Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
Le cycle d'un Congrès PS se termine avec, dans chaque département, le Conseil Fédéral qui installe les dernières instances que sont Bureau Fédéral et Secrétariat Fédéral. En Haute-Garonne, c'est ce vendredi 7 décembre que nous en avons terminé.
Je démarre pour ma part un nouveau mandat au Bureau Fédéral.
Après la mise en place formelle, dans les questions diverses sont venues des interventions sur l'industrie. Voici la mienne.
Tout d'abord, je souhaite plein succès à la nouvelle équipe fédérale. Je lui souhaite de travailler avec courage et solidarité, dans le respect de la diversité qui fait notre richesse.
Je voudrais dire un mot sur l’actualité nationale.
Dans notre mémoire collective ici en Haute-Garonne, il y a MOLEX. Nombre d’entre nous, à un titre ou un autre, ont été aux côtés des salariés. MOLEX, un cas d’école. Où c’est bien notre adversaire, celui qui n’a pas de visage, la finance, qui décide du sort de notre industrie. MOLEX, un drame social, une usine qui disparaît sur le territoire.
Ce que je voudrais dire ce soir, c’est l’écho douloureux qu’a réveillé en moi cette image des syndicalistes d’Arcellor Mittal, la tête dans les mains et le regard embué, à l’annonce de Jean-Marc Ayrault. Elle m’a renvoyée à ce moment où le gouvernement Sarkozy a annoncé à Villemur le repreneur mystère et un accord que, le pistolet sur la tempe, les salariés à bout après des mois de lutte furent contraints d’accepter. Déception, sentiment de trahison, découragement, voilà ce qui avait été dit à l’époque.
Alors mes camarades, nous avons mis ensemble nos forces dans la campagne pour François Hollande. Nous ne souhaitons qu’une chose : que ce gouvernement réussisse à redresser le pays. Nous savons les difficultés, et que c’est ensemble que nous devons les affronter. Mais qu’il est dur d’avoir le sentiment de désespérer les nôtres, ceux pour lesquels nous sommes en priorité dans l’engagement politique. Nous devons à ceux qui ont élu François Hollande le courage de nous battre, oui, pour affronter la finance, même sur des situations dont nous avons hérité, et même sur des situations difficiles. Nous leur devons aussi le respect des engagements de changement, et nous le leur devons sans plus tarder sur le plan économique. Car les prochains plans sociaux, eux, seront les nôtres.
C’est pourquoi, sur ce dossier emblématique de Florange, il me semble indispensable que des exigences plus fermes soient portées face à M. Mittal par le Premier Ministre qui a repris le dossier, et que les alternatives, y compris la nationalisation temporaire proposée par Arnaud Montebourg et qui a recueilli un large assentiment, soient encore recherchées.
Le Conseil Fédéral PS 31 applaudit chaleureusement @mgandrieau qui évoque la déception des ouvriers de #Florange ! #bravo