Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
Pourquoi fermer une unité de fabrication, qui produit aujourd'hui 8200 pièces par semaine, alors qu'elle en produisait 1500 à l'annonce du plan social et que ce même plan tablait sur une prévision de 3000 ?
Pourquoi licencier 821 salariés alors qu'on emploie massivement des intérimaires (585 en juin dernier, entre 400 et 500 en moyenne depuis des mois) ?
Pourquoi accepter un tel impact sur le bassin d'emploi toulousain (Freescale, avec ce 4e plan social ce serait 1300 emplois directs supprimés, sans compter les emplois induits) alors que l'entreprise dégage des bénéfices, que ce soit au niveau du groupe ou pour le site de Toulouse ?
Pourquoi accepter la fragilisation de toute la filière des semi-conducteurs en France en faisant une telle croix sur Midi-Pyrénées, elle-même fragilisée par le poids trop fort de la mono-industrie autour de l'aéronautique, alors que les besoins sont là et les technologies d'avenir ne demandent qu'à être développées ?
TLT (Télé Toulouse) était là jeudi dernier devant FREESCALE pour la conférence de presse.
Et aussi :
- l'article de La Dépêche : Pour les syndicats, la fermeture ne se justifie plus