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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 00:13

J’ai commencé 2009 par une bonne petite grippe, qui m’a retenue éloignée de l’actualité politique et aussi de ce blog. Bon, voilà, grippe, ça, c’est fait, passons à la suite maintenant !

J’étais hier à la fédération pour les vœux de la direction fédérale. En ces jours de galette, il est encore temps de présenter des vœux, voilà donc les miens.
A ceux que j’aime, à ma famille, à mes amis, je souhaite, mieux vaut deux fois qu’une, une douce et heureuse année.
Mes pensées vont vers les socialistes, ceux qui sont sincères - et heureusement sont-ils nombreux : militants de base, comme on dit, capables de passer des soirées à discuter dans des salles généralement inconfortables plutôt que de rester chez soi, de distribuer des tracts pendant des heures par tous les temps après les journées de travail, de faire des kilomètres pour assister à des réunions ou à des manifestations dont la presse ne relèvera au mieux que deux minutes de petites phrases ; responsables du parti, de tous échelons, de tous courants, qui animent de leur mieux cette vieille et grosse machine ; élus de toutes sortes, petits ou grands, connus ou obscurs, qui malgré le discrédit porté sur l’action politique et la dureté de ce milieu ont gardé intactes leurs convictions, et passent beaucoup de temps et d’énergie les mains dans le cambouis, pour essayer rien moins que de changer le monde, chacun à leur place.

Elles vont vers mes camarades « rénovateurs », pour ces moments vécus ensemble, enthousiasmants et difficiles, pour ces idées partagées, ce que nous avons tenté de faire, pour ce que nous ferons encore, différemment. Et vers les autres, ceux avec qui parfois les débats ont été vifs et âpres, mais dans le respect des points de vue. Parce que rien n’est pire que le suivisme moutonnier, parce que rien n’est plus riche que deux socialistes se disputant sur le fond, quand ils s’écoutent et se respectent.

A tous ceux là, je veux dire ma camaraderie, ma fierté de partager cet engagement, et souhaiter une très bonne année, d’espoir, de solidarité, de renaissance peut-être de cette vieille maison souvent broyeuse de bonnes volontés humaines, mais que nous voulons faire vivre malgré tout parce que nous pensons qu’elle est la seule à pouvoir encore donner corps à notre idéal.

Aux autres socialistes - et hélas y en a-t-il, même si certains ont quitté le navire déjà - qui font passer leur intérêt personnel avant leurs convictions, qui vivent du parti plus qu’ils ne le font vivre, ceux qui visent une carrière, une once de ce pouvoir qui parfois rend fou, à ceux dont les opinions voguent, à ces responsables prêts à trahir leur camp pour un poste. A tous ceux là, qui salissent le beau mot de politique et celui encore plus beau de socialiste, je souhaite juste bien du plaisir à se regarder dans la glace.

A mes camarades de combat syndical, devant l’ampleur de la tâche et la difficulté de l’action, je souhaite une année riche et fraternelle.

A vous enfin, amis lecteurs qui me faites le plaisir de passer sur ce blog, mes remerciements, une bonne année, riche de lectures de toutes sortes et d’engagements pleins ici ou là.
Cette année c’est Hugo que je vais laisser parler, avec une dédicace particulière pour les salariés de Molex, pour leur lutte exemplaire.

 

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,
C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d'être en ne pensant pas.
Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ;
Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule ;
Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.

Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues !
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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Evasions
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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 19:56

Nous étions cette après-midi à Molex pour apporter le soutien du collectif USTM 31 (les syndicats CGT des entreprises la métallurgie de Haute-Garonne), avec quelques petites choses concrètes à cette occasion.

C’est sous le soleil que nous avons quitté Toulouse, pour nous rendre à Villemur, qui était dans le brouillard depuis le matin. Mais les salariés de Molex, eux, ne sont pas du tout dans le brouillard ! Ils ont les idées claires, ils sont déterminés et ils savent ce qu’ils veulent : que l’usine vive ! La preuve, s’il en était besoin : pour éviter que des "choses" partent de Villemur vers on ne sait où, en Slovaquie par exemple, pendant la fermeture de l’usine les deux prochaines semaines, ils ont décidé de camper devant. Ils ont choisi de s’organiser en 3x8, et ainsi, avec un très grand nombre de salariés volontaires, d’assurer une présence permanente, nuits et jours, depuis ce matin, jusqu’à la ré-ouverture le 5 janvier. Malgré le froid, et pendant leurs congés ! Un algéco et une tente sont sur place, sur le parking, le moral est là je crois, avec de quoi se restaurer et se réchauffer un peu. Demain, un repas pique-nique est prévu sur place, pour que les salariés puissent se retrouver.

Alors si vos pas vous mènent vers Villemur, n’hésitez pas à faire un petit détour, pendant cette période. Un geste de soutien ne résout certes pas tout, mais c’est un réconfort pour ceux qui se battent. Et le combat des salariés de Molex est exemplaire. Pour la région, mais aussi bien au-delà de leur propre cas, parce que c’est bien un « cas d’école », et que le combat qui se mène là-bas est aussi fait pour servir à d’autres pour l’avenir.

A l’entrée de Villemur en venant de Toulouse, à un rond-point, il faut prendre à gauche la direction Labinal Molex, c’est tout simple. Et pour suivre l’actualité de Molex, photos et vidéos, un site dédié ici.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 23:51

L’avenir de l’école publique est gravement menacé.

Ca suffit, agissons !

Ensemble, parents, enseignants, personnels de l'éducation et des associations, étudiants, lycéens, citoyens...

Manifestons pour stopper le chantier de démolition de l'Ecole Publique et exiger le développement d’un Service Public d’Education de qualité

Samedi 13 décembre 10h30

Place Arnaud Bernard à Toulouse

Voir l’appel unitaire

 

La Fédération du Parti Socialiste de Haute-Garonne appelle ses élu(e)s et ses militant(e)s à se mobiliser pour cette manifestation.

Rendez-vous PS : devant la pharmacie à l’angle de l’avenue Honoré Serres.

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 07:54

Pierre Cohen a pour pratique depuis longtemps de rendre compte régulièrement de son mandat de parlementaire. Après 18 mois de législature folle, comme il écrit dans sa lettre à la 3e circonscription, il organise une réunion de présentation de bilan de mandat, ce jeudi 11 décembre, à 18h30, à la salle des fêtes de Ramonville.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Agenda
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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 20:07

« Game over ». J’aime bien l’expression de Benoît Hamon. Oui, maintenant, ça suffit. Le congrès est fini, une nouvelle direction est en place, alors au travail, sur le terrain, pas sur les plateaux de télévision, et sans parler de 2012 toutes les 5 minutes si c’est possible …

Il est normal pour un parti démocratique de passer du temps lors d’un congrès. Mais il y a des limites ! Quand les poches de millions de gens sont vides et que les usines ferment, j’enrage de voir que certains dépensent tant d’énergie pour des raisons d‘appareil et d‘ambitions personnelles. Alors stop, maintenant, passons à la suite.

Je suis tout de même contente de voir de nouvelles têtes arriver (enfin) aux manettes. Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, deux des têtes connues du NPS initial sont dans le premier carré. Et à côté Christian Paul, chargé du Laboratoire à idées, que l’on connaît moins mais qui était aussi signataire de l’appel de 2002. Dommage que Vincent Peillon utilise pour l'instant ses talents ailleurs et autrement. Maintenant, voyons s'il sera possible de le construire un peu, ce Nouveau Parti Socialiste… Certes, ce ne sera pas facile. Mais avons nous un autre choix que de changer ? Dans les surprises, Bertrand Monthubert à la recherche, surprise finalement logique, Bertrand ayant été un actif président de « Sauvons La Recherche » - dont il a démissionné pour ne pas engager le mouvement politiquement, comme il avait toujours pris garde de le faire.

Dans la fédération (c'est à dire le département pour mes lecteurs non socialistes) l'état d'esprit est dans l'ensemble à la remise en marche. Hier soir avait lieu le premier Conseil Fédéral post-congrès. Un accord dit « technique » entre la motion Delanoé, arrivée ici en tête, et la motion Hamon, arrivée troisième, avait été annoncé le soir même d’un congrès fédéral assez houleux et que l'on s'empressera d'oublier. Sébastien Denard, élu premier secrétaire fédéral, a proposé ensuite un accord de rassemblement à la motion Aubry, arrivée deuxième, qui l’a accepté. Pour finir, il a proposé hier soir également à la motion Royal de s'inclure dans ce rassemblement.
Hier soir, les instances de direction de la fédération ont donc été installées. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le fonctionnement quelques explications issues de nos statuts.

Le Conseil Fédéral est le parlement du parti. Il est constitué en deux fois. Pour les 2/3, lors du Congrès Fédéral après le vote sur les motions. Chaque motion propose une liste de noms, le nombre de sièges étant attribué à la proportionnelle des résultats des votes sur les motions. Le dernier tiers est constitué de secrétaires de section, qui sont en conséquence déterminés après le vote pour les premiers secrétaires.

Le Bureau Fédéral est élu au sein du Conseil Fédéral, selon le même principe, à la proportionnelle des motions. Il assure la direction de la fédération, par délégation du Conseil Fédéral, pour appliquer ses décisions politiques.

Le Secrétariat Fédéral est constitué de membres élus par le Conseil Fédéral, sur proposition du Premier Secrétaire Fédéral. Il est chargé de la mise en œuvre des décisions du Conseil Fédéral et du Bureau Fédéral et de l'administration de la fédération. Chaque secrétaire fédéral a en charge un secteur d’activité.

Depuis hier soir, nous avons donc un Conseil Fédéral complet, un Bureau Fédéral, et un Secrétariat Fédéral.

Pour ma part, je ne crois pas l’avoir dit, je suis membre du Conseil Fédéral depuis le congrès fédéral, et depuis hier soir, membre, de nouveau, du Bureau Fédéral, au titre de la motion D (Aubry, pour les non initiés), selon le vocabulaire d'usage.

Le premier Bureau Fédéral se tiendra ce jeudi à 19h00. Le premier Secrétariat Fédéral à 18h00. Le rythme sera apparemment hebdomadaire. Le prochain Conseil Fédéral sera en janvier.

Au boulot !

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 12:47

« Tout ça pour ça ! ». Cri du cœur d’un assesseur, ce 3 décembre au soir. C’est que la journée avait été longue dans le gymnase glacé de l’école Guillaumet à Toulouse, depuis 7h30 du matin à tenir les bureaux de vote, jusqu’à la clôture du scrutin à 18h00, sans interruption, même pas pour la pause déjeuner qui s’est résumée aux quelques chips, pâté et fromage sur pain tout aussi glacé, avalés entre deux votants. Sans parler du dépouillement, très long à cause des votes par correspondance (plus que de votes physiques dans mon bureau). A 22h30 nous étions encore sur place - sans compter la soirée électorale ensuite à la Bourse du Travail.

La déception était donc là de voir que malgré le vote par correspondance, les salariés n’ont pas jugé utile de participer à ce scrutin pourtant si important. Et encore, on était plutôt dans les 30 à 35% dans ces bureaux, soit environ 10% de plus qu’au national. Il faudra bien en analyser les causes. C’est un fait que l’organisation du scrutin a été déplorable. Nous avons constaté de nombreuses erreurs, dans les inscriptions, dans l’envoi des cartes d’électeurs, dans le matériel de vote par correspondance. La campagne institutionnelle a été quasi inexistante. Tout cela est assez désinvolte. Ceux qui veulent la disparition de cette institution déjà très attaquée, et craignent la montée en puissance d’un syndicat qu’on ne peut facilement mettre dans sa poche, auraient-ils voulu dévaluer le vote ? Malhonnêteté ou incompétence, comme disait l’autre, chacun se fera son opinion.
Malgré cela, nous n’échapperons pas à d’autres questions. Sans doute l’organisation pratique du vote doit-elle être revue. Les bureaux de vote sur le lieu de travail ont montré des taux de participation de plus de 50%. Il va bien falloir y réfléchir, même si cela pose d’autres problèmes, principalement celui du contrôle dans les petites entreprises où les syndicats sont absents. Cela pose aussi question à tous les syndicats. Dans les bureaux où j’étais, la plupart des autres syndicats de mon entreprise n’ont envoyé personne comme assesseur. La démocratie a un coût, ce serait bien de l’assumer, pas seulement en présentant des candidats et distribuant quelques tracts. Si la CGT n’avait pas été là ce mercredi, le scrutin n’aurait pas pu se dérouler dans la plupart des bureaux de l‘école ! Comment peut-on espérer convaincre les gens de voter, si les responsables syndicaux eux-mêmes ne se mobilisent pas ?

Malgré tout cela, j’ai du mal à comprendre pourquoi la participation est si faible. Dans mon entreprise, les syndicats sont bien présents, des tracts ont été distribués, il y avait des candidats connus, le matin même encore un message de rappel était envoyé par la direction… comment se fait-il que nos collègues n’aient pas pris une demi-heure de leur temps pour aller voter, ou mettre une enveloppe à la poste, alors qu’ils votent massivement pour les élections CE/DP ? Pression au travail, sentiment d’inutilité, fatalisme, repli sur soi, méconnaissance de l’institution… Nous devrons réfléchir, syndicalement, et politiquement, sur cette abstention.
Malgré cette déception, l’ambiance était à la fête à la Bourse du Travail et le lendemain matin dans les syndicats CGT avec les résultats définitifs. Car même si les médias en ont dit juste trois mots et sont passés à autre chose (là aussi, quelle responsabilité!) et si la droite, bien entendu, a tenté de le minimiser en focalisant sur la participation, avec dès le matin la remise en cause du mode de scrutin, les résultats sont là : la CGT reste en tête mais surtout se renforce, en progressant nettement, en pourcentage (34% avec les résultats définitifs), mais aussi en voix et en sièges.

En Haute-Garonne aussi, la CGT est largement en tête. Pour le conseil de Saint-Gaudens, avec 43% (et 38% dans la section Encadrement). Pour le conseil de Toulouse, avec près de 34%, la CGT progresse aussi, au total et dans chacune des 5 sections, et gagne au total 6 sièges. Les résultats détaillés sont sur le site du ministère du travail.

Grande satisfaction aussi localement. Dans le bureau de vote où j’étais, pour la section Encadrement, où votent pour l'essentiel les salariés de EADS Astrium et du CNES, mais aussi les sociétés de service comme C-S, IBM, ou la clinique Saint-Jean du Languedoc, c’est la CGT qui arrive en tête ! La CGT premier syndicat des cadres, et oui c’est possible, la preuve (au passage je réponds à tous ceux qui m’ont posé la question: non, je ne suis pas élue, j’étais en neuvième position, mais il aurait fallu un sacré score tout de même!). Les temps changent, les mentalités aussi.

Alors oui, ces résultats sont aussi très encourageants. Face à la casse sociale organisée par la droite sarkoziste, le renforcement de la CGT me semble, au-delà de ma carte syndicale, un élément important de résistance. Et pour élargir le sujet, c’est la preuve qu’avec un vrai travail de terrain et une ligne sans ambiguïté, on est convaincant (oui, suivez mon regard…).

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 13:50

Non non, pas de panique, je n’ai pas de scoop de la direction nationale, on ne parle plus de revoter pour le congrès des socialistes, cette fois c’est fini !

Mais demain 3 décembre est un autre vote extrêmement important pour le monde du travail : l’élection des conseillers prud’hommes.

Je ne reviendrais pas sur les enjeux, maintenant la campagne est faite.

Nous étions stoïques encore hier matin, dans le froid (mais sans pluie) à distribuer le tract de l’Union Départementale CGT de Haute-Garonne à toutes les entrées des parking de mon entreprise (3000 salariés environ, sur 2 sites, ça fait du monde!). Et demain, toute la journée, nous serons sur pied dès 7h30, assesseurs et délégués aux bureaux de vote.

Cette campagne est l’occasion de quelques mises au point parfois amusantes.

Surpris : « J’ai vu que tu étais candidate ?! ». Eh bé té oui, les candidats de la CGT en tout cas ne sont pas des gens enfermés dans un bureau à potasser le code du travail, ce sont des salariés (presque) ordinaires et des syndicalistes connus dans leur entreprise. C’est vrai que, les petites entreprises étant des déserts syndicaux, on retrouve beaucoup de gens venant des grandes entreprises de la région. Par contre, pas de star des médias comme Claire Chazal, tête de liste je ne sais plus où ! Plutôt des syndicalistes aguerris, qui suivent des formations, se préparent avant à travers leurs autres mandats. C’est que c’est une responsabilité de justice, il faut être sérieux, et viser l'efficacité.

 Ou aussi, rieur, avec l‘actualité politique du moment : « Mais tu es au PS ? Je croyais que tu étais au PC, étant à la CGT ». Ouh là là, quelques années de retard ma bonne dame ! C’est vrai que beaucoup de communistes se syndiquent à la cgt. Et ce n’est pas une tare à mes yeux ! Mais l'inverse n'est pas vrai. Le lien structurel est coupé avec le PCF, et parmi les camarades CGT, on trouve de tout, dont beaucoup de camarades … socialistes, des écologistes, ... et surtout beaucoup de syndiqués qui n’ont aucune carte politique. Les clichés ont la vie dure, mais tout de même…

Alors n’oubliez pas d’aller voter demain (y compris ceux qui ont voté par correspondance mais qui ont un doute, il est toujours possible d’aller voter physiquement, le vote dans l’urne « remplaçant » alors le vote par correspondance). Bien sûr de préférence votez pour les listes CGT … Mais surtout votez !

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 10:41

Ce week-end, je dois faire quelques opérations de mise à jour suite à des évolutions de la plateforme overblog. Il se pourrait donc qu'il y ait quelques perturbations temporaires sur l'aspect de ce blog. Cela ne devrait pas gêner ni la consultation, ni la saisie de commentaires.

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 08:41

Les médias s’étaient fait l’écho de la volonté d’un « collectif de passagers » (sic) d’attaquer en justice suite à l’occupation des pistes de Blagnac par des salariés qui manifestaient contre leur externalisation au moment de la création de la filiale Aérolia. Et bien, ils l’ont fait, lundi la CGT, précisément son Délégué Syndical Central Xavier Pétrachi, se trouvera devant le juge ! Ci-dessous la déclaration de la FTM (Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT). Si vous voulez exprimer votre soutien, n’hésitez pas ! Pour écrire à la CGT Airbus : syndicat.cgt-toulouse@airbus.com

La CGT AIRBUS assignée par un collectif de passagers devant le juge de proximité de Toulouse le 1er décembre

Le 1er décembre 2008 à 9h00 aura lieu l’audience devant le juge de proximité du Tribunal d’Instance de Toulouse, où 6 passagers du vol Paris-Toulouse ont porté plainte contre la CGT Airbus, Air-France et l’Aéroport de Blagnac.

Les 6 passagers (dont le président de l’Union Patronale de l’Ariège et un responsable du MEDEF en Ile de France), reprochent que leur avion ait atterri à Pau, au lieu de Toulouse, suite au blocage des pistes par des salariés d’Airbus.

Revenons sur les faits : le 18 septembre dernier, jour du CCE extraordinaire sur la constitution de la filiale AEROLIA, des salariés d’Airbus s’opposant à cette filialisation et à la vente à terme des usines de Méaulte, St Nazaire Ville et le Bureau d’études associé, proposent de faire un mouvement spontané pour manifester leur mécontentement.

300 salariés du bureau d’études se rassemblent et décident de faire partager ce mécontentement auprès de la Direction. Des représentants des manifestants ont souhaité être reçus par la Direction qui a refusé.

En réaction à ce refus, les salariés décident alors, d’occuper les pistes pour faire entendre leur voix et, après 2h00 d’occupation, libèrent les lieux dans le calme. Police et Gendarmerie ont sécurisé les pistes et aucun incident n’a été déploré.

Dès le lundi suivant, la Direction d’Airbus convoque tous les salariés du bureau d’études à des réunions obligatoires d’information sur AEROLIA. Lors de celles-ci, elle dénonce l’occupation des pistes comme une action illégale. Le DRH d’Airbus donne même l’ordre de transférer par messagerie à tous les salariés du bureau d’études l’article de « La Dépêche du Midi » annonçant que des passagers assignent la CGT en justice pour avoir commandité l’occupation des pistes.

Une atteinte au droit de grève : en assignant la CGT Airbus et nommément le Délégué Syndical Central d’Airbus France CGT, Xavier PETRACHI, ces 6 passagers s’en prennent directement au droit de grève et à l’organisation syndicale CGT.

Demander des dommages et intérêts à une compagnie aérienne pour une annulation d’avion de dernière minute ou un détournement sur une autre destination suite à des problèmes techniques est une chose. Mais réclamer cela à une organisation syndicale qui s’oppose avec les salariés à l’externalisation des activités du bureau d’études et des usines Airbus en est une autre. C’est une tentative de judiciariser l’activité syndicale, et une remise en cause du droit de grève.

Si le mécontentement de certains passagers qui ont dû patienter pour avoir un vol est bien légitime, les passagers sont à même de comprendre aussi la colère des salariés qui se retrouvent filialisés pour être ensuite vendus, alors qu’ils appartenaient à l’entreprise Airbus.

La CGT Airbus et la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT, ne se laisseront pas intimider par des méthodes qui visent à déstabiliser le combat des salariés pour le maintien de tous les sites Airbus au sein d’Airbus, pour s’opposer aux méfaits des plans POWER 8 et POWER 8 +. A contrario, la CGT Airbus et la FTM-CGT restent attachées au développement de l’aéronautique et de l’emploi, particulièrement dans cette filière déterminante pour l’avenir de notre industrie.

Montreuil, le jeudi 27 novembre 2008

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 13:20

Nous voilà sortis apparemment de ces quatre jours complètement délirants, et complètement désespérants. J’ai poussé un gros ouf de soulagement hier soir, de voir cet incroyable battage médiatique se finir et cette très vilaine page se tourner.

Ouf aussi, car vraiment, je n’ai pas la même conception de l’action politique ni du PS que Ségolène Royal. Alors oui, je suis soulagée que dans ce contexte Martine Aubry soit notre premièr-e secrétaire.

Pour autant, je n’ai pas envie d’y revenir, car les difficultés sont devant nous, et je crois que c’est de l’avenir qu’il faut se préoccuper plutôt.

Ancrage à gauche, rassemblement, renouvellement, renaissance, ce sont les mots de Martine Aubry, ainsi qu’une main tendue à Ségolène. Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, ce ne sera pas facile, et dès ce matin, 2012 revient sur le tapis. J’espère que tous les militants seront là pour, ensemble, dépasser ce moment et rappeler partout, y compris à nos dirigeants préférés, que nous sommes condamnés à réussir. Cela ne veut pas dire dénaturer les choix sur la ligne politique et la conception du parti dans une espèce de machin sans contenu. Mais cela veut dire savoir travailler ensemble dans un même but.

Le parti socialiste est de retour, ici l’intervention en ce sens de Martine Aubry au Conseil National.

Maintenant, chacun à sa place, camarades, mettons donc de côté les excès de certains des derniers jours, retroussons nos manches, et passons à la suite. Que, comme l’a dit ce matin Arnaud Montebourg, de la vieille chenille, sorte un beau papillon, enfin, ce Nouveau Parti Socialiste que nous espérons tant.

C’est assez commun de citer Jaurès, mais je ne résiste pas au réconfort d’une de mes formules préférées : « L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir ».

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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