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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 22:09

REUNION PUBLIQUE à SAINT ORENS

 

MARDI 10 AVRIL  à 21 heures

29 avenue de Gameville, salle du Club des Aînés  

 

avec MARYLISE LEBRANCHU

ancienne Garde des Sceaux

sur le thème Violences,  Education, Justice

 

avec la participation de

Pierre IZARD, Président du Conseil Général

Pierre COHEN, Député de la 3e circonscription

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Agenda
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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 17:53

C’est le dernier décret que l’on doit à Nicolas Sarkozy avant son départ du ministère de l’intérieur : les machines à voter, prévues à titre expérimental dans quelques villes, vont finalement être utilisées pour les prochaines élections, dans tous les bureaux de vote de France !!!

Vous n’y croyez pas ? Vous avez en partie raison : poisson d’avril !

Mais le poisson ne vaut que pour la généralisation immédiate, car il est bien vrai que ce procédé sera utilisé dans de nombreux endroits (dans les Hauts-de-Seine et les Alpes Maritimes notamment) dès les prochains scrutins. Et c’est sans aucun débat public que cela a été imposé.

Les avantages sont incertains, les risques et les inconvénients bien connus.

Et tant que citoyenne, je n’ai pas envie de voir se reproduire les problèmes des élections américaines. Pour gagner quelques minutes sur le dépouillement ? C’est un moment privilégié pourtant, un des moments que je préfère dans une campagne, où élus et habitants curieux de la commune se retrouvent et partagent une activité citoyenne.

Et en tant qu’informaticienne, je ne peux que sourire (jaune) devant les « experts » qui garantissent la fiabilité et la sécurité du logiciel qui bien évidemment serait parfait…

Une pétition électronique pour le maintien du vote papier a déjà recueilli de nombreuses signatures. Cette pétition a été soutenue par Rénover Maintenant. Le PS s’est positionné et a demandé un moratoire. Vous trouverez ici sur le site de RM la pétition et quelques articles.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 23:21

J’étais jeudi à la présentation du comité de soutien départemental. Manifestation symbolique, occasion médiatique et moment de rassemblement, ce qui ne fait pas de mal. J’ai bien aimé l’intervention de Pierre Izard, président du Conseil Général, donc du comité de soutien. Il a dit la force du symbole, d’une femme, une socialiste, en position d’être élue présidente. Il a trouvé les mots pour balayer les doutes qui se sont exprimés un moment sur la valeur de notre candidate, en soulignant le procès en incompétence fait à une femme, s’incluant élégamment dans une formule du genre « nous les hommes, et dans ce parti » en une sorte de mea culpa collectif. Puisse le PS et la politique avoir progressé avec cette candidature. Mais encore faut-il que l’essai soit transformé.

J’ai senti le moral en hausse. Les discussions avec les camarades de tous horizons disent la même chose : l’espoir, le bon accueil que reçoivent les militants socialistes, une sorte de curiosité, une attente, partout, une ambiance particulière. Et dans les réunions publiques, le plein. D’après ce que je sais d’ailleurs de quelques taupes, dans le service d’ordre et dans la salle, au meeting de Limoges il y avait foule dans ce nouveau Zénith, pour une belle réunion avec une Ségolène qui a emballé son public.

Une attente, mais aussi de l’incertitude, et des interrogations. Un espoir, mais des doutes, et la crainte d’être déçu certainement. L’envie de renouveau, surtout, voilà ce que j’entends. Le vieux Parti Socialiste aurait bien dû l’entendre plus tôt, et s’y préparer bien avant ces derniers mois d’investiture, depuis 2002. Enfin, une page est en train de se tourner. Ségolène Royal incarne maintenant cet espoir de changement. Saurons-nous en convaincre une majorité d’électeurs ? Je crains le pire pour le pays si la droite est au pouvoir, mais aussi pour la gauche et le parti socialiste si nous échouons. C’est pour cela peut-être que les militants sont mobilisés. Pour ma part les sondages m’importent peu. Jamais ils ne m’ont découragée dans les moments où la tendance était en baisse, jamais ils ne me griseront dans les moments où elle en en hausse. Je ne leur fais pas confiance. A part peut-être quand ils soulignent le fort taux d’indécis. La campagne médiatique est très décevante, elle n’aborde pas grand-chose de fond. C’est pour tout cela qu’il n’y a qu’une chose à faire, pour nous militants : user nos chaussures et notre salive. C’est ce que nous ferons encore dans cette dernière ligne droite, comme nous en avons encore discuté jeudi soir en réunion de section à Sainte-Foy. Si chaque militant ou sympathisant socialiste peut convaincre un indécis, tout devient possible ...

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 21:11

A l’UMP du canton de Portet, qui a choisi la direction à associer à son candidat avec une grande pertinence !

Merci à Floréal Sarralde, secrétaire de la section de Roquettes, pour cet envoi.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 22:45

La vie du militant est faite aussi de matins où il est besoin de se rappeler à quel point on a envie que Sarkozy ne soit pas président. Le temps était froid et humide ce samedi, et pourtant nous étions là pour distribuer un nouveau tract dans plusieurs communes du canton. Y compris certains de ceux que l’on appelle encore les « nouveaux » adhérents, et qui contrairement à ce que certains craignaient prennent toute leur part dans l’action militante. Nouvelle opération « tous sur le pont » ce week-end, dans de nombreuses communes. Cela a été dit en Bureau Fédéral vendredi, les tracts partent, les sections distribuent, on sent que les militants sont mobilisés. Tant mieux, car pour cette campagne le national a l’air d’assurer côté tracts, et on n’a pas fini de voir les socialistes sur les marchés. C’est drôle d’ailleurs comme on ne voit jamais de militants oumpistes ou centristes…

J'étais donc à Lanta encore ce samedi, avec la chance de pouvoir ainsi m’abriter sous les arcades du petit centre commercial. Malgré les doigts gelés, c’est un moment agréable toujours d’aller à la rencontre des gens. Surtout que nous ne sommes pas devant une gare ou une bouche de métro toulousaine, mais à un endroit où on croise beaucoup de connaissances, où les gens s’arrêtent pour discuter. Certains, souvent des personnes âgées, refusent de prendre notre tract avec un air plus ou moins grognon. Certains se rappellent que nous étions là d’autres fois et beaucoup semblent avoir plaisir à nous voir. Une vieille dame aux yeux pétillants me parle de sa jeunesse à la LCR, me dit qu’elle est communiste mais votera Ségolène dès le premier tour, par peur d’un 21 avril 2002 bis. Une jeune femme tout sourire nous interpelle sur l’histoire du drapeau, puis termine la discussion sur l’éducation et la scandaleuse garde à vue de la directrice d’école à Paris. Je n'avais pas réalisé mais c’est une collègue – c’est l’ennui d’être déléguée syndicale, je suis repérée... Une militante verte que je connais et apprécie reste un moment discuter avec nous. Une dame me fait part de son inquiétude et me demande si nous pensons que Ségolène peut gagner. Oui, nous le pensons ! Mais pour cela, il faut parler, expliquer, convaincre partout autour de soi, jusqu’au dernier jour. Les deux heures s’écoulent, entre tractage et papotages. Mes deux « jeunes » adorables camarades retraités sont déchaînés et vont distribuer d’un bon pas tout autour du parking. Un matin ordinaire, moments humains, moments militants où l’on se dit que plutôt que de rester au chaud chez soi, on aura fait tout ce qu’on aura pu …

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans En campagne
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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 23:18

Ca y est, elle a dit ! Devant 5000 élus ce dimanche, la candidate socialiste a développé ses propositions sur la question démocratique, et donné le numéro que nous attendions à cette république nouvelle. Nous voilà en route vers la 6e République !

Pourquoi est-ce important ? J’en entends dire que cela n’intéresse pas les gens, que c’est un débat de spécialistes, que ce ne sont pas les institutions qui vont résoudre les problèmes. Mais pardon, ce n’est pas d’institutions seulement dont on parle, c’est de dé-mo-cra-tie. C’est la question de savoir si nous voulons affronter sérieusement, pour mieux la combattre, la décrédibilisation dont souffre la politique, avec tous les extrêmes que cela entraîne. C’est la question des outils, que les rénovateurs ont abordé congrès après congrès : pour changer de politique, il nous faut d’autres moyens pour faire effectivement avancer notre volonté. On ne mène pas une politique de gauche avec les instruments forgés par la droite dans un autre siècle.

Qu’importe ce numéro ajouté ? Il compte beaucoup, parce qu’il marque la différence symbolique entre une réforme de la 5e et la « révolution douce », selon les mots d’Arnaud Montebourg, d’une 6e République, avec sa cohérence d’ensemble. Il compte énormément aussi pour beaucoup d’entre nous, socialistes rénovateurs, qui avons depuis 2002 avec le NPS d’abord défendu l’idée de 6e République. Nous nous sommes heurtés souvent dans le parti à l’incompréhension polie ou à la franche hostilité. Et je ne peux m’empêcher de revenir en pensée dans ces salles froides du congrès du Mans, où, derrière Arnaud Montebourg, nous avons refusé la synthèse que nous jugions insuffisante, notamment sur cette question où la majorité du parti faisait blocage, refusant le contenu comme le numéro. Que de temps perdu pour finalement s’apercevoir de l’importance de cette question, aujourd’hui abordée par tous dans cette campagne présidentielle. Mais quel plaisir aussi maintenant, de voir ce patient travail de conviction avoir fait son chemin, et finalement bougé les lignes. Vous voyez, amis lecteurs sympathisants socialistes, n’est-il pas utile d’adhérer à un parti, rien que pour cela, cette petite pierre que l’on peut apporter ? Et vous, qui trouvez que le retour des éléphants sur le devant de la scène est le signe de l’immobilisme, ne croyez-vous pas que cela change, tout de même ?

Qu’est-ce donc que cette 6e là ? Elle n’est pas la copie conforme de celle que les rénovateurs proposaient. C’est pour cela que nous aurons encore du travail à l’avenir. Mais c’est un pas très important, au contenu solide. Pour en savoir plus, voir les derniers articles sur le site de Rénover Maintenant. Et pour ceux qui aiment la lecture : "la constitution de la 6e République", par Arnaud Montebourg et Bastien François, édition Odile Jacob.

La 6e, tout le monde en parlait déjà ? Oui, mais pas du tout la même ! La 6e de Bayrou, par exemple, n’a rien à voir avec la nôtre. C’est un projet mal ficelé, un étrange animal : voir une analyse de ce "dahu institutionnel" sur le site de la C6R.

Savourons donc ce moment où la 6e se profile à l’horizon ! Mais pour cela, il faut que Ségolène Royal soit élue présidente !

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 23:14

Historique, a-t-on dit déjà à propos de la très forte mobilisation du 6 mars dernier. Historique aussi est l’organisation d’une telle journée de mobilisation européenne. Mobilisation autour d’Airbus, plus largement pour la défense de l’industrie aéronautique, spatiale et de défense, et encore plus largement contre un plan de restructuration qui inquiète toutes les populations des régions concernées, et scandalise beaucoup de monde.

Pour une fois, on parle ainsi d’Europe à travers ses salariés, et leur capacité à s’organiser ensemble, mais aussi à propos de politique industrielle et du rôle des états.

Des mobilisations de toutes sortes sont prévues en même temps dans tous les pays concernés. A Toulouse, cela prendra la forme d’un rassemblement interprofessionnel unitaire, vendredi 16 mars à partir de 9h00, devant le siège d’Airbus (rond point Bellonte à Blagnac). 

 

 

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 23:30

Le soleil était bien doux ce dimanche et l’air vibrait seulement du chant des oiseaux sur les sentiers cathares. De quoi prendre un peu d’oxygène, au dessus d’une campagne tout de même assez décevante, après une semaine plutôt chargée.

Lundi, réunions de restitution du pacte présidentiel, dans chacune des 8 circonscriptions de la Haute-Garonne. J’étais pour commencer à 19 heures à Toulouse, pour une réunion de RM 31 avec Thierry Mandon, un des responsables nationaux du courant rénovateur, et maintenant membre de l’équipe de campagne de Ségolène Royal, qui animait le soir avec Cathy Lemorton, notre candidate aux législatives, la réunion sur la 1ere circonscription. Un trop court moment, avec Thierry Mandon comme toujours complet, précis, synthétique, et aussi très à l’écoute de ce que nous avions à dire de cette campagne. Un repas rapide avec quelques camarades, et me voilà filant vers Ramonville, pour la réunion de la 3e circonscription avec Pierre Cohen, Kader Arif, et Pierre Moscovici. Salle des Fêtes archi comble, même les escaliers étaient occupés ! Comment ne pas y voir un signe positif, au moins d’une attente très forte ?

Mardi, repos de la manifestation du matin. Pas le temps d’aller à une réunion à 18h00 – le jour où le parti comprendra que ceux qui travaillent ne peuvent se trouver toujours à n’importe quelle heure en plein centre ville …

Mercredi, réunion publique à Lauzerville, avec Pierre Cohen, sur le thème de l’emploi. Peu de monde cette fois, mais deux jours après Ramonville cela tombait mal. Mais peu importe, c’est ainsi que peu à peu nous populariserons le contenu du pacte présidentiel, par un travail de fourmi. Une soirée de réflexion, où l'on a beaucoup parlé d’Airbus pour illustrer le propos.

Jeudi, journée de la femme, et des bouchons, sur la rocade et à Toulouse. Après avoir perdu mon temps dans la voiture, j’ai fait demi-tour et renoncé à aller entendre Gérard Filoche et une syndicaliste CFDT parler du thème femme et emploi. Dommage, et vivement des transports en commun pratiques partout !

Vendredi, repos militant.

Samedi matin, tous sur le pont. Distributions un peu partout, pour moi sur la place commerçante de Lanta. Accueil plutôt positif. Des discussions intéressantes avec des passants qui ont visiblement envie d’échanges. Quelques personnes désagréables, dont ceux qui finissent par dire que le seul qui redressera la France, c’est Le Pen. Et oui, on l’avait oublié celui là, mais attention, il est toujours là ! Les sourires de ceux qui voyant Ségolène sur le tract le prennent avec satisfaction sont un réconfort.

Dimanche, au revoir monsieur le président … Un monsieur au bilan au mieux proche du néant, qui a sévi pendant 40 ans, en décrédibilisant l’action politique et en profitant au passage des ors de la République : je ne vais pas partager le concert de touchantes expressions sur la dignité et l’émotion du discours ! J’ai déjà dû en 2002 voter pour lui en me bouchant le nez, et même distribuer des tracts pour appeler par ce vote à faire barrage à l’extrême droite, alors merci ! Ah si, pardon, je lui dois quelque chose : mon adhésion au PS, le lendemain matin de son élection en 95. Alors comme a dit Ségolène, tournons la page !

Maintenant, une nouvelle semaine a commencé, et nous sommes à J - 41 …

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 17:29

Beau succès pour la manifestation d’hier, qui a vu à Toulouse 15 000 personnes défiler pour l'emploi avec les salariés d’Airbus. La mobilisation a pourtant été organisée très vite. Cela prouve s’il en était encore besoin le niveau de colère.

J'étais donc avec mon syndicat sous la banderole, puisqu’à Astrium, branche espace du groupe EADS, la CGT avait naturellement appelé à participer à la manifestation. C’est une conception du syndicalisme que de lever le nez de l’entreprise quand il le faut. Comment de plus aurions-nous pu ne pas le faire, nous qui sommes dans le même groupe ? Nous connaissons bien le problème, ayant vécu il y a peu un plan social injustifié, avec à plus petite échelle la même logique financière : réduction des coûts, suppression d’emplois, transferts d’activités, puis précarisation de l’emploi avec la montée de l’interim et de la sous-traitance pour finalement compenser les départs de CDI, pour faire face à un plan de charge bien rempli qu’il fallait bien assumer tout de même. EADS, par rapport à beaucoup de petites entreprises c’est le grand confort social pour les salariés au statut. Mais c’est aussi la ligne du MEDEF, 100 % pur sucre. Et si on parle de Power 8 à Airbus en raison de son ampleur, il y a d'ailleurs dans d’autres entreprises du groupe d’autres plans qui n’augurent rien de bon.

Dans le matin frisquet, la banderole a donc pris le métro vers notre point de rendez-vous. On sentait venir le monde, nous n’avons pas été déçus ! Des bus et des bus de salariés d’Airbus. Des anciens collègues que nous retrouvons dans la rue. Mais aussi des représentants des entreprises de la réunion, nos camarades d’Alcatel par exemple. Et Bernard Thibaud, secrétaire général de la CGT, qui avait fait le déplacement pour marquer l’exemplarité de la situation, et avec lui tous les leaders des grandes confédérations.

Beaucoup de socialistes aussi croisés au hasard des groupes. Les élus, nombreux. Mais aussi beaucoup de camarades qui défilent avec leur syndicat. Des élus communistes que j’ai le plaisir de croiser à chaque manifestation. Et aussi José Bové, croisé avec moins de plaisir, comme Olivier Besancenot, car j’ai trouvé leur présence un peu limite de la récupération.

Il fallait s’accrocher à la banderole pour ne pas être emporté par quelques rafales (ah, la CGT « gros bras » n’est plus ce qu’elle était, avec toutes ces femmes maintenant, l’image en prend un coup …), mais le moment était réconfortant, par cette capacité de mobilisation.

J’ai été choquée en revanche d’entendre certains médias tout résumer au slogan « l’A320 à Toulouse ». Que les salariés défendent leur site et leur propre emploi, c’est humain. Que les responsables politiques défendent l’emploi sur leur territoire, c’est leur rôle. Que les syndicats défendent la pérennité des sites, en effet c’est normal. Mais pour autant ce n’est pas en opposant les salariés européens les uns aux autres que l’on résoudra le problème. Cela m’a rappelé quand certains syndicats que je ne citerai pas proposaient d'aller manifester devant le CNES pour demander qu’Astrium obtienne un projet à la place d’Alcatel ! Pour Airbus, c’est d’abord le plan lui-même qu’il faut refuser, parce qu’il n’est pas justifiable, avant de penser à diminuer les conséquences dans un match France-Allemagne. Et il est dommage que les slogans qui disaient « non à Power 8 » n’aient, eux, pas été relayés. Je vais citer d’ailleurs Bernard Thibaud pour finir: « Lorsque l’on sait que l’unique motivation de ce plan est l’exigence d’un plus grand taux de rentabilité financière pour les actionnaires, la bataille syndicale ne peut se cantonner à rendre le scandale socialement supportable. Elle ne peut opposer salariés français, allemands, espagnols ou anglais. Les salariés d’Airbus, et tous ceux qui dépendent de ses activités, ont un droit légitime à intervenir sur le bien-fondé de tels choix. La Cgt continuera d’apporter son plein soutien aux initiatives de mobilisation locales et coordonnées entre les syndicats en Europe.».

Ou encore : « Il n’est pas question pour la Cgt que les syndicats français se mettent en concurrence avec leurs homologues étrangers. Quel que soit leur pays, le sort des salariés d’Airbus est étroitement lié et nous perdrions beaucoup à défendre des visions étroites et sans avenir des intérêts nationaux. Nous sommes aujourd’hui dans une phase de rationalisation et d’externalisation. Comme dans l’automobile la prochaine étape risque d'être la délocalisation vers des pays de la zone dollar. » (Les Echos du 6 mars).

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 21:58

Venez débattre avec les socialistes dans la 3e circonscription : réunion publique sur un thème d'actualité, ce jour où nous avons usé nos semelles sur le pavé toulousain pour défendre l'emploi industriel autour des salariés d'Airbus : « quel avenir pour l’emploi » , mercredi 7 mars, à 20h45, à la salle des fêtes de Lauzerville.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Agenda
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