Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
Pendant que le Canal du Midi et la Garonne gèlent, les conflits continuent.
Cela fait maintenant plus de 10 jours, depuis fin Janvier, que les salariés de ProCME se battent pour défendre leurs droits.
ProCME est une entreprise du bâtiment, qui emploie des ouvriers portuguais et travaille comme sous-traitant d'EDF-GDF. Elle est située parc technologique du Canal à Ramonville, à côté de Toulouse. Pas très loin du Bikini, célèbre salle de concert. Mais la musique qui s'y joue n'a rien d'enthousiasmant.
Ce n'est malheureusement pas la première fois que je vais apporter un soutien aux salariés de ProCME. La CGT du secteur Sud connait bien cette entreprise, qui par le passé ne s'est, disons, déjà pas illustrée par un "dialogue social" très reluisant...
Cette fois, il s'agit d'une restructuration, ou pour dire plus clairement, d'un découpage de l'entreprise en quatre, conduisant entre autres à une remise en question de la prise en charge du logement et du retour au Portugal toutes les cinq semaines.
La presse locale s'est fait l'écho de ce nouveau conflit. Voir par exemple ici un article de Carré d'Info ou ici un article de La Dépêche.
Les pouvoirs publics ont mis le nez dans le dossier. La mairie de Ramonville a apporté son soutien. Un accord avait été trouvé la semaine dernière, mais les dirigeants répondent depuis aux abonnés absents, ce dont d'ailleurs la préfecture semble s'agacer. Les salariés, sur place, ne peuvent pas travailler et dénoncent un lock-out.
Espérons que la semaine prochaine verra une issue autre que ce pourrissement.