Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
Il était une fois un pays où tout se passait merveilleusement bien.
Les habitants y vivaient pleinement heureux. Ils avaient tous un travail, si on pouvait appeler cela ainsi. Disons plutôt un métier, car chacun choisissait exactement ce qu'il voulait faire. Ils en vivaient tous confortablement, ce qui leur permettait non seulement d'assurer facilement leur quotidien mais aussi d'avoir des loisirs variés. Partout, les conditions de travail étaient bonnes et les rythmes de travail s'adaptaient au rythme de vie de chacun.
Ainsi, personne n'était obligé, pour compenser un salaire trop bas, de travailler à des moments où il n'en avait pas envie. Personne n'était obligé, pour obtenir ou garder un emploi, de devoir accepter des conditions nuisant à sa vie de famille, à sa vie sociale, ou à sa santé. Personne n'était obligé de rien, en fait. On appelait ça le volontariat.
Et oui, c'était sur la planère Mars, comment avez-vous deviné ?
Bizarrement, le dimanche, les gens allaient se promener vers les anneaux de Saturne ou chercher des champignons dans les forêts d'Uranus.
Bon dimanche !