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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 18:56

« Rénover maintenant ! écrivions nous après le Mans. C’est toujours et plus que jamais notre projet après la défaite. Mais ce combat dépasse désormais notre seule sensibilité. Il doit devenir celui du parti tout entier, voire celui de toute la gauche de gouvernement. C’est désormais à cela, plus qu’aux vaines querelles d’appareil, que nous devons nous consacrer. » (extrait du communiqué de Thierry Mandon et Arnaud Montebourg, 7 mai ).

Au lendemain des législatives, les amis d’Arnaud Montebourg en Haute-Garonne proposent de commencer cette réflexion collective lors d’une journée qui associera le travail et la convivialité. Dans ce but, nous invitons tous les camarades qui le souhaitent aux

Rencontres de la Rénovation

Samedi 23 juin à la Salle des Fêtes de Paulhac

De 9h30 à 16h00

A 12h30, déjeuner-buffet

(participation aux frais 13,50 euros)

Informations et inscriptions : contact-rm31@aliceadsl.fr ou contact de ce blog.

 

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 23:54

C’est fait, pour la première fois depuis que ce découpage en 8 circonscriptions existe, ce fameux grand chelem en Haute-Garonne ! J’avais écris dans mon dernier billet que nous ne devions pas exclure de pouvoir le réaliser. Mais comme beaucoup ici je n’aurais pas mis ma main au feu que nous y arriverions, et surtout pas pensé que cela puisse être de si belle et large manière ! La reconquista sur Toulouse, quel bonheur ! La 1ere circonscription de Toulouse centre, bastion refuge de la droite municipale, qui envoie à l’Assemblée Cathy Lemorton, quel plaisir ! Et, n’oublions pas au passage, parité parfaite, 4 femmes sur 8 élu-e-s, 1 députée sortante et 3 nouvelles.

La soirée de dimanche devant le grand écran à Ramonville, comme le Conseil Fédéral de ce soir, virent donc des sourires bien compréhensibles devant cette vague rose locale. Et pour les militants qui ont fait campagne depuis des mois maintenant, une bien belle récompense.

Bien sûr, ces législatives sont une défaite pour nous. Et nous serions bien inconséquents de faire semblant de l’oublier maintenant, pour nous satisfaire de ce résultat et préparer tranquillement les prochaines échéances de 2008, en repoussant encore une fois les questions de rénovation que nous avons à trancher et la reconstruction de la gauche à laquelle nous devons nous atteler.

Mais ne boudons pas notre relatif plaisir du jour. Celui d’avoir une opposition forte plutôt que laminée. Celui de savourer la défaite d’un Juppé toujours aussi droit dans ses bottes, et les complications que cela implique pour le gouvernement Fillon. Celui de voir un médiatique ami de Nicolas S., qui croit gagner sur un tour de patins à roulettes, se faire battre largement par une socialiste de terrain. Celui aussi de savoir Arnaud Montebourg élu, après un difficile 1er tour. Bravo Arnaud, à qui je laisse le mot de la fin avec un extrait de sa déclaration après son élection : « Il est bien certain désormais que rien ne sera plus comme avant à gauche, au Parti Socialiste. »

Une législature va commencer… et beaucoup à faire nous avons maintenant...

Les résultats à Aigrefeuille

 

Inscrits                        : 561
Votants                       : 391    Participation : 72.72 %
B & N                          : 5
Exprimés                    : 386
P. Cohen                   : 208    soit 53.89 %
M.C. Danen                : 178    soit 46.11 %

Sur l’ensemble du canton de Lanta, Pierre Cohen obtient  56.18%, et 57.26 % sur la 3e circonscription.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 23:37

Un toujours jeune et actif retraité, lecteur fidèle, me demandait jeudi (gentiment) pourquoi j’avais délaissé mon blog depuis le 1er tour. C’est un fait, mais c’est que la semaine est passé à toute vitesse entre les deux tours.

La soirée électorale de dimanche à Ramonville fut pour une part pleine de tristesse, à cause de cette vague nationale, tant redoutée, et qui nous a bien atteints. Elle fut aussi localement réconfortante, après ces semaines de campagne, parce qu’en Haute-Garonne la résistance est là, et même parfois l’esprit de conquête. Sur la 3e circonscription, les résultats sont encourageants. Pierre Cohen arrive en tête avec 37.4 % des voix. Mais attention, rien n’est fait avant le vote final ! Cela fut très serré la dernière fois, ne croyons pas que ce soit acquis. La mobilisation a été partout largement en baisse, très largement dans les quartiers toulousains. Alors dimanche, pas une voix ne doit manquer pour Pierre Cohen.

Lundi soir, Conseil Fédéral, vite expédié, avec peu de monde, chacun étant occupé sur le terrain. Sur l’ensemble des 8 circonscriptions, l’analyse des résultats de Haute-Garonne montre certaines difficultés, mais aussi de bons résultats. N’excluons donc pas de pouvoir réaliser le grand chelem, rien n’est joué encore. Tout dépendra de la mobilisation à gauche. Et sur Toulouse, c’est l’occasion de prendre enfin à la droite la 1ere circonscription, et de renvoyer en même temps dans ses buts l’actuel maire de Toulouse. Votez donc et faites voter pour Cathy Lemorton !

De retour de la Fédération, réunion de section dans la foulée, pour l’organisation de la campagne du 2e tour. Comme précédemment, affichage, tractage et porte à porte sont au programme. Pour ma part, mercredi à Sainte-Foy, et jeudi à Aigrefeuille. En petits groupes, nous avons ainsi couverts pendant des heures les différentes communes. Acceuil souvent aimable, ceux qui discutent sont désolés des résultats, découragés parfois, interrogatifs aussi sur ce qui va se passer au PS. En effet, il se passera des choses. Dans quel sens, bien malin qui pourrait le dire.

Mais un pas après l’autre. D’abord, il nous faut une opposition la plus forte possible. Du nombre de députés socialistes dimanche soir dépendra la capacité de résistance, et peut-être aussi la capacité du parti à se rénover enfin.

Et à propos de rénovation, électeurs de la 6e circonscription de Saône-et-Loire, pas de blague : vous avez un député qui se consacre à un seul mandat, qui porte une parole solide, forte et nécessaire. Gardez-vous, et gardez nous aussi, Arnaud Montebourg au parlement.

Les résultats à Aigrefeuille

Inscrits                        : 561

Votants                       : 408    Participation : 72.72 %

B & N                          : 8

Exprimés                    : 400

P. Cohen                    : 132    soit 33 %

M.C. Danen (UMP)     : 125    soit 31.25 %

C. Urgell (MoDem)     : 41      soit 10.25 %

J.M. Belin (Maj. Pres) : 37      soit 9.25 %

H. Arevalo (Verts)       : 18      soit 4.5 %

M. Martin (LCR)          : 14      soit 3.5 %       

S. Laroze (FN)           : 14      soit 3.5 %                   

N. Faisans (PCF)       : 9        soit 2.25 %     

J.P. Cros (CNI)           : 6

C. Hernandez (CPNT): 3

F. Manaud                  : 1

Sur l’ensemble du canton de Lanta, P. Cohen arrive en tête avec 38 %.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 23:47

Tracts et réunions, nous voilà donc repartis en campagne.

Inutile de nier l’évidence : la situation est difficile, le PS offre un curieux visage, et Sarkozy fait un habile démarrage. Il nous faut à la fois recommencer à préparer l’avenir, pour que cette rénovation dont chacun découvre les vertus voit le jour sans tarder, comme nous le voudrions, et mener la campagne des législatives. Ce qui n’est ni contradictoire, ni impossible, ni désespéré. En Haute-Garonne en tout cas notre campagne n’a pas de raison d’être défensive. Au contraire, nous devons consolider les résultats de la précédente législature mais aussi avoir un esprit de conquête, à Toulouse tout particulièrement.

Dans la 3e circonscription, Pierre Cohen, député sortant, est notre candidat. Il aime à se dire « député citoyen ». Ceux qui sont attentifs à la vie locale savent que ce n’est pas là qu’une formule : comptes-rendus de mandats et forums thématiques du groupe citoyen CITO, qu’il a mis en place, en sont des illustrations. Les parlementaires d’ici ou là qui nous parlent de Pierre Cohen évoquent son sérieux et son travail particulièrement reconnu sur certains dossiers. Il serait dommage de se priver d’un tel député, non ? Alors pas de démobilisation les 10 et 17 Juin !

Plusieurs réunions publiques sont organisées, la prochaine à la salle des Fêtes de Lanta, jeudi 31 mai, à 21 heures. Pour en savoir plus, le site de campagne de Pierre Cohen.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 12:48

Au neuvième jour de l’ère Sarkozy, difficile encore d’accepter ce qui se présente à nous. Peut-être est-ce pourquoi j’ai eu du mal à revenir poser mes pensées sur ce blog. D’abord quelques jours d’évasion à la mode du moment – partons prendre l’air, sans dire où, pour habiter la fonction d’opposante rénovatrice … à la différence qu’il s’agissait d’un petit village des Pyrénées, dont j’ai appris après, d’ailleurs, qu’il avait voté Ségolène à 66 %, heureux lieu. Nous n’avons pas les mêmes valeurs, monsieur le président et moi. Puis revenir, atterrir, digérer… et repartir, car nous avons devant nous des échéances très importantes.

Ci-dessous l’intervention que j’ai faite jeudi dernier en Conseil Fédéral.

Cher-e-s camarades,

Je ne crois pas être un grand stratège ni une fine analyste, et je n’ai aucune certitude sur ce qu’il convient de faire pour nous sortir de la difficile situation dans laquelle nous sommes.

Ce que je voudrais dire ce soir, c’est simplement ce que je ressens. De la tristesse, des blessures, mais aussi de l’espoir.

Car j’avais fait un rêve, moi aussi. Pas le même que celui d’un certain candidat, mais celui d’un PS rénové, un grand parti qui sache retrouver le cœur du peuple de gauche, qui aille de l’avant et sorte de ses échecs.

La défaite est là. Elle m’attriste bien sûr. Comme chacun d’entre nous, enfin je le suppose. Elle m’attriste pour mon parti, pour la gauche toute entière, pour cette formidable régression idéologique que nous n’avons pas su contrer dans la société. Et surtout elle m’attriste pour le pays, et ceux que nous sommes censés représenter, ceux qui vont le plus souffrir de l’arrivée de cette droite si dure et de son dangereux leader.

Mes blessures, ce sont les conditions de la défaite, et ce qui se passe depuis.

Oui, cela me blesse, cela me choque, d’entendre ainsi les réquisitoires d’après 20 heures. Certes, nous avons perdu, ne nous exonérons surtout pas de faire le bilan. Mais pas maintenant, pas comme ça. Les coups durs ont été nombreux pendant cette campagne. Ceux qui me peinent particulièrement, ceux qui me blessent, ce sont ceux qui sont venus de notre propre camp. Il nous faudra bien aussi en tirer leçon, plus tard.

Depuis dimanche, j’entends partout le mot rénovation, et même celui de refondation. C’est bien. Nous étions un certain nombre, nous rénovateurs, à faire cette analyse dès 2002. Certains nous expliquaient alors que nous exagérions, que les raisons de ce séisme étaient ailleurs, qu’il ne s’agissait pas de refonder mais de repartir à la conquête d’un pouvoir que forcément les jeux de l’alternance politique nous redonnerait. Que de temps perdu depuis cinq ans ! Sur le fond, sur certains sujets, notre parti a choisi le non choix. A force de ne pas trancher, le résultat est là : trop était encore à faire après nos congrès, et les questions de personnes ont éclaté immédiatement après, venant évidemment affaiblir la campagne que nous avions à mener.

Alors oui il est dommage, bien dommage que nous ayons perdu tout ce temps.

Mais ce qui est fait est fait. Maintenant, que faire ?

Il me semble qu’il est temps de tourner une page. C’est tout de même ce que les électeurs ont dit, ce que nous avons senti dans cette campagne, ce que beaucoup ici, quelque soit leur sensibilité et leur expérience, ont d’ailleurs reconnu : un besoin de renouveau. Mais encore faut-il donner un contenu à ce renouveau.

D’abord les législatives, bien sûr, serrons nous les coudes et limitons les dégâts. Et ici en Haute-Garonne, et à Toulouse notamment, avons-nous au moins des raisons d’espérer plus que d’autres. Rassemblons-nous donc pour cela, de toutes nos forces.

Ensuite viendra le bilan, que j’espère nous saurons faire complet, sans agressivité mais sans complaisance envers nous-même.

Puis enfin la reconstruction, la vraie, celle de notre idéologie. Ne cédons pas aux réflexes ou à la facilité. Si Nicolas Sarkozy a gagné, c’est qu’il avait un parti en ordre de marche, et surtout une ligne claire et assumée. Je ne nous souhaite certes pas de fonctionner comme l’UMP, mais je pense indispensable d’enfin nous atteler à cette tâche. Mais ne mettons pas une nouvelle fois la charrue avant les bœufs. Je ne pense pas que nous devions parler d’alliance avant d’avoir redéfini notre ligne politique. J’espère que nous saurons éviter les formules toutes faites, « plus à gauche », « vers le centre »… avant de travailler à ce que cela veut dire. Travaillons donc, et si besoin, tranchons clairement. Qu’est ce qu’être socialiste aujourd’hui, et surtout qu’est-ce qu’être socialiste demain ? Nous devons avant tout autre chose construire cette réponse, une réponse adaptée à notre temps.

Nous avons du travail. Mais, et là est mon espoir, nous avons aussi une force militante, des nouveaux adhérents qui d’ailleurs ont participé fortement à cette campagne, des camarades de talents qui ont émergé au plan national, une nouvelle génération politique qu’il faut laisser s’exprimer. Nous avons tout de même effacé 2002 par les résultats. Un cycle s’achève. Cela n’est pas triste, cela ne signifie en rien renier notre passé ni ceux qui l’ont construit, cela veut dire garder espoir pour construire l’avenir. Remontons nous les manches. Faisons taire les ego, et surtout ne revenons pas en arrière. Avançons, maintenant, ensemble.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 12:50

Cela n'aura pas suffit. Mais au moins est-ce une consolation en ce triste lundi que de voir les résultats locaux, ceux de Haute-Garonne, et, très encourageants pour l’avenir, ceux de la ville de Toulouse.

Pour le reste, à tête reposée, il y aura beaucoup à faire.

Les résultats à Aigrefeuille :
Inscrits            : 558
Votants           : 507              Participation : 90.86 %
B & N              : 22
Exprimés        : 485
Royal              : 248    soit     51.13 %
Sarkozy          : 237    soit      48.87 %

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 22:36

Le dossier TAD avance (voir un précédent article). Pour les citoyens de la commune qui n’auraient pas lu le tout dernier « Epifeuille », notre village sera inclus dans une très prochaine étude du SITPRT (Syndicat Intercommunal des Transports Publics de la Région Toulousaine). Le TAD pourrait aller vers le métro de Gramont, via Quint-Fonsegrives, est-il indiqué. La mairie appelle donc les habitants à faire savoir leurs attentes en la matière : déplacements envisagés, emplacement de l’arrêt, fréquence et horaires,…
C’est très urgent : faites savoir votre intérêt et vos souhaits jusqu'à ce lundi par courrier électronique à  mairie.aigrefeuille31@wanadoo.fr , ou par un mot dans la boite aux lettres de la mairie.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Couleur locale
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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 23:12

Nous voilà donc à la fin de cette campagne dont j’ai l’impression qu’elle a duré des mois, depuis le moment où nous nous sommes préparés à choisir le candidat que nous allions investir. La candidate, en l’occurrence.

Que de chemin parcouru depuis. Chemins tordus, plein d’ornières et de cailloux. Mais chemin de crête finalement, de plus en plus haut et lumineux.

Et maintenant nous y sommes. Avant-hier le fameux débat, tant attendu, tant suivi, et tant commenté d’étrange sorte. Ségolène a dominé ce débat comme une future présidente, comment certains médias ont-ils pu le nier à ce point ? Hier pour moi le dernier tract dans les boîtes aux lettres de Lanta, et à quatre dans la voiture, les dernières maisons ici et là dans la campagne. Ce soir le dernier rassemblement avec un François Hollande toujours en verve. Que dire de plus maintenant, si ce n’est une sorte de révolte de ce matraquage de sondages complaisamment relayés depuis deux jours ? Le vote est-il donc fait ? Ce soir salle Mermoz, les discussions ont porté sur les prophéties auto-réalisatrices (merci Etienne pour la leçon d’économie…).

Allons-y pour des extraits de Wikipédia :

La prophétie auto-réalisatrice (self-fulfilling prophecy) est un phénomène existant en économie, en sociologie et dans les mythes. En sociologie, elle est aussi connue sous le nom du "théorème de Thomas". Pour Thomas, les idées et les mots ont des résultats dans la réalité. Ce qui peut apparaître comme une représentation, même faussée, peut avoir des effets réels. Ce concept sera repris plus tard par Robert K. Merton pour expliquer les problèmes d'intégration des Afro-américains dans les syndicats aux États-Unis. Pour Merton, si les noirs ne sont pas intégrés dans les syndicats, c'est parce que les syndicalistes pensent que les noirs ne partagent pas les valeurs du syndicat en travaillant durant les grèves, mais si ceux-ci sont amenés à travailler à l'encontre du syndicat, c'est qu'ils en sont justement exclus. La bourse permet à des prophéties de se réaliser si elles sont suffisamment crues. Une monnaie bénéficiant de la confiance de suffisamment de spéculateurs voit son cours augmenter, même si elle n'est pas réellement sous-côtée auparavant.

Voilà de quoi réfléchir sur l'influence des médias, et notamment en 2007, où la dernière semaine les sondages font la une, au nom d’un curieux droit à l’information – ou à la manipulation ? Ségolène Royal a appelé ce jour à ne pas se laisser démobiliser par ce matraquage. Elle a raison. Et même, si on lit la suite sur Wikipédia toujours :

La situation réciproque est appelée en anglais "Self-defeating prophecy", et l'expression est rarement traduite (on trouve parfois "prophétie autodestructrice"). Cette fois, c'est le fait d'annoncer un événement qui le contrecare. On considère souvent que le désastre que devait causer le bug de l'an 2000 était une prophétie autodestructrice car l'annonce d'une catastrophe permis d'obtenir la mobilisation nécessaire pour la contrecarer. De même, certains pensent que lors de l'élection présidentielle française de 1995, le fait qu'Édouard Balladur soit annoncé vainqueur par de nombreux journaux a finalement provoqué sa défaite.

La conclusion s’impose : ne faisons pas le vote avant l’heure. Demain, la campagne sera finie mais les discussions peuvent continuer. Chaque voix comptera, ne baissons pas les bras. Ceux qui vivent les meetings nous disent l’affluence, la ferveur même, cet élan d’encouragement et d’espoir. Le choix est là. Il ne s’agit pas d’un détail ou d’une satisfaction intellectuelle. Deux personnalités, deux attitudes politiques, deux projets, deux France bien différentes lundi matin. Les conséquences ne seront pas la joie ou la tristesse d'après-match, mais pour tous, et surtout pour les plus fragiles, un avenir différent.

Un vrai choix donc. Et François Hollande l'a rappelé tout à l'heure, voter blanc, c'est voter Sarkozy.

Que la force (de conviction) soit avec nous et nous permette d’éviter le côté obscur.

 

 

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 12:02

La campagne se terminera vendredi soir à Toulouse avec un

Grand rassemblement de toute la gauche

et des forces de changement

Avec François Hollande

et de nombreux responsables politiques

Vendredi 4 mai

A partir de 19h00

Salle Mermoz à Toulouse ( à côté du Stadium )

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Agenda
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 14:48

Journées et soirées ont été plus que remplies la semaine dernière entre travail, syndicat et politique. Avec du temps préservé pour la vie privée, il en restait peu pour écrire sur ce blog. Les lecteurs militants comprendront, je pense, qu’on ne peut être partout pendant une campagne. Les autres se diront d'ailleurs peut-être qu’il est encore temps de participer, chacun à sa manière. Il faut croire ensuite que mon ordinateur aussi avait besoin de repos. Ou est-ce déjà le signe de Nicolas Sarkozy étendant son ombre liberticide jusque sur ma connection internet et ma souris… ?

En ce 1er mai pluvieux, retour enfin sur une semaine un peu folle, pour quelques impressions militantes.

Lundi soir, Conseil Fédéral, dense et riche d’expressions diverses. La grande joie d’effacer 2002 a été savourée. La déception du score de Nicolas Sarkozy a fait place à l’analyse après une nuit de sommeil. Tout le monde en convient, son score relativement élevé est dû à un transfert des électeurs du FN. Et peut-être étions tellement dans une dynamique que nous avons cru sans oser nous l’avouer pouvoir créer la surprise. Maintenant, point n’est besoin de sortir de Sciences Po pour voir que ce sont les électeurs de François Bayrou qui vont faire la différence. Si l’on veut bien considérer alors que ces électeurs se répartissent entre électeurs de droite, électeurs de gauche qui devraient y revenir, et électeurs « au centre », il en résulte que si nous allons chercher ceux là, c’est gagné, et le danger Sarkozy écarté. Car enfin, comment des chrétiens-démocrates, des électeurs centristes modérés, pourraient-ils voter pour quelqu’un comme Sarkozy, avec son discours extrême-droitisant, son comportement autoritaire, son projet d’une société durcie, sa vision de l’humain dévoilée entre autres par ses propos sur le déterminisme génétique ? C’est pourquoi, si je pense que ce sera serré, je ne pense pas du tout que ce soit perdu. Car au-delà des calculettes, on sait que c’est une dynamique qui emporte la victoire, et pas l’arithmétique. Il faut donc bien continuer à porter le pacte présidentiel, rester sur nos valeurs et notre projet, tout en dénonçant celui du candidat le plus dangereux que la droite ait porté depuis bien longtemps. Nous devons porter les espoirs de toute la gauche spontanément rassemblée, tout en prenant en compte le vote Bayrou. Cela ne fait pas particulièrement plaisir à ceux qui veulent un PS ancré à gauche. Mais avons-nous un autre choix ?

Mardi, Ségolène Royal en meeting à Montpellier, que j’entends avant d’aller à la réunion de ma section, parle aux partis de gauche qui ont appelé à voter pour elle avec clarté, et fait applaudir particulièrement Arlette Laguiller. C’est bien, car ce n’est pas parce que nous sommes bien obligés de prendre en compte le vote centriste que nous devons oublier que nous sommes avant tout la gauche. Il était bon que cela soit ainsi rappelé. Les journalistes parlent d’alliance avec l’UDF, mais ce n’est pourtant pas ce qui est dit - à part par quelques socialistes qui en effet le voudraient. Mais ce n’est pas la position exprimée ni par la candidate ni par le PS. La démarche vis à vis de Bayrou me semble intelligemment menée en tout cas. Risquée, un peu troublante parfois avec ses repères mouvants, il est vrai. Gardons nous de trop en faire et d'aller trop loin. Mais le fait est que toute la semaine Nicolas Sarkozy a été sur la défensive, l’initiative étant de notre côté et l’énervement du sien.

Mercredi, premiers débats à distance. Sarkozy sur TF1, Ségolène sur France 2. Certes, je suis partisane, mais tout de même, quelle différence. Ceux qui me connaissent savent que je n'ai pas le profil d'une fan. Mais je dois dire qu’au fil du temps Ségolène m’étonne. La prestation était sans faute, elle a parlé avec aisance, avec force et conviction parfois, avec sérénité souvent. Elle a été claire et habile dans son lien avec Bayrou. Elle a défendu pied à pied un projet de gauche. Qu’elle continue ! Bayrou dans l’après-midi a tenu sa conférence de presse. Les spectateurs du journal de France3 n’auront retenu d'un surprenant reportage que le « ni l’un ni l’autre » prévisible. Les autres auront bien entendu que si François Bayrou ne sait pas pour qui il va voter, il commence à savoir pour qui il ne votera pas. Et les médias ont souligné combien ses critiques envers Sarkozy ont été dures. J’espère que ceux qui ont voté pour lui, libres qu’ils sont, y réfléchiront bien, puisqu’ils n’ont pas eux, de circonscription à défendre en juin…

Jeudi, pause champêtre à Ramonville. Nous étions nombreux, militants et sympathisants de la 3e circonscription, à nous retrouver à l’invitation de Pierre Cohen, pour un pique-nique improvisé qui nous a permis de reprendre quelques forces et de préparer la suite. Ca devait commencer ce vendredi, avec l’arrivée des tracts et affiches. Mais partie remise, le matériel n’était pas arrivé vendredi jusqu’à Toulouse, grrrrr !

Samedi, le fameux débat Royal-Bayrou. « Bavasseries » a dit Sarkozy. Quel démocrate ! Ségolène Royal avait à mon avis beaucoup à perdre à cette rencontre. C’était audacieux, et au final c’était bien. Ce qui y a surtout gagné, c’est la politique. Il n’y avait ni agressivité ni connivence, ni reniement ni manœuvre. Bien sûr, il s’agissait de convaincre des électeurs. Mais avec cette démarche inédite la campagne y a gagné en fond et en clarté. Ségolène Royal a mené le débat de belle manière, affirmant son projet, l’affinant parfois, cherchant a montrer des convergences, sans rien renier lorsqu’il y avait divergence. Car oui, le programme économique de François Bayrou est de droite, je n’ai pas changé d’avis là-dessus. Il n’empêche que ses électeurs peuvent être sensibles, lui aussi d’ailleurs, à une certain conception de la république. Surtout en contraste avec ce que propose le candidat qui veut liquider 68 et prône les valeurs de l’ordre tout en accusant la gauche de faillite morale. Enfin, un jour, car la veille j’ai failli m’étrangler en l’entendant dire que son projet était bâti sur les valeurs de tolérance, de liberté et d’humanisme ! Les réactions sont là pourtant. Ainsi la Ligue des Droits de l’Homme par un communiqué limpide appelle à voter Ségolène Royal.

La mobilisation sur le vote Royal ne doit pas faiblir, aucune voix de gauche ne doit manquer pour battre Sarkozy, et les électeurs de François Bayrou doivent choisir la société qu’ils veulent. Car ne pas choisir, avec ces enjeux, est-ce possible ? Il n’est pas temps d’arrières pensées, de préparer un prochain congrès ou les prochaines échéances électorales. La victoire est possible, ne nous laissons pas démoraliser ! La victoire est nécessaire, aussi, car nous savons la société qui nous attend sinon. Toutes nos forces de conviction doivent être jetées dans ces derniers jours, partout où nous sommes. Au travail, camarades et amis !

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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