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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 20:57

inondations.jpg-large.jpg

Normalement, c'est une route entre deux champs. Un peu en surplomb, avec un petit pont qui traverse un sage petit ruisseau.

Mais en cette fin d'après-midi, c'était le Lauragais terre d'aventures !

A chaque épisode pluvieux significatif, les fossés des coteaux sont pleins à ras bord, et dans la vallée certains champs gorgés d'eau se transforment en marécages ou en lacs, selon le cas.

Alors, ce jour de crue de Garonne à Toulouse, et de Haute-Garonne en mode vigilance pluies, c'était bien entendu l'option grand lac, dès ce matin.

Je repensé à ce compte-rendu de très ancien Conseil Municipal, reproduit dans un journal municipal. Où les deux communes des deux côteaux de chaque côté de la vallée bataillaient pour l'école. Les uns expliquaient que si les enfants de leur village étaient obligés d'aller à l'école du village d'en face, ce serait dramatique et terrible pour eux, le chemin direct étant impraticable 6 mois de l'année, en raison des inondations dans la vallée obligeant à faire des kilomètres de détour.

Et en cette fin d'après-midi, me voilà devant cette route inondée, me demandant si, oui ou non, ... Et oui, sous l'oeil du gentil monsieur du Conseil Général qui surveillait, et de la gendarmerie de l'autre côté, qui fermera la route peu après, ma brave petite Twingo a franchi l'obstacle \o/

Me voilà mûre pour Koh Lanta (attention, blagounette locale que seuls les autochtones comprendront). Mouarf.

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 14:36

FeteAMAP-copie-1.jpg

10 ans déjà !

Samedi 14 septembre se tiendra la fête des AMAP de Midi-Pyrénées, à la prairie des Filtres à Toulouse, de 14h à 22h. Vous trouverez toutes les informations sur le site du Réseau AMAP Midi-Pyrénées.

AMAP : l'alternative est dans le panier. C'est ce que j'écrivais en 2010. Et je le pense toujours, après plusieurs années à en pratiquer une. Depuis, le producteur qui nous nourrit (coucou Lionel) a progressé, diversifié ses pratiques, obtenu la certification bio, malgré les contraintes et le coût. Nous avons découvert de multiples saveurs, connu des années fastes, et cette année, les difficultés, comme chez tous les maraichers, météo oblige.

Malgré tout, petit à petit, les AMAP se développent, même si elles restent très minoritaires. Elles ne plaisent pas à tout le monde. On a vu par exemple la police débarquer sur des lieux de distribution, alertée par des commerçants inquiets de la "concurrence". On peut aussi s'inquiéter du débat sur le caractère lucratif des AMAP et leur régime fiscal (voir par exemple une question du député PS Gilles Savary).

C'est donc l'occasion de découvrir les AMAP le week-end prochain !

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 23:30

Une fois n'est pas coutume, sans rapport avec la politique, un peu de publicité sur ce blog. Pour un jeune ex-collègue devenu photographe professionnel sur Toulouse et sa région. Je ne vous vanterai pas la qualité de son travail, car je n'ai pas testé . Mais changer ainsi de métier n'est pas si courant, ni si simple. Cela méritait donc bien un salut amical et ces quelques mots pour inviter ceux que ça intéresse à aller voir le site de Mathieu Hoffman.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 18:21

navion.jpg

Pour les lecteurs du Nord, qui commence comme chacun sait ici à Toulouse juste au dessus de Montauban, je ne peux résister à faire partager une image de cette fin de journée, qui ces temps ci est devenue assez rare.

Mais oui ce charmant vrombissement, c'est un navion avec un grand N !

Bien gros, serait-ce un A380 avec son délicat bruit qu'on entend de l'autre bout de l'agglomération après son décollage de Blagnac ?

A Toulouse, Nougaro l'a chanté, les avions sont plus beaux. Et toc.

C'est vrai que le monde contrarié dans sa frénésie de déplacements et les chants des oiseaux à la place des moteurs, ça ne peut durer trop longtemps ! Je ne vous parle pas des impacts financiers sur les compagnies aériennes et des problèmes pour les entreprises, Laurence Parisot l'a dit, alors ça doit bien être vrai et très grave.

Bon, d'accord, je ne sous-estime pas les complications que cela peut créer à beaucoup de gens. Mais enfin, à longueur de journal TV, à la place d'un tremblement de terre en Chine ou d'attentats ici ou là, ça commence à faire un peu beaucoup, non ? Un autre modèle de développement, sortir des logiques financières ... On dirait qu'il y a du boulot.

Allez, tiens, un 2e passage tant qu'à faire ...

navion2.jpg

 

 

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 23:08

Demain s’ouvre à la salle Mermoz, aménagée pour cette occasion exceptionnelle, le procès d’AZF. Pour tous les toulousains, même ceux qui n’en ont pas souffert directement, c’est un moment important, des années après ce 21 septembre 2001 que personne ici n’a certainement oublié.

J’étais cette après-midi sur les hauteurs de Pech David, lieu de loisir et point de vue sur la ville et cette zone de l’Onia. Les bâtiments de la SNPE sont toujours là en bord de Garonne. Un peu plus loin, le cancéropole sort de terre. Au milieu, sur cette zone verte, flotte le souvenir de cette usine dont il ne reste rien. En voyant les avions survoler sans égard le quartier du Mirail avant d’atterir à Blagnac dont on devinait les pistes, je me suis dit que rien ne changeait, que l’activité humaine faisait parfois peu de cas de ces mêmes humains, en tout cas de certains. M'est revenue en mémoire aussi cette réunion publique du PS, à Balma me semble-t-il, où tout un groupe de salariés d’AZF était monté sur scène pour dire leur point de vue. Car après le traumatisme, vinrent aussi les débats : défense de l’emploi et activité industrielle, écologie et risques pour la population, dilemne.

Espérons vraiment que ce procès, qui sera finalement filmé, permettra d’avancer.


J’ai retrouvé un mail envoyé rapidement le lendemain à des amis qui venaient aux nouvelles. Tel qu'il a été écrit, un simple instantané de ce jour, avant que l'on sache même toute l'étendue de la catastrophe. Vu du côté de la ville qui a eu de la chance, juste pour se souvenir.

 

Ca va , pour nous aucun dégat .

Par contre , on est passé ce midi du côté de l'Onia, là où est , où était je devrais dire, l'AZF , et c'est vraiment ahurissant . Toute une partie rasée, et les immeubles en face comme éventrés, sans vitres, déglingués . Les écoles sur l'ile du Ramier aux toitures complètement défoncées. Et les vitrines des magasins sur la zone commerciale plus loin, le long de la RN 20, par terre . Le centre ville, on n'a pas vu, mais il parait que c'est aussi tombé sec . Bref,  les images, c'est rien à côté de ce que ça donne en vrai .

 

Nous on n'est pas du tout dans ce secteur à nos boulots. Et surtout, entre il y a des coteaux de Pech David et Rangueil, ce qui fait qu'on n'a pas reçu le souffle autant qu'il s'est propagé vers le Nord. Quand même, quelques bouts de plafonds tombés dans quelques bureaux . Par contre, on a eu sacrément peur. On a senti l'explosion. On a chacun cru que c'était quelque chose qui se passait dans notre batiment . Une armoire tombée dans le bureau au-dessus. Un avion qui franchit le mur du son. Une explosion quelque part . On était un peu désemparés sans info juste après. On n'est pas sortis, on a vu par contre des entreprises autour qui sortaient . J'ai appelé Franck, personne, juste l'acceuil qui m'a dit qu'ils évacuaient. Après plus de nouvelles , tous les téléphones étaient coupés, saturés . Les infos vraies et fausses circulaient par la radio . On a tous pensé à un attentat d'abord. Puis on a parlé de Blagnac, parce qu'autour ils ont évacué. On a parlé aussi d'explosions à divers endroits du centre ville . En fait, c'était tellement fort que chacun a cru que c'était son batiment qui était touché . Après on a entendu les infos par la radio. On a appris que c'était l'Onia , et on a su qu'il y avait un nuage . On l'a vu, nous un petit bout , parce que grâce au vent c'est parti de l'autre côté. On n'a eu qu'un résidu, mais il était bien gros et bien jaunâtre . Et on ne savait pas ce que c'était, surtout . On est restés confinés jusqu'à nouvel ordre .

Certains sont partis, c'était un peu la panique, les gens ont appris que certaines écoles évacuaient et avaient peur pour leurs gamins. Les autres sont restés, à attendre . Après on a su que le risque toxique était écarté, on a continué à travailler, si on peut dire. Bref, de drôles de moments, vraiment, surtout au début .

 

Voilà. Pour nous donc ça va très bien , mais une journée quand même sous le choc. Grosse frayeur, petites inquiétudes, et un traumatisme pour toute la ville .

Tous les Toulousains depuis 10 ans disaient qu'un jour ça péterait, mais que ça arrive comme ça, quand même , c'est pas croyable .

On en est à 26 morts et au moins 20 disparus, et plus de 600 blessés encore soignés .

Et des dégats considérables. Une 20aine de lycées et écoles fermés, dont 2 complètement détruits je crois . Et tout à l'avenant .

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 23:36

Décidément… après la grippe et la neige, un nouveau souci d’ordinateur, ce sont les conséquences de la tempête de samedi qui ont contrarié la publication de ce blog. Mais loin de moi l’idée de m’en plaindre, car en région toulousaine, cela n’a pas été trop méchant. Ayant vécu la tempête de 1999 en plein cœur, en Limousin, c’est avec beaucoup d’inquiétude que nous nous sommes préparés vendredi à ce qui s’annonçait. Mais sans doute le vent avait-t-il faibli en passant sur la Haute-Garonne avant de se renforcer en sortant vers la Méditerranée. Toujours est-il que la situation n’est ici en rien comparable avec le traumatisme des Landes ou de la Gironde, qui me rappellent l’état de la forêt limousine et les jours sans eau ni électricité de 1999. Il y a des dégâts dans la région, mais très peu en proportion de ce qu’on pouvait craindre. Par contre, ici non plus les infrastructures n’ont pas résisté. A Aigrefeuille et dans le secteur l’électricité n’est revenue que le samedi soir tard. Le téléphone, lui, a refait quelques apparitions hier à la maison, mais ce n’est que ce soir que je peux vraiment compter sur lui et me connecter à internet. Pendant ce temps, l’actualité politique et sociale a été riche, j’ai donc du retard à rattraper ! Par ailleurs je n’ai pu lire ma messagerie auparavant. Camarades et amis de Haute-Garonne, notamment toulousains qui avez pu semble-t-il regarder le match du samedi après-midi, soyez en ainsi prévenus. La vie reprend plus normalement aussi dans le semi-rural, à bientôt donc… Maintenant, la prochaine tempête, qu'elle soit sociale, dans la rue ce jeudi 29 janvier ! 

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 18:53

Je voudrais revenir sur le dernier Conseil Fédéral. Il a été quasiment entièrement consacré au mauvais score en Haute-Garonne des Sénatoriales qui ont eu lieu la semaine d’avant. Il était bien normal que ce résultat décevant soit commenté. Il est vrai aussi sans aucun doute qu’il y a eu des comportements qui posent problème. Fallait-il pour autant ce déchainement de mots et cette tension attisée? Ne peut-on pas, dans cette fédération, poser les problèmes, en discuter, tirer les enseignements sans anathèmes ni invectives ? C’est un peu fatiguant à la longue… et ça ne fait pas avancer les choses d’un iota ! Et plutôt que régler des comptes et se regarder le nombril, je trouverais plus utile un PS capable de prendre à bras le corps les préoccupations du moment.

Deux points d’actualité ont tout de même été évoqués.

D’abord la situation à Castanet, où les employés municipaux se défendent contre les attaques brutales du maire sur leur temps de travail.

Ensuite sur la situation à Airbus, qui de nouveau est revenue sous les feux de l’actualité, avec l’annonce de la création de sa filiale Aérolia.

Je me suis sentie presque mal à l’aise, par contraste dans ce climat tendu, d’intervenir pour présenter ce point. Mais je suis heureuse qu’il ait été été mis à l’ordre du jour et qu’un travail régulier puisse être fait sur ce dossier. Le sujet me tient à cœur, peut-être pour commencer par proximité professionnelle au sein du groupe EADS. Mais au-delà, parce je le trouve emblématique. En raison du poids économique et social d’Airbus sur la région, mais aussi parce que derrière la vitrine technologique, on trouve les problèmes qui se posent dans de nombreuses entreprises : financiarisation au détriment de la politique industrielle, précarité, externalisations, délocalisations, plans sociaux…

Le tristement célèbre plan Power8 prévoyait au départ plusieurs volets, notamment la suppression de 10 000 emplois et la vente de sites, en France ceux de Méaulte et de Saint-Nazaire.

Au mois de Juin, une réunion s’est tenue à la Fédération, réunissant dans ce même lieu des délégations des 5 syndicats d’Airbus, Pierre Cohen, Martin Malvy, Pierre Izard (représenté par Bertrand Auban) et de nombreux parlementaires de Haute-Garonne. L’objectif était de faire un nouveau point sur la situation de l’époque et d'échanger les analyses, mais aussi de s’inscrire dans un travail de fond permettant un contact suivi, et autant que nécessaire, entre les syndicats et le PS.
De nombreux communiqués ont été produits par nos élus. L’organisation d’une table ronde sur l’aéronautique a été demandée au gouvernement – restant pour l’instant sans réponse.

Depuis, le plan Power8 Plus (quelle poésie !) a été annoncé fin Août. Avec l’échec de la négociation engagée avec Latécoère pour le rachat des sites, suite à l’arrêt de la vente des sites allemands (pour résumer), a été annoncée la création d’une filiale nommée finalement Aérolia. Elle sera chargée de l’aérostructure (mécanique et composite) et regroupera des salariés de Méaulte, de Saint-Nazaire, mais aussi du Bureau d’Etude de Toulouse, chargés à ce jour de la pointe avant. Cette filiale est considérée comme un fournisseur de rang 1. Elle pourrait être mise en concurrence avec d’autres entreprises, mais aussi avec d’autres filiales, allemandes notamment. La direction d’EADS a clairement laissé entendre qu’il s’agissait d’une étape vers une prochaine vente d’ici quelques années. Et la création d’une usine « low-cost » en Tunisie par Aérolia a bien été confirmée. Cela pose donc d’une part des problèmes d’un point de vue industriel. Cela pose aussi le problème social du statut des salariés « filialisés ». A Toulouse, 150 salariés environ ont changé de situation au 1er octobre, petits pions transférés d’une société à une autre, sans choix possible, et environ autant devraient l’être plus tard, pour une création effective des filiales au 1er Janvier 2009.

Conformément à ce qui a été discuté ce soir là, ci-dessous le communiqué émis le 29 septembre, le jour où se tenait à Airbus un Comité Central d’Entreprise sur le sujet.

Je sais qu’il a été transmis aux gens concernés, et qu’il a été apprécié. Tant mieux. C'est bien une des raisons d'être d'un parti que d'être au plus près des préoccupations des gens qu'il est censé représenter.
J’en profite au passage pour rendre hommage à mes camarades du syndicat CGT d’Airbus, qui se démènent sur de nombreux sujets, avec beaucoup de persévérance, dans un contexte difficile pour la CGT, comme dans de nombreux endroits dans le groupe EADS, notamment ceux venant de l’ex-Aerospatiale. J’espère qu’ils seront un peu plus payés de retour aux prochaines élections professionnelles, ce ne serait que justice – et je pense un bien pour l’ensemble des salariés d’Airbus.

 

FEDERATION DU PARTI SOCIALISTE DE LA HAUTE-GARONNE

COMMUNIQUE de PRESSE

Le PS de Haute-Garonne réitère ses préoccupations sur le plan Power8Plus et le processus de création de la filiale Aerolia avec la délocalisation d’une usine low-cost en Tunisie.

Nous exprimons notre soutien aux salariés d’Airbus, et notamment aux salariés toulousains directement concernés, à qui l’on veut imposer très rapidement un transfert dans cette filiale, et qui ont manifesté leur légitime inquiétude.

Nous espérons à tout le moins que la direction d’EADS, dans le respect du dialogue avec les organisations syndicales d’Airbus, ne reviendra pas sur les engagements pris au moment du projet de vente à Latécoère, concernant le libre choix donné à chaque salarié de rester salarié Airbus ou d’être transféré dans une filiale.

Sur le plan industriel, nous ne pouvons qu’être très inquiets devant les menaces que font peser les annonces de délocalisation et la création d’une filiale dont la direction d’EADS indique déjà que ce n’est qu’une étape vers une future vente. Cette logique d’externalisations et de démantèlement est une menace pour la pérennité de l’industrie aéronautique européenne, comme pour tout le tissu industriel en Midi-Pyrénées, avec de nombreux emplois concernés à Airbus et chez ses sous-traitants.

L’état actionnaire d’EADS porte une lourde responsabilité dans ce dossier.

Nous attendons toujours la réponse à la demande formulée à François Fillon d’organiser une table ronde sur l’avenir de l’aéronautique avec l’ensemble des interlocuteurs concernés. Nous prendrons toutes dispositions pour faire aboutir cette démarche.

 

Pierre COHEN Maire de Toulouse  - Martin MALVY - Président du Conseil Régional - Pierre IZARD - Président du Conseil Général

Les Parlementaires de la Haute-Garonne : Bertrand AUBAN , Jean-Jacques MIRASSOU,  Kader ARIF, Catherine LEMORTON, Gérard BAPT, Martine MARTINEL, Françoise IMBERT, Monique IBORRA, Patrick LEMASLE, Jean-Louis IDIART

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 12:20

« Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin… » chantait Claude Nougaro…
Me voilà connectée depuis le Limousin après ces jours loin de la Haute-Garonne. J’étais en effet toute cette semaine à Lyon, dans la délégation de Midi-Pyrénées pour le 38e congrès national de la Fédération de la Métallurgie CGT. Une merveilleuse semaine, riche de réflexions et de fraternité, vraiment une grande satisfaction militante et des moments que je n’oublierai pas… Très différent d’un congrès du PS en tout cas, j’y reviendrai. Le seul bémol : pas d’accès internet en libre service dans le centre des congrès. Et comme les journées étaient très chargées, une semaine sans connexion possible.
Du coup, à peine le temps de savourer la victoire de Pierre Cohen dimanche dernier, par télé interposée pendant que je faisais mes valises, et pas possible d’assister au Bureau Fédéral et au Conseil Fédéral de lundi dernier, où pourtant beaucoup de petit lait a dû se boire. La joie n’en était pas moins grande. On savait que c’était possible, mais que ce serait serré. Ou réciproquement… Et bien c’est fait, enfin Toulouse est revenue à gauche. Bravo Pierre, et merci ! Et bravo à tous les camarades toulousains qui ont mené belle campagne. Un nouvel air s’est levé sur la ville rose, de nouvelles têtes amies arrivent au Capitole. Que du bonheur ça aussi !

Pas le temps non plus de donner les résultats d’Aigrefeuille, où la situation est en revanche plus complexe. Nous votions dimanche dernier pour élire les 3 derniers conseillers. Voici les résultats tels que je les ai notés au dépouillement.

Inscrits : 587 ; Votants : 459 (483 au 1er tour), soit plus de 78 %. Blancs et nuls : 11

La « liste entière » de 3 noms de J.L. Grudé obtient 234 voix, celle de 3 noms de G. Tangoletto 168 voix. Peu de panachages cette fois. Les 3 candidats de la liste de Geneviève Tangoletto, liste pourtant majoritaire avec les 12 sièges acquis au 1er tour, ne sont donc pas élus. Ce qui veut dire que le maire de la commune ne sera pas la tête de liste. Décidemment, après le départ en cours de mandat de Christophe Gil, maire élu en 2001, il sera dit qu’encore une fois Aigrefeuille aura un maire que ses habitants n’auront pas directement choisi. D’après mes informations, le conseil municipal devait se tenir ce vendredi et peut-être mes lecteurs d’Aigrefeuille savent-ils déjà le résultat. Mais comme je ne suis pas sur place, je ne vais pas risquer d’écrire des bêtises, si jamais il y avait eu du changement par rapport à ce que je sais.

En attendant, comme disait Desproges dont je relis les chroniques : « Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée politique, ça m’étonnerait qu’il passe l’hiver ».

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 22:55

Voilà les résultats en synthèse tels que je les ai notés ce soir à la mairie.
Inscrits : 587
Votants : 483 (soit plus de 82 % de participation).
12 candidats sur 15 de la liste de Geneviève Tangoletto sont élus au 1er tour. Ils obtiennent de 244 à 258 voix. Nous revoterons donc pour élire les 3 derniers dimanche prochain. Aucune des 2 têtes de liste n’est élu(e).
Le dépouillement fut long, car il y eu beaucoup de panachages. Le comptage des votes « listes entières » est l’inverse du résultat global : 166 voix « liste entière G.Tangoletto », 171 voix « liste entière J.L. Grudé ».
J’ai noté le détail, mais je ne trouve pas très nécessaire de publier sur internet combien de voix a obtenu chacun des candidats du village. Les procès-verbaux seront en mairie.

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 20:28

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Ce dimanche verra donc la fin d’une période toute particulière et, je l’espère quoi qu’il arrive, de nouveaux départs, avec le premier tour des municipales. Evènement important bien sûr pour chacun tant les conséquences sont significatives sur la vie quotidienne.
Evènement important aussi pour le PS, parti d’élus, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, pour tous ces camarades engagés, simples militants ou élus connus, qui ont à cœur d’agir pour la vie publique et y consacrent un temps et une énergie que ceux qui les jugent sous-estiment parfois bien injustement. Le pire, parce que c'est le moment où intérêts personnels et manoeuvres peu reluisantes ont tendance à réapparaître. Et parce que d’une élection à l’autre, il y a toujours une bonne raison pour le Parti de ne pas se rénover. S’il est important que la gauche ait des élus qui portent ses valeurs partout sur le territoire, des petites communes aux grandes agglomérations, le seul horizon du PS ne peut être celui d’un socialisme municipal. Après ces élections devra donc venir le temps d’une vraie analyse et de la refondation du parti et de son projet politique.

En attendant les enjeux sont là. Je ne suis pas toulousaine, mais, sans parler du symbole national, tous les socialistes de l’agglomération sont concernés par la municipale à Toulouse, avec enfin une réelle chance de faire basculer la mairie avec la liste de gauche que Pierre Cohen a su rassembler. Les sondages ne sont que sondages, retenons notre souffle et rendez-vous dimanche soir.

Dans ma commune, c’est tout autre chose. Dans un village d’un peu plus de 800 habitants, l’élection n’est pas politique au sens partisan du terme, mais elle n’en est pour autant pas moins passionnée, et là aussi, pour le meilleur et pour le pire. La situation d’Aigrefeuille est un peu particulière, la maire sortante n’ayant pas été élue, mais désignée en cours de mandat suite au départ de la commune du maire élu. Deux listes se présentent donc, une conduite par la maire en place, avec peu de sortants, et une seconde qui s’est créée en opposition aux dernières années. Les deux réunions publiques ont montré que cette élection intéresse du monde – la salle des fêtes était pleine mardi comme jeudi. Je n’ai pas aimé dans cette campagne certains dérapages et abus ici ou là, suite logique de quelques tensions qui ont malheureusement traversé le village depuis quelques temps. J’ai bien aimé en revanche la réflexion que cela a apporté, sur le choix des projets et l’évolution du village, sur le fonctionnement de la mairie et la nécessité de communication et de concertation. J’ai aimé aussi les moments d’échanges à la fin des réunions. Comme beaucoup je connais et apprécie des gens sur chacune des listes. J’ai été frappée d’entendre si souvent exprimé, et de tous côtés, le souhait de retrouver l’esprit d’Aigrefeuille, celui d’un village où les gens se parlent, se respectent, participent à des activités ensemble. Pas facile de passer d’un petit village rural à une commune un peu dortoir qui accueillera bientôt 300 habitants de plus quasiment d’un seul coup, aux portes d’une agglomération envahissante.  J’espère donc sincèrement que dimanche, quels que soient les résultats, une page se tournera et que le climat deviendra plus paisible. Je pense que c’est possible, et j’espère que chacun y mettra du sien.

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