Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
Me voilà presque de retour, avec une petite halte en terres limousines avant de rejoindre Toulouse demain matin.
Désolée tout d’abord pour ceux qui espéraient des nouvelles en direct, je n’avais pas la logistique pour cela, et vraiment ce fut impossible de trouver une solution.
J’essaierai de vous faire partager ce que j’ai vécu, de l’intérieur, même si ceux que ça intéresse ont pu suivre ces trois jours sur LCP ou dans d’autres médias très présents.
Mais ce soir je serai brève, car la fatigue tombe.
Ni le congrès de Rennes et ces insultes, ni celui d’Epinay et sa refondation, ce congrès de Reims fut pourtant, je pense, un congrès historique. Par ses enjeux, et par son résultat, ou son non résultat. Je sais bien que les dégâts sont là, et que de l’extérieur les jugements sont durs. C’est mérité. De l’intérieur, ce fut plutôt calme, mais triste, éprouvant, désolant, nerveusement usant, incertain, et grave.
Mais surtout, le congrès n’est pas fini. C’est jeudi prochain, ou peut-être vendredi, que cela sera tranché maintenant, par les militants.
Alors pour être brève, autoriserez-moi le raccourci vers ma conclusion de ces trois jours. Ce sont bien deux conceptions du parti qui se sont dégagées à Reims. Jeudi prochain, il faudra choisir. Et ma conviction est vraiment faite après ce que j’ai vu et entendu : je crois qu’il faut que Martine Aubry soit notre premier secrétaire. Dès jeudi si possible, que cela soit tranché.
Demain, je vous dirai pourquoi je pense, très sincèrement, que c’est la manière de pouvoir nous en sortir par le haut.