car on ne l’a pas assez dit : le PSE est porteur d’un même programme, travaillé et porté à 27, avec 7 priorités pour les 100 premiers jours suivant l’élection si le PSE était majoritaire. Alors bien sûr, il y a des différences entre nous, et le PS français n’est pas toujours entendu sur tout. Mais ce qu’on a vraiment senti ce soir là, c’est un parti trans-national, partageant des valeurs, avec un vrai discours de gauche, et montrant sa capacité de rassemblement et sa force potentielle. Car c’est bien gentil de présenter une liste dans une élection à la proportionnelle. Mais pour quoi faire ensuite ?

Inoubliable enfin l’intervention de Martin Schultz, président du groupe PSE au parlement européen. Pleine d’émotion et de hauteur de vue, resituant la construction européenne dans son histoire avec les horreurs des guerres et son aspiration à la paix. Racontant par exemple comment lui, un allemand, pouvait être élu par un autre socialiste espagnol je crois dont le grand-père avait été tué. Impossible à raconter, mais jamais encore je n’avais vu autant d’émotion palpable à un meeting, un frisson silencieux parcourant 2000 personnes suspendues à ces mots se levant vraiment spontanément pour applaudir.

Voilà l’Europe que nous voulons, voilà ce que j’aurais aimé voir dans les médias. On peut ne pas être d’accord avec les propositions du PSE, les trouver trop ci ou pas assez ça. Mais on ne peut ignorer ce que les socialistes représentent, c'est-à-dire la seule force d’alternance possible qui permettrait de changer vraiment la majorité au parlement.

La droite a refusé le débat, bien entendu, les « petites listes » ont pris de l’espace et la campagne se termine ce jour par une polémique avec Cohn Bendit agitée bien pitoyablement par Bayrou qui décidemment ne recule devant rien pour préparer son 2012 à lui.

Mais l’enjeu n’est pas là. Alors dimanche, déplacez-vous, et réfléchissez bien à ce à quoi vous voulez que serve votre bulletin.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 23:16

Manifestation interprofessionnelle unitaire
à l'appel des organisations syndicales de Haute-Garonne CFDT, CFTC, FO, CGT, CFE-CGC, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

Toulouse - 10h30
départ boulevard d’Arcole au niveau de la rue Merly

La Fédération du Parti Socialiste de la Haute-Garonne appelle ses élu(e)s, ses militant(e)s à venir massivement manifester.

Rendez-vous PS : 10 heures  devant la pharmacie (angle avenue Honoré Serres et Boulevard d'Arcole)

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Agenda
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 22:46

Les visiteurs familiers l'auront remarqué, les autres l'auront peut-être trouvé étrange, ce blog apparait sans mise en pages. C'est qu'il y a depuis un petit moment un problème sur la plateforme overblog qui a désorganisé un certain nombre de blogs, dont le mien. Je n'y peux rien, il faut prendre son mal en patience en attendant une correction.
Sens dessus dessous aussi est le pays avec les annonces de plans sociaux et de fermetures d'usines qui se multiplient. La semaine dernière a été très chargée ici en Haute-Garonne, avec une actualité brûlante à Molex, dans une folle semaine, et l'annonce des 1000 suppressions d'emplois à Freescale. Mais aussi la venue de Martine Aubry et un assez incroyable meeting européen.
Tout cela m'a pris beaucoup de temps, à titre syndical aussi bien que politique, et j'en ai vraiment manqué pour alimenter ce blog. Je ne suis pas sûre par ailleurs de la forme avec laquelle les articles vont apparaitre.
Je voulais au moins vous le signaler et vous donner rendez-vous très bientôt j'espère sur tous ces sujets.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Ce blog
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 20:42

Deux jours avant le printemps, que sera la météo sociale ? La CGT donne son bulletin ici.

La suite dépend de chacun de nous !

 

Le 19 mars prochain, soyons encore plus nombreux que le 29 janvier à la


manifestation interprofessionnelle unitaire

Toulouse – 14h30 – Compans-Cafarelli

 

Le PS de Haute-Garonne, avec tous les partis de gauche, soutient l’appel à cette journée de mobilisation. Il appelle ses militant(e)s et ses élu(e)s à participer massivement à cette manifestation.
Rendez-vous PS : 14h30 devant le bar "Le Cactus" boulevard Lascrosses.

 

Appel des organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA du 23 février 2009

La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance.

En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé.

Les organisations syndicales CFTC, CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités.

La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade.

Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels.

Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.

En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :

-          défendre l’emploi privé et public ;

-          lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;

-          exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;

-          défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.

Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.

Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Agenda
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:11

Certains, et certaines, pensent qu’il est ridicule d’avoir une « journée de la femme ». Hypocrisie ? Bonne conscience ? Féminisme dépassé ?

Pour ma part je ne me vis pas particulièrement comme féministe. Ce combat n’est en tout cas pas le premier que je mène en tant que tel. Mais non parce que je trouve cela  inutile ou obsolète, bien au contraire. Simplement, on ne peut être sur tous les fronts. C’est en tout cas ma manière de voir l’engagement, en essayant de ne pas trop se disperser. Et c’est plutôt le champ social et l’activité syndicale qui ont ma préférence.

Les deux ne s’opposent pas, d’ailleurs. Car dans le monde du travail, qu’on parle embauches, salaires, promotions, précarité, les discriminations sont nombreuses. Au moins en parle-t-on de plus en plus. Et ces affaires commencent à se retrouver devant les tribunaux, maintenant que des salariées en ont le courage, que des syndicats travaillent sur la question et que des avocat-e-s déterminé-e-s et convaincu-e-s soutiennent efficacement ces combats pourtant difficiles. C’est du concret, et les résultats arrivent, voir par exemple ici (bravo Emmanuelle !).

Dans le monde politique, même  si les efforts sont réels, le chemin est long encore avant que les femmes puissent vivre normalement leur parcours, dans un modèle qui reste très masculin.

Et partout, les acquis sont fragiles. La preuve en est par exemple la remise en question récurrente du droit à l’avortement. Les femmes sont les premières victimes de la crise et des attaques incessantes du gouvernement de Nicolas Sarkozy contre de nombreux droits et libertés. L’Etat se désengage du planning familial (1/3 des plannings familiaux sont menacés), le congé parental est remis en question, dans le cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques), le Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE) est supprimé, il n’y a plus de ministère aux droits des femmes, etc.

Voilà pourquoi cette journée me semble tout sauf ridicule, mais au contraire utile, parce que c’est au moins l’occasion de rappeler, y compris sur les grands médias, les inégalités criantes dans de nombreux domaines et les violences faites aux femmes à travers le monde.

Pour un tour d'horizon, voir par exemple le dossier de l’observatoire des inégalités.

Je finirai par une dédicace spéciale, à deux jolies petites championnes, qu’elles soient, comme je disais à leur âge, fières d’être des filles, qu’elles gardent leur indépendance d’esprit et le courage de leur mère, qu’elles puissent faire vivre les droits que des générations de femmes avant elles se sont battues pour obtenir, et conquérir, là où elles voudront, toute la place qu’elles mériteront.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 23:08

Demain s’ouvre à la salle Mermoz, aménagée pour cette occasion exceptionnelle, le procès d’AZF. Pour tous les toulousains, même ceux qui n’en ont pas souffert directement, c’est un moment important, des années après ce 21 septembre 2001 que personne ici n’a certainement oublié.

J’étais cette après-midi sur les hauteurs de Pech David, lieu de loisir et point de vue sur la ville et cette zone de l’Onia. Les bâtiments de la SNPE sont toujours là en bord de Garonne. Un peu plus loin, le cancéropole sort de terre. Au milieu, sur cette zone verte, flotte le souvenir de cette usine dont il ne reste rien. En voyant les avions survoler sans égard le quartier du Mirail avant d’atterir à Blagnac dont on devinait les pistes, je me suis dit que rien ne changeait, que l’activité humaine faisait parfois peu de cas de ces mêmes humains, en tout cas de certains. M'est revenue en mémoire aussi cette réunion publique du PS, à Balma me semble-t-il, où tout un groupe de salariés d’AZF était monté sur scène pour dire leur point de vue. Car après le traumatisme, vinrent aussi les débats : défense de l’emploi et activité industrielle, écologie et risques pour la population, dilemne.

Espérons vraiment que ce procès, qui sera finalement filmé, permettra d’avancer.


J’ai retrouvé un mail envoyé rapidement le lendemain à des amis qui venaient aux nouvelles. Tel qu'il a été écrit, un simple instantané de ce jour, avant que l'on sache même toute l'étendue de la catastrophe. Vu du côté de la ville qui a eu de la chance, juste pour se souvenir.

 

Ca va , pour nous aucun dégat .

Par contre , on est passé ce midi du côté de l'Onia, là où est , où était je devrais dire, l'AZF , et c'est vraiment ahurissant . Toute une partie rasée, et les immeubles en face comme éventrés, sans vitres, déglingués . Les écoles sur l'ile du Ramier aux toitures complètement défoncées. Et les vitrines des magasins sur la zone commerciale plus loin, le long de la RN 20, par terre . Le centre ville, on n'a pas vu, mais il parait que c'est aussi tombé sec . Bref,  les images, c'est rien à côté de ce que ça donne en vrai .

 

Nous on n'est pas du tout dans ce secteur à nos boulots. Et surtout, entre il y a des coteaux de Pech David et Rangueil, ce qui fait qu'on n'a pas reçu le souffle autant qu'il s'est propagé vers le Nord. Quand même, quelques bouts de plafonds tombés dans quelques bureaux . Par contre, on a eu sacrément peur. On a senti l'explosion. On a chacun cru que c'était quelque chose qui se passait dans notre batiment . Une armoire tombée dans le bureau au-dessus. Un avion qui franchit le mur du son. Une explosion quelque part . On était un peu désemparés sans info juste après. On n'est pas sortis, on a vu par contre des entreprises autour qui sortaient . J'ai appelé Franck, personne, juste l'acceuil qui m'a dit qu'ils évacuaient. Après plus de nouvelles , tous les téléphones étaient coupés, saturés . Les infos vraies et fausses circulaient par la radio . On a tous pensé à un attentat d'abord. Puis on a parlé de Blagnac, parce qu'autour ils ont évacué. On a parlé aussi d'explosions à divers endroits du centre ville . En fait, c'était tellement fort que chacun a cru que c'était son batiment qui était touché . Après on a entendu les infos par la radio. On a appris que c'était l'Onia , et on a su qu'il y avait un nuage . On l'a vu, nous un petit bout , parce que grâce au vent c'est parti de l'autre côté. On n'a eu qu'un résidu, mais il était bien gros et bien jaunâtre . Et on ne savait pas ce que c'était, surtout . On est restés confinés jusqu'à nouvel ordre .

Certains sont partis, c'était un peu la panique, les gens ont appris que certaines écoles évacuaient et avaient peur pour leurs gamins. Les autres sont restés, à attendre . Après on a su que le risque toxique était écarté, on a continué à travailler, si on peut dire. Bref, de drôles de moments, vraiment, surtout au début .

 

Voilà. Pour nous donc ça va très bien , mais une journée quand même sous le choc. Grosse frayeur, petites inquiétudes, et un traumatisme pour toute la ville .

Tous les Toulousains depuis 10 ans disaient qu'un jour ça péterait, mais que ça arrive comme ça, quand même , c'est pas croyable .

On en est à 26 morts et au moins 20 disparus, et plus de 600 blessés encore soignés .

Et des dégats considérables. Une 20aine de lycées et écoles fermés, dont 2 complètement détruits je crois . Et tout à l'avenant .

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Couleur locale
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 23:31

C’est bien connu, il y a en France trop d’inspecteurs du travail par rapport au nombre de salariés et d’entreprises. Comme de plus ils ont des moyens exorbitants, alors que dans les entreprises il y a vraiment très peu de problèmes, ils s’ennuient, forcément. Ils sont donc conduits à s’acharner sur certaines directions d’entreprises, juste pour passer le temps et faire parler d’eux. On se demande par ailleurs si le ministère ne donne pas des directives en ce sens aux directions départementales du travail. La justice, qui elle aussi a trop de moyens et manque d’affaires à traiter, a donc bien raison de s’occuper de condamner prioritairement ces malfaisants.

Ainsi, il est clair que Gérard Filoche est un inspecteur du travail qui a dépassé les bornes (en plus, il est un membre connu du Parti Socialiste … ).

Si vous partagez cette analyse, surtout n’allez pas en savoir plus ni exprimer votre soutien en allant voir ici :

Car rappelons nous cette belle vérité de Laurence Parisot : « La liberté de penser s’arrête là où commence le code du travail ». Non mais !

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 23:30

Notre hyper-président doit regretter, s’il en est capable, certaines formules à l’emporte-pièces et autres forfanteries dont il est coutumier. Car la « bonne blague » sur les grèves qui ne sont plus visibles a piqué au vif beaucoup de monde, à en croire le nombre d’allusions qui fleurissent sur ce thème depuis hier. De même qu’étaient nombreux les T-shirts « casse toi pov’ con » hier dans les rues de Toulouse.

Je suis restée sous la banderole de mon syndicat pendant toute la manifestation – de peur cette fois de ne plus les retrouver en parcourant le cortège, comme j’aime parfois le faire pour avoir une meilleure vue d’ensemble, tellement c’était énorme. Mais ceux de mon entreprise qui, arrivés après le départ, ont remonté le cortège ont témoigné, en nous rejoignant enfin tout essoufflés, de son ampleur. « Magnifique », m’a dit ce matin une collègue que je n’ai pourtant pas vue hier dans la rue. Et c’est bien la deuxième bonne surprise, le privé était bien là cette fois. Les banderoles l’illustraient, Airbus, EADS Astrium, Thalès, Latécoère, Microturbo, pour ne citer que les entreprises de la métallurgie autour de nous, ou encore les sociétés de service en informatique, et bien sûr, les salariés de Molex, tous présents en blouse, tous tambours dehors - très impressionnant pour ceux qui ne sont pas habitués à les voir. Les banderoles syndicales, mais aussi, derrière, beaucoup de salariés que l’on n’avait pas l’habitude de voir manifester. Il est toujours amusant d’ailleurs de voir que ces salariés sont un peu déçus de constater qu’ils retrouvent si peu de leurs collègues dans la rue. Alors que nous, syndicalistes, sommes plutôt satisfaits car nous voyons la différence avec la moyenne habituelle !

Le PS aussi était au rendez-vous, car en plus des camarades défilant sous bannière syndicale, il y avait du monde sous les drapeaux de la Fédération de Haute-Garonne, m’a-t-on dit. Dans la manifestation parisienne, la présence de la direction nationale a aussi été remarquée. Tant mieux, car ceux qui nous reprochaient notre absence sur ce terrain, s’ils exagéraient peut-être parfois un peu, n’avaient certainement pas tort.

Et maintenant ? La balle est dans le camp de Nicolas Sarkozy. A lui de juger s’il peut se permettre de rester aveugle et sourd à un tel mécontentement. Aux confédérations, qui croiseront lundi leurs analyses, de décider des suites à donner. Aux partis de gauche de continuer le travail politique. Le PS s’est remis au travail avec la présentation d’un contre plan de relance, pour répondre à l’urgence. Il nous faut maintenant, et Martine Aubry l’a évoqué, poursuivre la réflexion, au delà de mesures d’urgence, pour réfléchir à une véritable alternative politique.

Mais un jour après l’autre, savourons déjà un peu cette grande journée, où beaucoup ont eu le sentiment de relever la tête.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 23:22

Tous les capteurs disent la même chose : dans les médias, dans les services publics, dans les entreprises du privé, partout on sent une forte mobilisation. Maintenant, il faut le faire, et encore entraîner demain collègues, camarades, amis, proches,...
Depuis longtemps on n'avait vu un tel appel interprofessionnel et unitaire, avec, c'est historique,
une plate-forme unitaire revendicative solide, et, disons, tonique !

 

Jeudi 29 janvier

Toutes et tous en grève, toutes et tous à la manifestation !

Toulouse - 14H00 - Compans-Caffarelli

 

Le PS de Haute-Garonne appelle aussi tous les militants, élus et sympathisants de Gauche à participer massivement à cette manifestation.

Rendez-vous PS : 14h00 devant la pharmacie à l'angle de la rue Honoré Serres.
Lors de toutes les réunions depuis la mise en place de la nouvelle équipe fédérale, la question sociale et le soutien des socialistes aux salariés en lutte ont été très présents - c'est un plaisir pour moi que de le constater. Les socialistes doivent être très nombreux demain. Derrière la banderole PS, pour ceux qui le peuvent, car beaucoup manifesteront avec leur syndicat, ou leur association de parents d'élèves, et c'est normal. Ce sera mon cas, comme à chaque manifestation, quand mon syndicat appelle, c'est naturellement sous sa banderole que je défile prioritairement. Cela n'empêche pas en revanche de porter aussi, en plus du badge syndical, un autocollant PS !

Quoi qu'il en soit, que ce jeudi soit non pas noir, comme le disent les médias uniquement soucieux des "perturbations" pour les "usagers", mais multicolore, de tous les drapeaux et les énergies rassemblés contre une politique qui fait tant de mal !

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 23:36

Décidément… après la grippe et la neige, un nouveau souci d’ordinateur, ce sont les conséquences de la tempête de samedi qui ont contrarié la publication de ce blog. Mais loin de moi l’idée de m’en plaindre, car en région toulousaine, cela n’a pas été trop méchant. Ayant vécu la tempête de 1999 en plein cœur, en Limousin, c’est avec beaucoup d’inquiétude que nous nous sommes préparés vendredi à ce qui s’annonçait. Mais sans doute le vent avait-t-il faibli en passant sur la Haute-Garonne avant de se renforcer en sortant vers la Méditerranée. Toujours est-il que la situation n’est ici en rien comparable avec le traumatisme des Landes ou de la Gironde, qui me rappellent l’état de la forêt limousine et les jours sans eau ni électricité de 1999. Il y a des dégâts dans la région, mais très peu en proportion de ce qu’on pouvait craindre. Par contre, ici non plus les infrastructures n’ont pas résisté. A Aigrefeuille et dans le secteur l’électricité n’est revenue que le samedi soir tard. Le téléphone, lui, a refait quelques apparitions hier à la maison, mais ce n’est que ce soir que je peux vraiment compter sur lui et me connecter à internet. Pendant ce temps, l’actualité politique et sociale a été riche, j’ai donc du retard à rattraper ! Par ailleurs je n’ai pu lire ma messagerie auparavant. Camarades et amis de Haute-Garonne, notamment toulousains qui avez pu semble-t-il regarder le match du samedi après-midi, soyez en ainsi prévenus. La vie reprend plus normalement aussi dans le semi-rural, à bientôt donc… Maintenant, la prochaine tempête, qu'elle soit sociale, dans la rue ce jeudi 29 janvier ! 

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