Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Une souris rose
  • Une souris rose
  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
  • Contact

Paroles

On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

Rechercher

http://agauchepourgagner.fr

2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 22:12

CodeDuTravail.jpg

Voilà donc que l'activisme bien mené de quelques grands distributeurs pour libéraliser le travail du dimanche et le travail de nuit semble trouver un écho favorable chez certains journalistes, y compris de gauche, chez certains politiques, y compris socialistes, chez les gens ordinaires, y compris ceux qui sont potentiellement impactés en tant que travailleurs.

Au nom de la liberté de chaque consommateur de pouvoir acheter tout, tout le temps, il faudrait donc accepter d'avoir une catégorie de citoyens qui subissent des horaires atypiques, en disant merci, en plus. Ceux qui s'opposeraient à cela seraient des bouseux de provinciaux qui n'auraient rien compris aux contraintes des grandes villes, ou des syndicalistes bolchéviques d'un autre âge.

Vraiment, je suis tombée assise de lire certains commentaires et arguments.

Devant cette offensive, je ressens le besoin de vous infliger ce billet. Lu et entendu, revue de gros et de détail.

"Après le travail, je vais faire du sport, c'est pratique de pouvoir faire les courses après"

Ben oui, mon gars, peut-être. Mais pour la plupart des gens, faire les courses, c'est une contrainte, une obligation, pas toujours au moment parfait. Ils font avec. Ils s'organisent. Faut-il donc des salariés ayant vocation (comme dit l'autre) à être au service de ceux qui veulent être libres de tout ?

"Qui n'est jamais allé au Monoprix après 21 heures ?"

Heu, moi... Déjà, après 20h, quand par exceptionnel il m'est arrivé de passer dans la galerie marchande qui est sur ma route, je me suis sentie mal à l'aise pour ceux, souvent celles, obligés d'être là pour quelques clients. Qu'une pharmacie reste ouverte, qu'un boulanger travaille la nuit, oui, on le comprend. Mais un impérieux besoin d'aller chez Séphora ou Monoprix après 21h, j'ai du mal à y croire.

"Je ne sors pas du boulot à 18 heures moi". "Si on m'enlève les dimanches et les soirées après 21h je ne sais pas quand je vais faire les courses"

Comment dire... Bien sûr, certains ont des contraintes. Des fausses, parfois (ah, les discussions de bureau surprises au moment des négociations 35h, où des hommes disaient que s'ils étaient obligés de partir à 19h30 ils devraient s'occuper de la marmaille à la maison...). Un peu de bonne foi ou d'organisation de base pour tout adulte raisonnable devrait suffire à les surmonter. Des vraies, parfois aussi, je le conçois bien. Mais alors, parce que des contraintes qui rendent la vie compliquée (horaires de travail, transports pénibles, logement trop loin,...) pèsent sur certaines personnes, il faudrait en ajouter à d'autres ? C'est générer une régression sans fin et laisser se développer des vies de fous. Ou alors, on peut aussi revenir à la source, lutter contre les causes, au lieu de générer d'autres problèmes avec de mauvaises solutions.

"Oui mais c'est sur la base du volontariat, les salariés sont plus payés" "Ce sont des étudiants, comment vont-ils payer leurs études?"

Alors là, il faut vraiment arrêter avec ça. Le volontariat, désolée mais ça n'existe pas ! Dans les discours de certains (en général qui n'ont jamais connu un travail salarié), dans les contes, oui, mais pas dans la vraie vie. Pour le reste, est-il normal de devoir compenser des salaires trop bas ou un pouvoir d'achat trop faible par des primes pour des horaires destructurés ? Est-il normal que des étudiants doivent travailler pendant leurs études ? C'est un bien beau cycle infernal qu'on voudrait nous vendre. 

"Etes vous favorables à l'ouverture des magasins le dimanche ?"

Ah ben oui. Enfin, 100% des gens qui étaient dans les magasins de bricolage dimanche dernier répondaient ça dans ma télé. Tou m'étouna ! comme on dit en Limousin. Le microtrottoir associé disait que oui, ça pouvait être "pratique" (encore). Mais, et vous, seriez-vous prêts à travailler le dimanche ? demandait-il ensuite. Ah ben NON hein. Voilà voilà.

"On ne dira jamais assez tout le mal que la cgt a pu faire à la France depuis 60 ans"

Tant qu'à faire, autant en profiter pour en rajouter sur le dogmatisme de la cgt (ou d'autres syndicats, mais la cgt, c'est mieux, car ce sont des ROUGES comme chacun sait, qui étouffent des chatons au petit déjeuner en lisant la Pravda), et s'offrir une offensive anti syndicale en plus d'une offensive libérale.

"La liberté de penser s'arrête là où commence le code du travail", disait Laurence Parisot. C'est en substance ce que relaient tous ceux qui jugent inacceptable qu'on puisse s'opposer au travail de nuit (euh, oui, 22h, dites, c'est du travail de nuit), ou chercher à le limiter.

Car rappelons que les magasins Monoprix avaient été condamnés. Comme les magasins de bricolage ont ouvert illégalement ce dimanche. Et que le rôle d'un syndicat n'est certainement pas de s'asseoir sur le code du travail, mais de le faire respecter. De défendre les salariés, pas en cédant au classique chantage à l'emploi. Bien sûr, l'intérêt collectif se heurte parfois aux intérêts individuels. Les principes, les valeurs collectives, le long terme, doivent être confrontés ce que les salariés, en tant que personnes, expriment et souhaitent, à court terme. Il faut toujours entendre, parfois convaincre, souvent choisir. Tout syndicaliste sait cela et connaît ce dilemne des équilibres. Je pourrais donner de multiples exemples. Quoi qu'il en soit, un syndicat qui mettrait en avant la liberté de chacun à tout prix, pour moi, c'est le MEDEF ou un syndicat patronal, épicétou.

"Ce qui est incroyable c'est que la cgt puisse mettre son veto alors que les autres ont signé un accord"

Mouaaahahahaaa. Une affirmation bien péremptoire qui montre que son auteur ne connait rien au sujet. Et oui, bien sûr, un ou des syndicats majoritaires dans une entreprise peuvent faire valoir leur droit díopposition à un accord. C'est ce qu'avaient fait cfdt et cgt à Continental Toulouse. Ce n'est pas toujours simple à assumer, mais c'est démocratique, et c'est courageux. Au passage, c'est une avancée de la loi dite de modernisation sociale de Sarkozy, tiens donc.

Et alors, on fait quoi ?

Réconcilier le cerveau du consommateur et celui du citoyen, disait Arnaud Montebourg, pour mettre en avant le dilemme entre l'un qui veut le moins cher possible et l'autre qui veut des emplois de qualité en France.

Ce serait bien de le réconcilier aussi avec celui du travailleur.

Quant aux élus qui s'obstinent, au nom d'un soi disant pragmatisme, à risquer de détricoter les garanties collectives, au lieu de les défendre, rendez-vous aux prochaines échéances.

Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
commenter cet article
29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 13:53

travailledimancheaffiche

Il était une fois un pays où tout se passait merveilleusement bien.

Les habitants y vivaient pleinement heureux. Ils avaient tous un travail, si on pouvait appeler cela ainsi. Disons plutôt un métier, car chacun choisissait exactement ce qu'il voulait faire. Ils en vivaient tous confortablement, ce qui leur permettait non seulement d'assurer facilement leur quotidien mais aussi d'avoir des loisirs variés. Partout, les conditions de travail étaient bonnes et les rythmes de travail s'adaptaient au rythme de vie de chacun.

Ainsi, personne n'était obligé, pour compenser un salaire trop bas, de travailler à des moments où il n'en avait pas envie. Personne n'était obligé, pour obtenir ou garder un emploi, de devoir accepter des conditions nuisant à sa vie de famille, à sa vie sociale, ou à sa santé. Personne n'était obligé de rien, en fait. On appelait ça le volontariat.

Et oui, c'était sur la planère Mars, comment avez-vous deviné ?

Bizarrement, le dimanche, les gens allaient se promener vers les anneaux de Saturne ou chercher des champignons dans les forêts d'Uranus. 

Bon dimanche !

Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
commenter cet article
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:41

 

"... Et je me demande si déjà nous ne sommes pas un peu arabes...".

Comme il fait du bien, en ces temps de stigmatisation de moins en moins rampante, d'entendre François Mitterrand en 1987.

Je dédie cette vidéo au camarade Manuel qui a vraiment dépassé les bornes et je fais une grosse bise à Arnaud pour avoir, comme en écho, remis les choses à leur place.

(Merci à Nelly Morisot d'avoir déniché cette pépite).

Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
commenter cet article
23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 15:17

esperancedevie.jpg

Dans "espérance de vie", il y a "espérance". Et "vie". Deux beaux mots, très utilisés à l'occasion des débats sur la réforme des retraites. Hélas, c'est avec une sorte de détachement technique qu'ils sont parfois maniés par ceux qui prétendent que l'heureux allongement de l'espérance de vie conduirait nécessairement à un allongement de la durée de cotisation.

Avons-nous bien réalisé ce que cela veut dire ? Espérance. Vie. Arrêtons-nous un instant sur cette argumentation.

L'espérance de vie augmente, c'est un fait. Mais qu'en faisons-nous ?

Pour moi, la gauche, c'est d'abord le progrès. C'est donner l'espoir d'une vie meilleure, au fil des générations, à ceux qu'on est censés représenter. Ainsi, après une suite d'avancées sociales acquises, parfois durement, au long de notre histoire, qui ont conduit à la réduction de la durée de travail, sous toutes ses formes, faudrait-il donc trouver naturel ce recul, cette inversion du mouvement ? Faudrait-il donc trouver normal de vouloir consacrer au travail tout ou partie des gains obtenus par la médecine, le progrès technique, l'amélioration des conditions de vie ?

Pourtant, aujourd'hui c'est bien ce qu'ont fait les réformes de droite. Depuis 1993, la durée de cotisation s'est allongée plus vite que n'a progressé l'espérance de vie. L'espérance de vie à 60 ans a progressé de 3,38 ans pour les hommes et de 2,76 ans pour les femmes, alors que la durée de cotisation s'est allongée dans le même temps de 3,75 annuités.

L'idée que la gauche non seulement entérine, mais encore aggrave cela, me heurte profondément.

Augmenter la durée de cotisation, est-ce juste ?

Regardons maintenant les conséquences que cela aurait sur la vie des futurs retraités. Il nous faut donc parler de l'espérance de vie en bonne santé. Et là, problème, car le fait est qu'elle stagne, voire recule : de 2005 à 2011, elle est passé de 62,3 ans à 63,7 ans pour les hommes, et de 64,6 à 63,6 pour les femmes.

Dit autrement, notons déjà que laisser l'âge légal de départ à 62 ans, c'est statistiquement laisser moins de 2 ans en bonne santé aux retraités qui partent à cet âge. Les obliger à atteindre 67 ans, c'est statistiquement leur enlever l'espoir d'en profiter. On ne parle pas de chiffres à ajuster dans un tableau excel. Mais bien d'années de vie auxquelles on porte atteinte.

Mais au moins, est-ce raisonnable et efficace ?

Terminons là-dessus. Tous les opposants aux réformes précédentes, PS compris, avaient critiqué leur inefficacité. C'était vrai. Et ça l'est toujours, sur ce point de la durée de cotisations.

En 2012, plus d'un salarié sur trois partant en retraite n'obtenait pas sa retraite à taux plein avant 65 ans. La durée moyenne de travail des salariés qui ont pris leur retraite en 2012 était de 151 trimestres (156 pour les hommes, 145 pour les femmes), soit 37,75 annuités. Les projections du COR estiment que les générations nées après 1960, du fait des études et des carrières incomplètes, partiraient à la retraite avec 39 annuités validées. L'emploi stable ne concerne vraiment que les 30-55 ans.  Le taux d'activité des seniors reste un des plus faibles d'Europe.

Alors de deux choses l'une. Ou bien le marché de l'emploi aura été révolutionné d'ici là, auquel cas plus de problème pour les jeunes et les seniors. Mais plus de problème non plus pour les retraites puisque les cotisations rentreront avec plus d'actifs. Ou bien le changement d'ampleur n'aura pas eu lieu. Auquel cas, allonger la durée de cotisation, c'est transférer les dépenses des caisses de retraites vers les caisses d'assurance chômage, et c'est dans bien des cas réduire le niveau des pensions. Ce qui rajoute à l'injustice l'hypocrisie de ne pas le dire clairement.

Pas un progrès, pas juste, pas raisonnable ? Revenons vite en arrière sur cet allongement. Redonnons de l'espoir à la jeunesse et à ceux qui travaillent.

Espérance. Vie. Quels beaux mots vraiment.

Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
commenter cet article
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 15:55

robots34plans

Ce jeudi 12 septembre, Arnaud Montebourg et François Hollande présentaient 34 plans de reconquête pour dessiner la nouvelle France industrielle.

Le contenu est maintenant connu. Dans la foulée, une vidéo était diffusée. Largement vue, elle fut aussi largement commentée.

Le Huffington Post la qualifia de "surréaliste". A vrai dire, sans expliquer en quoi. Vendredi matin, sur France Inter Pascale Clark s'empara du sujet, pour se concentrer sur le clip. Il en sortait, en gros, que voir François Hollande avec un robot suscitait le "malaise", que le clip semblait sortir tout droit du "Soviet Suprême" et que tout cela "sentait le formol".

Je l'avoue, j'en ai été décontenancée. Car moi, je l'avais trouvée bien cette vidéo ! Certes, c'est de la propagande, donc forcément typée. Mais elle nous montre des gens, qui inventent, construisent, produisent. Des fusées, des satellites, des trains, des avions, des robots, des grues, des appareils médicaux, ... Elle nous rappelle que nous avons un passé industriel, parfois européen d'ailleurs. Et qu'il prend racine loin derrière nous, tant la politique industrielle a été laissée à l'abandon.

Mais finalement, me suis-je demandée, ces gens qui parlent ainsi, que connaissent-ils de ces réalités ? Ont-ils déjà mis les pieds dans une usine ou un bureau d'études ? Peuvent-ils comprendre qu'on puisse aussi se sentir fier de travailler dans l'industrie ? Et corrolairement, un peu blessée par le mépris qui en creux ressort de ce type de commentaires.

Savent-ils, par exemple, que dans mon entreprise, quand un satellite est lancé, des salariés qui ont participé au programme reviennent, parfois tard le soir, voire la nuit, pour assister à la retransmission du tir ?

Bah, privilège d'ingénieurs dans un domaine de haute technologie, objecteront-ils. L'industrie, ce sont des ouvriers qui brûlent des pneus pendant un plan social.

Sauf que, justement, dans l'industrie les luttes se font aussi pour l'outil de travail. Et la satisfaction de ce que l'on produit est en rapport avec la rage de le voir détruit par des financiers rapaces qui ont remplacé les industriels. Je me souviens de la première visite de l'usine Molex à Villemur avec Bernard Thibault . Moment important, jour de combat, et pourtant, transpirait aussi la fierté d'expliquer, en détails, ce qu'étaient ces connecteurs et comment fonctionnaient les presses.

Alors oui, c'est ce que j'ai ressenti surtout, moi, devant cette vidéo, une certaine fierté que tout cela soit ainsi valorisé.

Car revenons quelques années en arrière. L'industrie, c'était SALE, c'était VIEILLOT, c'était là mais c'était PAS TERRIBLE. Et puis, c'était SANS AVENIR, car l'avenir, c'était les SERVICES. Il fallait des usines sans salariés, produire en France c'était RINGARD et STUPIDE car ce qui était BIEN c'était la mondialisation HEUREUSE.

Aujourdh'ui, ce temps semble loin derrière nous. Les esprits ont bien évolué. Rendons en aussi un peu à César, c'est à dire à la cgt, qui depuis des années s'est battue pour défendre une politique industrielle. Depuis, la marinière du ministre, moquée par certains au départ, a fait du chemin, le Made In France est devenu un enjeu marketing. Démondialisation s'est mis à rimer avec relocalisations. Timidement, certes, mais au moins, l'industrie retrouve ses lettres de noblesse, le volontarisme politique est revenu et l'état se dit de nouveau stratège. 

Rien de désuet et pas de formol là-dedans. Il y a du boulot, c'est sûr. En tout cas, c'est en tant que salariée de l'industrie que je sais gré à Arnaud Montebourg et ceux qui ont oeuvré pour cette réhabilitation.

Le mot de la fin viendra de Luca Parmitano, astronaute ESA, actuellement en mission dans la Station Spatiale Internationale. Jeudi, justement, il racontait sur son blog sa journée avec deux robots. J'aime beaucoup sa conclusion, comme un écho venu de l'espace: "Sounds like science fiction, but little more than a hundred years ago so was flying. It may seem very futuristic - but the first day of the future is tomorrow". 

 
A lire aussi dans ma blogosphère :
La plaquette (en pdf) du Ministère du Redressement Productif 
Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
commenter cet article
7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 14:36

FeteAMAP-copie-1.jpg

10 ans déjà !

Samedi 14 septembre se tiendra la fête des AMAP de Midi-Pyrénées, à la prairie des Filtres à Toulouse, de 14h à 22h. Vous trouverez toutes les informations sur le site du Réseau AMAP Midi-Pyrénées.

AMAP : l'alternative est dans le panier. C'est ce que j'écrivais en 2010. Et je le pense toujours, après plusieurs années à en pratiquer une. Depuis, le producteur qui nous nourrit (coucou Lionel) a progressé, diversifié ses pratiques, obtenu la certification bio, malgré les contraintes et le coût. Nous avons découvert de multiples saveurs, connu des années fastes, et cette année, les difficultés, comme chez tous les maraichers, météo oblige.

Malgré tout, petit à petit, les AMAP se développent, même si elles restent très minoritaires. Elles ne plaisent pas à tout le monde. On a vu par exemple la police débarquer sur des lieux de distribution, alertée par des commerçants inquiets de la "concurrence". On peut aussi s'inquiéter du débat sur le caractère lucratif des AMAP et leur régime fiscal (voir par exemple une question du député PS Gilles Savary).

C'est donc l'occasion de découvrir les AMAP le week-end prochain !

Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Couleur locale
commenter cet article
4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 12:45

limousin.jpg

Oradour.

Ce nom familier résonne particulièrement, ce jour où deux présidents y font, ensemble, une visite toute en symboles.

Oradour, pour moi, c'est d'abord un lieu comme un autre. Un panneau indicateur que l'on croise sans y prêter attention. Là où habitaient copains et copines de collège. Au bord de cette Glane où je suis allée pêcher.

Un jour, ce fut aussi une visite. Au collège certainement. Bizarrement, je ne m'en souviens pas particulièrement. En revanche je revois parfaitement les ruines, l'intérieur de l'ancien village, avec tout ce que hurlent les pierres silencieuses.

Plus tard seulement, le jour où j'ai vu quelqu'un faire un long détour de voyage pour aller voir Oradour, vint réellement la conscience de l'importance de ce lieu.

Et à chaque passage sur la route qui longe le mémorial et les murs écroulés, c'est comme un voile de froideur qui soudain tombe sur la verte et paisible campagne limousine.

"Ma première surprise est de constater que le nouveau village, reconstruit après-guerre, est immédiatement voisin de celui qui a été détruit", écrivait cette lycéenne.

Oui, comme une proche évidence, la vie qui coule à côté de l'horreur apprivoisée, si l'on peut dire, pour le devoir de mémoire.

A l'occasion de cette journée, je partage de nouveau ce clip tourné à l'attention des jeunes générations.

Car la bête est toujours là, tapie dans les recoins les plus sombres de l'âme humaine, nourrrie par les crises, agitée par certains et sous-estimée par d'autres.

Soyons aussi vigilants qu'elle est maligne.

Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
commenter cet article
30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 11:52

BRpYAEiCQAAQX9r-large

Moi en tout cas, je serai dans la rue, en réponse à l'appel unitaire des syndicats, pour défendre une autre réforme des retraites.

Car décidemment, ce projet, s'inscrivant dans la logique d'allongement de la durée de cotisations, ne passe pas.

Je n'y reviens pas, j'ai déjà dit tout le mal que j'en pensais ici et .

Les annonces du gouvernement n'ont en rien rassuré les organisations qui appellaient à cette journée de mobilisation interprofessionnelle, bien au contraire.

Une réforme qui pénalise les salariés et la jeunesse, juge la CGT.

Une réforme anti-jeunes, dit FO.

43 ans de cotisation: une absurdité, pas question, dit l'UNEF, qui appelle à manifester le 10 septembre.

Une réforme contre les jeunes, dit l'UNL, qui appelle aussi à se joindre aux syndicats de salariés.

Ce ne sont, il est vrai, que les 1er et 3e syndicats de salariés, et les 1eres organisations étudiante et lycéenne. Une paille.

Rendez-vous nombreux le 10 ! A Toulouse, départ 11h00 Compans-Cafarelli.

La carte de France des manifestations est consultable ici (beaucoup manquent encore, elle sera mise à jour les prochains jours).

Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
commenter cet article
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 21:52

carmencru

Que voilà une bonne rentrée.

Revenue au travail depuis deux jours, j'avais encore l'esprit à remercier Mitterrand/Mauroy pour ma 5e semaine de congés payés et Jospin/Aubry pour mes jours de RTT dépensés avec bonheur.

Mais ça, c'était avant, bien sûr. Du temps où la gauche amenait des progrès notables pour les salariés, au lieu de leur casser le moral.

Oui, je suis en colère, vous l'avez remarqué ? C'est que la perspective de devoir, au choix (enfin, au choix de mon employeur à vrai dire) m'user les yeux à travailler encore à 67 ans, ou traverser une période de chômage encore plus longue, en tant que senior fatiguée et trop chère, a tendance à me contrarier un tantinet.

J'avais pourtant espoir que seraient entendues les voix de tous ceux qui disaient leur opposition à ce type de mesure. 

En Juillet, Marisol Touraine avait profité d'un déplacement à Toulouse pour rencontrer les élus et "cadres", comme on dit, du PS de Haute-Garonne. Elle souhaitait aborder le sujet des retraites, ce qu'on ne pouvait qu'apprécier. J'avais alors saisi l'occasion de tenter de dire pourquoi les déclarations de François Hollande sur l'allongement de la durée de cotisation avaient gâché mon 14 juillet. Pourquoi, en tant que salariée, je ne pouvais considérer que comme une trahison que mon parti se mette sur ce point dans les pas des réformes précédentes que nous avions pourtant combattues. Pourquoi, alors que j'aime beaucoup mon métier, que j'ai choisi après 6 ans d'étude, je m'imaginais mal au travail à partir d'un certain âge, et pourquoi j'étais bien convaincue de toute manière de ne plus y être (et au passage, pourquoi je ne remerciais pas l'ANI et sa clause mobilité forcée).

Ce que j'avais entendu ensuite ne m'avait pas vraiment rassurée.

On m'a expliqué pourquoi il fallait une réforme des retraites. Mais oui, certes, et personne ne le conteste ! La question est de choisir quelle réforme.

Sur le sous-emploi des seniors, on m'a dit qu'il fallait être optimiste, que la crise serait alors passée. C'est vraiment (faire mine d') ignorer que la France a, depuis longtemps, un taux d'emploi des seniors faible comparé à d'autres pays d'Europe. Et méconnaitre la politique de l'emploi des entreprises qui gèrent leur pyramide des âges à coup de plans sociaux ou de mesures d'âges plus ou moins sympathiques (à titre d'exemple avec des témoignages, à lire ici un article du Monde de 2010).

J'ai bien conscience d'avoir alors jeté comme un froid sur les plateaux repas. Mais c'est que ce sujet n'est pas un débat militant théorique. Depuis que j'ai commencé à travailler, ce sont sont 5 ans 1/2 de vie de retraite qui m'auront été prises par les réformes successives. La cerise sur le gâteau vient avec ce gouvernement pour lequel j'ai sacrifié tout ce temps à militer, qui non seulement fait siennes les réformes de la droite, mais encore en rajoute une couche.

Bien sûr, il y a des éléments positifs dans quelques mesures. Mais vous me permettrez de les oublier à cause de ce fichu allongement, et avec tous ceux, salariés et jeunes, qui réagissent particulièrement mal ce soir, de résumer ainsi ma pensée :

FAUT PAS POUSSER MEME DANS LES ORTIES

et

Rendez-vous le 10 septembre.

 

A lire aussi dans ma blogosphère :

- Retraites: la non-réforme foireuse de la gauche, chez Melclalex

- Le retour de l'attaque des retraites, chez Seb Musset

- Retraites ? La Bérézina..., chez Jegoun

- Réforme des retraites, trop bien, chez El Camino

- Jusqu'à 66 ans... Peut-être 68 ou 69 d'ici là, chez Falconhill

Et le mot de la fin :

 

ON AVAIT DIT

 

Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
commenter cet article
31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 08:55

Pour commémorer à ma manière l'anniversaire de la mort de Jean Jaurès, assassiné le 31 Juillet 1914, voici le "Jaurès" de Jacques Brel réinterprété par Zebda.

Et j'ai plaisir à remercier Martine Chantecaille, conseillère municipale à la Roche-sur-Yon, de l'avoir partagé sur Twitter.

A Toulouse, comme chaque année le PS rendra hommage à Jaurès, ce mercredi à 18h30, jardins du Capitole, devant la stèle de Jean Jaurès.


Repost 0
Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
commenter cet article