Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
Si l'on m'avait dit qu'un jour la marinière deviendrait un symbole politique, j'aurais bien ri.
Comme a ri, par exemple, un ministre délégué (que je ne citerai pas car je l'aime bien depuis ces lointaines années du NPS) en découvrant cette maintenant célèbre couverture.
Un sénateur qui voudrait tant être ministre (que je ne citerai pas car chacun l'aura reconnu) a trouvé cela ridicule, ce qui ne nous a pas étonnés.
Et pourtant, derrière ce buzz médiatique, un acte politique, visant à faire réfléchir sur la nécessité de "reconnecter nos deux parties du cerveau, celui du consommateur et celui du citoyen".
N'en déplaise à cet autre ministre chantre de l'autorégulation exigeante à la sauce Medef (que je ne citerai pas, car ... bon), partisan d'une ligne si prudento-prudente, voir immobilo-immobile, le "made in France" a marqué les esprits.
Ainsi, sur mon bureau professionnel, j'ai posé un petit souvenir, acheté dans une petite boutique parisienne. De retour d'une réunion nationale des responsables départementaux du mouvement "Des Idées et Des Rêves" des amis d'Arnaud Montebourg, comment aurais-je pu résister ?

Sans vouloir faire de publicité particulière, je ne résiste pas non plus au plaisir de vous faire partager cet étonnant courrier reçu récemment. "Arnaud en rêve en marinière, on peut le faire", m'écrit la CAMIF. Rassurez-moi, cette lettre ne m'a pas été spécialement adressée ?...
Ainsi donc, sous des dehors humoristiques ou l'accroche commerciale, une vraie réflexion économique et politique. La démondialisation en actes.
