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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 13:01

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C'est apparemment la formule du jour. "Arnaud Montebourg retourne à l'école", et autres variantes du même style. Avec la petite musique moqueuse qui semble aller avec.

Je suis tellement sidérée d'entendre ça partout que me voilà à en parler ici.

Car enfin, mesdames messieurs les journalistes, je ne vous comprends pas.

Est-ce juste une formule vite faite mal faite, utilisée en mode automatique ? Le fait que vous y ajoutiez parfois ces fichus bancs qui nous renvoient maintenant à quelques générations me ferait pencher pour cette hypothèse.

Mais les commentaires sur le mode ironique me donnent à penser qu'il y a autre chose. Seriez-vous donc à ce point ignorants de l'existence de la formation professionnelle ? Mais oui, voyez-vous, très régulièrement, moi aussi, je "retourne à l'école". Bien contente de faire partie des salariés qui ont la chance d'être dans une entreprise qui propose un éventail conséquent de formations. Car oui, il est nécessaire, dans ce monde où les technologies et les métiers évoluent, où il faut être compétitif, réactif, adaptable, d'actualiser ses connaissances ou d'acquérir de nouvelles compétences.

Et je ne parle pas de ceux qui changent de métier, au prix de cours du soir en parallèle de leur activité professionnelle et de leur vie familiale à gérer, ou d'un cursus complètement nouveau à l'occasion d'une reconversion, parfois suite à un plan social. Je ne vois pas là matière à ironie. Au contraire, toutes celles et ceux que j'ai connus dans cette démarche n'ont suscité chez moi qu'une chose : l'admiration de s'affronter à ce défi là.

Mais peut-être ce qui s'applique à des millions de salariés ne s'applique-t-il pas à un ancien ministre ? Peut-être est-il dérangeant de voir quelqu'un ne pas poursuivre une carrière politique à base d'un long tunnel ininterrompu de cumuls de x mandats, dans l'espace et dans le temps ? Je vous l'accorde, ce n'est pas la majorité des cas. Et à vrai dire, je trouve ça bien dommage.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 17:20

espadrillesMadeInFrance.jpg

Si l'on m'avait dit qu'un jour la marinière deviendrait un symbole politique, j'aurais bien ri.

Comme a ri, par exemple, un ministre délégué (que je ne citerai pas car je l'aime bien depuis ces lointaines années du NPS) en découvrant cette maintenant célèbre couverture.

Un sénateur qui voudrait tant être ministre (que je ne citerai pas car chacun l'aura reconnu) a trouvé cela ridicule, ce qui ne nous a pas étonnés.

Et pourtant, derrière ce buzz médiatique, un acte politique, visant à faire réfléchir sur la nécessité de "reconnecter nos deux parties du cerveau, celui du consommateur et celui du citoyen".

N'en déplaise à cet autre ministre chantre de l'autorégulation exigeante à la sauce Medef (que je ne citerai pas, car ... bon), partisan d'une ligne si prudento-prudente, voir immobilo-immobile, le "made in France" a marqué les esprits.

Ainsi, sur mon bureau professionnel, j'ai posé un petit souvenir, acheté dans une petite boutique parisienne. De retour d'une réunion nationale des responsables départementaux du mouvement "Des Idées et Des Rêves" des amis d'Arnaud Montebourg, comment aurais-je pu résister ?

madeinfrance2.jpg

Sans vouloir faire de publicité particulière, je ne résiste pas non plus au plaisir de vous faire partager cet étonnant courrier reçu récemment. "Arnaud en rêve en marinière, on peut le faire", m'écrit la CAMIF. Rassurez-moi, cette lettre ne m'a pas été spécialement adressée ?...

Ainsi donc, sous des dehors humoristiques ou l'accroche commerciale, une vraie réflexion économique et politique. La démondialisation en actes.

camifmadeinfrance-copie-1.jpg

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 11:36

Arnaud Montebourg était l'invité ce vendredi soir de la rédaction de Mediapart, pour un "médiapart live" que je recommande à tous ceux qui aiment les émissions politiques avec du contenu. Des journalistes qui font leur métier, sans concession dans leurs interpellations, un invité qui a des choses à dire, deux heures avec du fond sur des sujets d'importance : politique industrielle, moralisation de la vie publique, politique économique et Banque Publique d'Investissement, questions européennes et TSCG, démocratisation des institutions et 6e République... De quoi alimenter les nécessaires débats qui sont devant nous.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 17:15

 

 

Arnaud Montebourg, représentant spécial de François Hollande, était ce 26 avril l'invité des Matins de France Culture.

A J-10, dans cet entre-deux tours, 45 minutes pour prendre le temps d'entendre parler politique tranquillement et au fond, au delà de l'agitation et des polémiques du moment.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 21:07

Lao_Tseu.gif... l'imbécile regarde le doigt, dit le fameux proverbe chinois.

Que devons-nous donc trouver le plus gênant ? Celui qui soulève un problème, ou le problème lui-même ? Ou bien encore, le fait de ne pas régler le problème quand il est là ?

D'une élection à l'autre, pour un parti politique, ce ne sera, de toute façon, jamais vraiment le bon moment pour parler de ce qui fâche. L'affaire des Bouches-du-Rhône aurait pourtant été moins douloureuse si elle avait été traitée correctement en temps voulu. Au moins aura-t-elle servi, peut-être, à ce qu'il soit fait preuve d'un peu plus de diligence pour ce qui concerne le Pas-de-Calais.

Tirer la sonnette d'alarme sur certaines pratiques au sein d'une organisation, ce n'est pas porter dommage à tout le reste, le normal, le positif. Surtout quand l'alerte est faite dans une lettre interne confidentielle, telle que celle adressée par Arnaud Montebourg à Martine Aubry. Bien au contraire, c'est ce qui permet, après, d'être collectivement mieux, et plus forts.

Alors, problème d'égo ou problème d'éthique ?

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:06

ANcolor.jpgLundi soir se tenaient dans chaque circonscription de Haute-Garonne les Assemblées Générales des militants des sections socialistes concernées, en vue de la présentation des candidatures aux investitures pour les législatives, avant les votes prévus le 1er Décembre, et si besoin le 2 pour le 2e tour.

Dans la 10e circonscription, la presse s'était fait l'écho des "polémiques" en cours suite à la décision des instances nationales de réserver l'investiture à des candidats issus de la "diversité", comme on dit. L'AG de lundi était donc particulière, et tendue, comme on pouvait s'y attendre. La Dépêche donne son compte-rendu de cette AG.

Je suis toujours partagée, entre l'envie de transparence et la réserve que je m'impose ici, quand il s'agit de réunions internes qui méritent à mon sens certaines précautions - sinon, plus de vie collective possible, si le moindre propos interne peut se retrouver public.

Mais là, au point de publicité où nous en sommes, j'aimerais tout de même y revenir. Car s'il est vrai que des oppositions fortes se sont exprimées, elles sont loin d'être unanimes.

Sur le fond, cette situation soulève plusieurs problématiques : nos principes de démocratie interne, la question de la "discrimation positive" et celle de la diversité.

Sur la méthode, je comprends la déception de Gilbert Hébrard, qui avait annoncé sa candidature il y a quelques temps, avait commencé à y travailler, et se voit en dernière minute contraint d'y renoncer.

Je comprends, et je partage, le reproche que beaucoup ont fait lors de l'AG, d'un calendrier trop tardif, qui donne l'impression d'un verrouillage de dernière minute, et engendre un sentiment de dépossession du choix des militants. Puisque finalement, nous n'aurons même pas à voter ce jeudi, selon la décision du Bureau National. Il aurait été bien mieux, et logique, que cette question soient traitée par exemple en même temps que celle de la parité. C'est la responsabilité de la direction nationale que ce calendrier. Ce n'est en tout cas pas celle de Kader Arif qui a reconnu cette difficulté.

Certes, cette manière de procéder heurte nos exigences démocratiques.

Mais ne nous cachons pas derrière les questions de forme, même légitimes, pour masquer les problèmes de fond.

Pour ma part, ce qui me heurte encore plus, c'est le constat de l'écart entre la représentation nationale et la diversité du pays, à tous les sens du terme. Et le constat que, sans une politique volontariste, donc en partie autoritaire, rien ne change là non plus, pour de multiples raisons de toutes sortes de conservatismes.

Car enfin, je ne suis pas membre des instances nationales, je ne connais pas les détails de cette affaire. Mais posons-nous donc la question : pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Et quand nous en sommes là, faut-il rester sans agir ?

Au moment où Arnaud Montebourg avait soulevé la question du renouvellement, à travers l'âge des candidats, certains lui avaient reproché de mettre cela sur la table tardivement. Il avait répondu que, le parti reprenant ses vieilles mauvaises habitudes, il était de sa responsabilité de le dire.

Alors oui, j'aurais aimé que tout cela se fasse plus sereinement, plus en amont.

Et oui, je serai vraiment satisfaite quand tout naturellement seront investis des militants divers, homme et femmes, de toutes origines, de toutes catégories sociales, de tous âges. A l'image de la société tout simplement.

Mais en attendant, avons-nous un autre choix que d'imposer quelque peu au forceps ces nécessaires changements ?

Il me revient en mémoire une des premières fois où, toute récente adhérente socialiste, j'ai été confrontée à un débat sur la parité. J'étais alors contre ces "quotas", trouvant tellement humiliant que je puisse d'abord être considérée comme une femme, avant de l'être pour ce que je pourrais faire ou dire. J'ai changé d'avis, quand je me suis rendu compte du "plafond de verre", en politique comme ailleurs, qu'il fallait combattre, ou quand j'ai entendu certains propos dans des instances fédérales.

Kader l'a quelque peu évoqué l'autre soir. Il serait bien réducteur, et humiliant, de réduire son parcours à un critère de "diversité".

Cela dit, ne nions pas l'importance du symbole en politique.

Je me souviens encore : j'étais secrétaire de la section de Balma, dans les rues, lors d'une discussion politique, cet homme me disant combien l'avait marqué, et son bonheur, que ce soit un nommé Kader Arif qui ait été élu 1er secrétaire fédéral du PS de Haute-Garonne.

Ne nions pas non plus la réalité des difficultés concernant ces citoyens pas tout à fait comme les autres, en réalité. Devant les portes de certaines entreprises, on réalise que ceux qui y entrent sont globalement bien blancs. Un seul exemple qui parlera, je l'espère, dans la région : Airbus, condamné pour discrimination à l'embauche.

Des portes restent à ouvrir, beaucoup de portes. Malgré les aléas de ces jours ci, ce sera, je l'espère, notre honneur que d'avoir contribué à le faire. Nous n'avons que trop tardé, ne perdons plus de temps maintenant pour avancer.

Après la parité et la diversité, il restera encore les portes de la diversité sociale à ouvrir, celles qui font qu'à l'Assemblée Nationale on trouve en comparaison des autres parcours si peu de salariés du privé, en général, sans même parler des ouvriers. Je le disais dans un article précédent, cela passera par une volonté de même style, sans doute, mais aussi par une rénovation de nos pratiques, bien en amont. Mais j'y reviendrai plus tard.

Quoi qu'il en soit, faisons attention aux mots.

Le débat est normal, et ces questions sont difficiles, parce qu'elles touchent à des principes importants, sans compter les personnes qu'elles peuvent blesser.

De plus, le charcutage de la droite a créé des circonscriptions nouvelles, dont différentes parties, urbaines et rurales, en tout cas diverses elles aussi, se découvrent. Habitant le canton de Lanta, petite fille de paysans devenue ingénieur, je vis cette dualité : d'un côté de chez moi, je vois les collines du Lauragais, celui des villages aux vieilles pierres et de la terre que j'aime à aller toucher parfois; de l'autre, les lumières de l'agglomération que la commune vient juste de rejoindre, les bouchons sur les petites routes en direction du travail et de la vie sociale. La 10e circonscription redécoupée est issue de ces deux mondes qui parfois peinent à se rejoindre.

C'est ainsi que j'interprète le mot "parachutage" employé pour Kader Arif. Car je ne peux croire que Kader, militant depuis des années de Castanet, commune centrale du canton du même nom, si important dans la circonscription, soit ressenti comme, en quelque sorte, un étranger dans cette circonscription... La "machine à perdre", c'est d'abord nous, socialistes, qui pourrions la lancer si nous n'y prenons garde.

Mais je suis d'un naturel optimiste. Les tensions passées, je fais confiance à notre intelligence collective pour surmonter cela, et aller conquérir ensemble la victoire en mai, puis en juin, une victoire qui du coup, n'en sera que plus savoureuse.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 22:12

tortue.jpgIl est tout sauf original, pour un socialiste, de citer Jaurès. Mais j'avoue avoir eu besoin d'un léger réconfort, à force d'entendre ces jours ci les éternels même arguments, à propos du cumul des mandats ou autre évolution visant à la rénovation de nos pratiques politiques.

"L"histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir." Ouf. Car enfin, de la patience, il en faut tout de même une bonne dose.

Il y a deux semaines, Conseil Fédéral à Toulouse. Très consensuelle pour l'essentiel, sur le bilan très positif des primaires et l'envie de passer à la suite, la réunion s'est animée dès que des camarades ont présenté une motion proposant d'aller plus loin que les règles nationales sur le non cumul des mandats, pour les investitures aux législatives en Haute-Garonne. En entendant un certain nombre d'interventions favorables au mandat parlementaire unique, je me suis dit qu'on avançait, tout de même. Mais à en écouter d'autres, qu'on n'était pas couchés, à ce rythme, grosso modo la rénovation à la vitesse d'une tortue sous lexomil. Car enfin, on a bien le droit d'être défavorable au mandat unique, avec des arguments tout se discute. Mais entendre encore, par exemple, je résume, que le proposer c'est être anti-élus, alors ça, vraiment ! C'est un style d'arguments qui servent à surtout ne rien changer.

Nous les connaissons bien. Il y a le faux raisonnable : ce n'est pas le bon moment, c'est trop tôt, ou bien trop tard pour cette fois, on va risquer la prochaine élection si on fait ça, et comme il y a toujours une prochaine échéance, voilà, dans un siècle ou deux, on sera encore à en discuter. Il y a aussi le culpabilisateur : ouh, pas bien de proposer ça, quelle honte (variante plus aggressive : en citant une similarité avec l'extrême-droite ou au moins le mot démagogique), c'est vraiment la guerre contre les élus / la chasse aux vieux / la mort de l'Europe / limite nationaliste ( pour les débats sur le TCE ou l'élargissement ) / etc, à vous de trouver les autres ... ;-)

Bon, on a compris que les résistances sont toujours nombreuses et organisées. Et qu'il faudra être tenaces longtemps.

Quelques jours après, toujours à propos des investitures bien sûr, bam, même sorte de tollé, après la proposition d'Arnaud Montebourg de limiter l'âge de nos candidats à 67 ans (sa lettre à Martine Aubry est à lire ici). Mais que n'avait-il pas osé dire là !

Là aussi, on a entendu les faux raisonnables et les culpabilisateurs faire feu de tout bois, parfois primairement critiques ou méprisants.

Certains lui ont reproché de faire son intéressant. Je me demande pour ma part à quoi pourrait bien servir un Secrétaire National à la Rénovation silencieux dans ce contexte. Car enfin, lors de la convention Rénovation, votée par les militants socialistes, et qui engage donc le Parti, on avait bien discuté renouvellement et diversité, me semble-t-il ?

Bien sûr, on peut ne pas être d'accord avec cette limite d'âge. Certains ont en débattu sérieusement, par exemple en proposant plutôt une limitation du nombre de mandats dans le temps. Complètement d'accord avec cette proposition aussi. Sauf que, sur ce plan, rien n'avait bougé dans la convention sur la Rénovation, qui a acouché d'une limitation pour les présidents des exécutifs, mais pas pour les parlementaires.

(le rapport d'orientation de la commission Rénovation est consultable ici).

Mais vraiment, est-il raisonnable d'avoir à l'Assemblée une telle proportion de têtes grises, et certaines vraiment très grises, depuis x mandats ? Est-il raisonnable de laisser s'accentuer ce déséquilibre, au lieu de faire appel à la responsabilité de chacun pour tenter de l'atténuer ?

Car les faits sont tétus. On peut discuter des solutions et de leur mise en oeuvre, mais le déni me semble être le signe d'une totale déconnection avec la réalité.

Quelques lectures pour ceux qui en douteraient :

Une analyse du sociologue Louis Chauvel, qui montre l'état de vieillissement de notre Assemblée (merci à Franck). Ou une analyse de Rue 89 sur la crise démocratique.

Toute loi, même la plus juste, comporte ses risques d'effets de bord et d'exceptions. Il est facile de prendre prétexte de quelques détails à la marge pour ne surtout rien envisager de bouger. Mais ça ne résout rien.

A cette occasion, je suis allé revoir les textes des motions du congrès de Dijon, et oui, en 2003. Voilà un extrait de la motion C du NPS (courant d'Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, et Benoit Hamon, je le rappelle pour les jeunes et les oublieux) :

Le mandat national unique
Sans équivalent dans les grandes démocraties modernes, la tradition française du cumul des mandats doit être abandonnée. C'est un préalable. Les mandats nationaux doivent être des mandats uniques et les parlementaires se consacrer pleinement à la tâche pour laquelle ils sont élus. Cette réforme doit s'accompagner du maintien de l'élection dans le cadre d'une circonscription au scrutin majoritaire à deux tours, de l'instauration d'une dose de proportionnelle et d'un statut de l'élu. Enfin, pour assurer le renouvellement constant du personnel politique, les mandats, aussi bien locaux que nationaux, devront être limités dans le temps à la durée de trois mandats identiques consécutifs.

(le texte complet ici, rubrique Les documents).

Qu'on ne nous dise donc pas que sur ces sujets, Arnaud Montebourg, et ceux qui avec lui veulent faire évoluer la politique, sont des impatients, impétueux et intransigeants, incapables du moindre compromis ! Les faits, depuis, démontrent le contraire.

Pendant ce temps, dans l'opinion, émergent sans aucun doute de nouvelles exigences en terme de démocratie. Les idées d'Arnaud Montebourg ont trouvé écho parmi les citoyens. Faut-il être loin des réalités, ou totalement concentré sur la conservation personnelle d'un mandat, pour ne pas s'en rendre compte.

Le Parti Socialiste a, je le crois vraiment, progressé. Et n'oublions pas que nos pratiques démocratiques n'ont rien à voir avec celles de la droite. Mais quel dommage qu'il n'aille pas plus loin, et plus vite. La parité a avancé, attaquons nous donc au renouvellement. Quant à la diversité sociologique, alors là, que de chemins encore à défricher. Ce ne sont pas là de simples règles d'investitures qu'il faut changer, mais tout un tas de principes de fonctionnement qui excluent de fait beaucoup de catégories.

Dans la fable, rien de sert de courir... alors, continuons...

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 12:00

courge_spaghetti.jpgAprès l'activité des primaires, une petite pause faisait du bien, avant de passer à la suite.

Samedi dernier, actualité télé, pour une fois. Le matin, en terre toulousaine encore plus qu'ailleurs, avec la finaleu de ruguebi. 8-7, un excellent dernier match malgré les difficultés pour démarrer le parcours des qualifications, une défaite dont on sent bien qu'il n'a pas manqué grand chose pour qu'elle ne devienne victoire, la fierté de ce qui a été accompli, et l'envie de construire sur cette base pour l'avenir. Ca me rappelle un certain 17 % de premier tour...

L'après-midi, j'ai regardé le début de la convention d'investiture (faut pas pousser non plus, si je ne suis pas allée à Paris, ce n'est pas pour tout suivre devant mon écran alors que c'était quasiment l'été dehors). Elle a vu la page des primaires se tourner définitivement et François Hollande devenir officiellement notre candidat. J'attendais, comme beaucoup, un tel déroulement basé sur le nécessaire rassemblement. Pour gagner face à une droite qu'il ne faut jamais sous-estimer dans une élection, et une extrême-droite en embuscade dans des temps de crise qui sont pour elle un terreau exceptionnel, quel autre choix que le compromis pour avancer ? Peut-être les leçons de 2002, puis de 2007, ont-elles été enfin tirées. Certes, les ressentiments et les enjeux de pouvoir n'ont pas disparu. La politique n'est pas, plus que le reste, le monde des bisounours. Mais enfin, tout le monde, à part peut-être monsieur Copé, a reconnu tout de même que, malgré quelques dérapages et excès finalement anecdotiques, ces primaires ont été de haute tenue. J'espère que la campagne à venir sera de même niveau, dans un genre forcément différent.

En tout cas, les images de samedi dernier allaient dans le bon sens. J'ai regretté simplement qu'Harlem Désir ait dû laisser son mandat de premier secrétaire intérimaire aussi vite, dès le soir du vote. Son travail et la belle manière dont il l'a mené ont été largement apprécié, me semble-t-il. Il aurait été élégant qu'il puisse clore cette période différemment. Mais passons. Passons aussi sur quelques dénis de réalité. Pourquoi, chère Martine, après avoir cité tous les ex candidats séparemment, mettre "Manuel et Arnaud" ensemble dans un même sac, celui de ces petits jeunes qui ont défendu leurs convictions avec cohérence ? Pourquoi valoriser la réussite des primaires, en évitant soigneusement certains noms ? Cela a donné aux suivants l'occasion de remettre les choses à leur place. François Hollande a fait un résumé assez juste. Ces primaires, a-t-il dit, nous les devons "d'abord" à ceux qui en ont eu l'idée, "Arnaud, et d'autres", à ceux qui les ont acceptées ("de bon ou de mauvais gré, pour être parfois le bénéficiaire de l'entreprise" a-t-il précisé avec un certain humour), aux sympathisants qui ont tenu les bureaux de vote, à la direction et Martine Aubry première secrétaire qui les ont engagées, à Harlem Désir qui  les ont menées à bien. Et voilà. A part ça, Martine Aubry était très souriante et a dit aussi qu'elle sonnait la mobilisation générale derrière François Hollande. On peut comprendre un peu de ressentiment, espérons le provisoire.

Chacun des ex candidats est intervenu à la fois pour dire son engagement derrière le candidat Hollande et rappeler ses thèmes propres. A l'applaudimètre, c'est Montebourg qui gagne, avec un discours ancré à gauche conforme à sa campagne, selon Roland Cayrol qui analysait sur LCP. Ca fait plaisir - en même temps que fleurir quelques regrets... "Arnaud a installé dans la campagne des thèmes forts, qui m'ont enrichi", a dit François Hollande. C'est pourquoi, maintenant, il importe de s'attacher à ce que ces thèmes forts ne soient pas oubliés, et au contraire, qu'ils vivent encore plus forts.

Le bilan passe aussi par celui de l'entre-deux tours, qui n'a pas été le moment le plus simple, puisque celui d'un choix qui pour beaucoup d'entre nous n'était plus celui du coeur. Mais de la raison et de la confrontation à un réel insatisfaisant, mais ... réel. Comme il l'a fait à chaque étape, Arnaud Montebourg a expliqué ses choix : c'est la lettre à celles et ceux qui m'ont fait l'honneur de me soutenir. On partage ses choix, comme moi, ou pas, mais quoi qu'il en soit, n'est-ce pas tout de même une belle lettre politique ?

Et pour finir avec les bilans, ce n'est pas du copinage car je ne le connais pas, mais je vous invite à lire l'article de bilan sur le blog de Graoum, dit avec d'autres mots, une réflexion de l'intérieur en quelque sorte.

Mais bon, passons à la suite.  Ce sera d'abord la campagne, qu'il faudra mener avec ténacité.

Ce sera aussi, pour ce qui me concerne, poursuivre pour continuer à faire progresser les idées qui ont fait un tel bond dans cette campagne des primaires, parce qu'Arnaud Montebourg les a portées avec brio, sans doute, mais aussi parce qu'après toutes ces années de réflexion en vase un peu clos, elles étaient mûres pour rencontrer plus largement les citoyens et prendre une place centrale dans le débat public.

Alors, après parfois des temps de découragement avec le sentiment d'être toujours minoritaire, ce n'est pas au moment où un grand pas a été fait qu'il faudrait abandonner. Arnaud Montebourg a annoncé dans le Journal de Saone et Loire la création d'un mouvement politique pour la Nouvelle France. Débat d'idées, université populaire, revue, formation... Il y aura beaucoup à faire. Mais il se trouve que beaucoup d'entre nous sont déjà décidés à continuer à agir. Ce mouvement s'adresse aux militants socialistes mais aussi à tous les citoyens qui seraient intéressés par ce chemin là. Vous avez envie de participer ou au moins d'en savoir plus ? Prenez contact ! A travers ce blog si vous habitez la Haute-Garonne ou Midi-Pyrénées, sur les sites nationaux d'Arnaud Montebourg ou "Des Idées et des Rêves" sinon. A bientôt ?

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:27

rosesprimaires.jpgDimanche soir, ce sera la fin d'une séquence politique inédite, qui a passionné le pays, entrainé à gauche, exaspéré à droite. Avant que s'ouvre celle, plus classique, des longs mois avant la présidentielle qu'on espère de l'alternance, revenons un peu sur ces moments.

Comme il semble loin, le temps où un certain Montebourg, rénovateur minoritaire, proposait ces primaires à un parti où il se heurtait à indifférence, doutes, ou hostilité.

Finalement, ces primaires ont fait parti du projet de rénovation voté par les militants, devenant ainsi l'affaire de tout le PS.

Beaucoup de travail pour le national, les fédérations, des militants. Beaucoup de temps avant qu'on n'entre dans le vif du sujet, et, peut-être, que le Parti prenne la dimension de ce qu'il fallait faire. Beaucoup d'interrogations encore récemment dans les sections. Normal, c'est une révolution pour certains qui se sont sentis un peu dépossédés. Et aussi, une énorme logistique à mettre en place, et une première.

Mais quel résultat à ce stade !

Des débats passionnants et très suivis, une participation massive, des surprises ...

Dimanche dernier, pour le 1er tour, j'ai passé ma journée d'un bureau de vote à l'autre, comme déléguée départementale du candidat Montebourg. Incroyable journée, vraiment réconfortante. De Lanta à Villemur, de Montastruc à Grenade, de Bessières à Fronton, de Balma à Saint-Orens, de Verfeil à Castanet, partout, la même ambiance, affairée et joyeuse. Le matin, déjà, affluence inattendue. Déjà ici on appelle la Fédé pour demander du stock supplémentaire de bulletins. Ici une file d'attente dans le bureau, on se croirait un jour de vote républicain normal. Là des présidents inquiets, le numéro audiotel ne marche pas. Ici un problème d'inscrits sur les listes qui apparait, les consignes arrivent, les messages passent, les gens patientent, vraiment, les citoyens ont envie de voter. Pas de tension, que du bonheur démocratique. Quelque chose s'est levé, c'est sûr.

Dimanche soir, dès 19h, nous sommes quelques uns à la Fédération. Dans le bocal, la commission de récollement des votes, le sanctuaire est gardé. Les autres, dehors. Premiers résultats par sms, de petites communes : 1,2,3,4, l'ordre est le même, les pourcentages de même ordre. On va faire un gros score, ça se sent. La salle se remplit, les résultats arrivent, similaires. Puis à l'écran, ça se confirme au national. Première intervention, celle d'Arnaud Montebourg, rayonnant, et nous avec, dans un silence religieux.

 

On sent certains bien embétés, avec ce fou furieux de Mont'bourg, comme pourrait dire Copé... Certains contents, quel qu'ait été leur vote, sincèrement, ou moins. Qu'est-ce qu'on nous aime ce soir !!! Martine va-t-elle dire 6e république avant que François ne dise démondialisation ? ou l'inverse ? On s'amuse aussi entre soutiens de M ou F ...

Et maintenant ? m'écrivent alors en coeur un certain nombre de camarades en même temps qu'ils disent bravo.

Lundi soir, CDOP (Comité Départemental d'Organisation des Primaires). Longue réunion d'analyse des difficultés du 1er tour. Il y a encore du travail pour le dimanche d'après. Et ceux qui ont été sur le pont de 8h du matin, pour tout installer avant l'ouverture, jusqu'à pas d'heure le dimanche, pour faire enregistrer leurs résultats, seront de nouveau là dimanche ...

Retour trop tard pour voir l'intervention tant attendue sur France 2, de l'homme aux 17 %. Depuis la veille, ça discutait. Réunion des mandataires et du conseil de campagne lundi après-midi. Dans les territoires, nous avions pris la température et donné notre sentiment.

 

Mardi, manifestation contre les plans d'austérité. Dans le cortège toulousain, autour de moi, on discute beaucoup politique, ce qui n'est pas si fréquent. On y parle de la fameuse lettre juste publiée, on en apprécie le principe. N'en déplaise aux impatients, la primaire, ce n'est ni un congrès ni une investiture. Ce sont des ciyoyens qui votent, et ils sont contents d'être pris pour des êtres capables de raison et non des moutons.

Et maintenant ? Enfin, Aubry, quand même, c'est ta proximité naturelle, tu ne peux pas voter Hollande... Enfin, Hollande, quand même, c'est lui qui a la capacité à rassembler et il est en tête, il faut donner à notre candidat l'élan d'une large majorité ...

Oui mais bon, moi, mes camarades, j'attends le débat, et j'attends les lettres en réponse à celle-ci. Martine Aubry dit qu'elle ne changera pas et semble surtout agacée. Je ne peux me contenter qu'on me dise que son projet est montebourgo compatible à 90%. François Hollande dit qu'il a entendu le message des électeurs d'Arnaud Montebourg mais pas grand chose de plus. Je ne peux me contenter qu'on me dise qu'on respecte et tient compte de mon vote.

Mercredi soir, le débat. Un peu d'appréhension, on sent bien que ça se crispe. Il ne faudrait pas gâcher ce succès par l'énervement de la dernière ligne droite. Débat très différent des précédents, et je l'avoue, parfois, j'ai un peu fait autre chose (ça tombe bien, il y avait une conférence de presse à préparer pour Freescale). Finalement, rien de bien méchant, encore un débat de bonne tenue. Plus technique, un peu trop à mon goût, mais enfin, encore une fois, on parle politique. Après le débat, j'ai regardé l'analyse sur LCP. Intéressant de constater que les journalistes soulignent finalement ce qu'on disait avant le 1er tour : pas de grande différence sur le fond entre les deux candidats, surtout des différences de tempérament et de style. "Dérange-t-on des électeurs pour une question de tempérament?"... Dommage, dommage, que 17% n'aient pas suffi... Thierry Mandon sur LCP s'agace des postures de formules : gauche molle ou gauche solide, c'est énervant, dit-il, car cela masque une réalité de ce 2e tour : le réel mouvement des deux candidats vers une gauche différente de celles qu'ils incarnaient tous deux au départ.

Et maintenant ? Les médias n'en peuvent plus, un candidat qui ne dit rien, mais alors quoi ?

Un mot sur Ségolène Royal, émouvante dimanche soir, élégante et politiquement forte ce soir pour dire à David Pujadas sa déception et les raisons de son choix politique.

Nous sommes jeudi. En plus du débat, nous avons deux réponses écrites, que chacun peut lire, ici.

Et maintenant ?

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 22:31

horizonneigeux.JPGCertains en doutaient, mais ça y est, elle l'a fait : en Languedoc-Roussillon Hélène Mandroux a déposé sa liste au nom du Parti Socialiste, contre Georges Frèche.
Il n'y a pas eu d'accord avec les écologistes. La campagne s'annonce mouvementée.
Georges Frèche était déjà exclu du PS, mais aujourdh'ui la pression est mise, doucement, tout doucement, sur les socialistes qui se présentent sur sa liste.
On n'a pas fini de rire, jaune probablement.
Dans les réseaux militants, comme dans la presse, tout cela fait beaucoup causer. Sur la Coopol, le réseau social du PS, on ne compte plus les groupes anti-Frèche, mais aussi les groupes pro-Frèche. Les uns parlent d'honneur et de valeurs, les autres crient au scandale en invoquant le sacro-saint "respect du vote des militants", dans une querelle régionaliste contre les parisiens de Solférino.
Je suis bien entendu du côté des premiers. Je m'étais désolée ici de la position mi-chèvre mi-chou prise en décembre, saluant la voix alors un peu seule d'Arnaud Montebourg qui depuis longtemps s'est clairement positionné, et avec constance, contre le système Frèche. La décision de la direction nationale vient à mon avis un peu tard, à tous points de vue, mais elle est là, et donc bienvenue. La dernière déclaration de monsieur le président de région, si elle n'a pas été la pire de toutes, vient surtout après x autres, souvent un peu "borderline", parfois tout à fait, donc au final, clairement à côté. Cela a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Martine Aubry est montée au créneau comme il fallait. Ouf, et re-ouf. Et bon courage à Hélène Mandroux et à celles et ceux qui la soutiennent.
Cela dit, cette affaire, et la manière dont elle a été menée jusqu'ici, remet sur le tapis en effet la question de la démocratie interne.
A vrai dire, j'en ai un peu assez du "respect du vote des militants" mis à toutes les sauces. Nous l'avons entendu, à en devenir sourds, après le référendum interne sur le Traité Constitutionnel Européen, après que Laurent Fabius, et quelques autres, aient défendu le "Non" à l'opposé du vote du Parti... mais à l'identique du vote du peuple. J'avais alors pour ma part fait parti de ceux qui, ayant voté non, avaient choisi de ne pas faire campagne politique pour ce non, pour respecter le oui des militants, à mon grand désespoir. Mais impossible de distribuer un tract appelant à voter "Oui" quand on pensait profondément "Non". Certains ne l'avaient pas compris, confondant, à mon avis, l'attitude du démocrate et celle du bon petit soldat. Car si, dans une primaire présidentielle, on peut choisir un candidat, puis faire campagne pour un autre qui, étant du même parti, défendra peu ou prou les mêmes idées, comment défendre honnêtement une idée qui est à l'exact opposé de sa conviction profonde ?
D'ailleurs, au parlement, si une discipline de groupe est demandée, ce qui me semble normal puisqu'un parlementaire est élu sous une étiquette, la liberté de vote et la clause de conscience existent aussi.
Nous entendons aussi parler du "vote les militants" quand une décision d'un certain niveau se heurte au choix d'un autre niveau. Est-il normal que de bureaux parisiens en effet on décide à la place des militants locaux ? Souvent, on répond non. Mais quand il s'agit pour une Fédération de mettre son nez dans les affaires d'une section qui dérive, on trouve cela normal. Quand il s'agit d'un parachutage susceptible de faire gagner une élection, on réfléchit. Quand il s'agit de respecter des accords d'alliance, on râle, mais on fait avec. Quand il s'agit de tenter d'imposer un peu plus de parité ou de diversité à des endroits réfractaires, on proteste ou on trouve cela très bien, c'est selon.
Mais alors, si les militants de Languedoc Roussillon supportent le système Frèche, le Parti ne doit-il pas se préoccuper aussi de tous les militants de France à qui cela fait honte ?
Car enfin, il nous faut bien reconnaitre que le PS est un parti démocratique, certes, mais aussi parfois complètement sclérosé par des féodalités d'un autre âge. Les notables tout puissants, les cartes "alimentaires", les petits arrangements entre amis, voire entre ennemis quand il s'agit d'alliance temporaires de congrès ou d'enjeux de pouvoir, inutile de se masquer que c'est une réalité.
D'un point de vue théorique, c'est compliqué, car respecter le vote de militants dans un contexte peu démocratique, est-ce la démocratie, ou son contraire ?
Nous voilà donc condamnés, pour rénover ce parti, à affronter ces réalités, et donc à devoir accepter le fait que la théorie soit confrontée à des choix parfois complexes, pas toujours complètement cohérents, au cas par cas.
La pente est rude, mais la route est droite, comme disait Raffarin...

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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