Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
Mardi dernier, soirée spéciale à la Fédération avec la retransmission du deuxième débat entre nos trois prétendants. Affluence notable, la grande salle est remplie, l’atmosphère aussi enfumée que d’habitude, les habituels bavards du fond se font réprimander. Sur l’écran, le débat en est un, cette fois, moins compassé, plus vivant au moins. Dans la salle, ambiance très attentive. Quelques applaudissements vite éteints, quelques rires et réactions plus vives, mais surtout beaucoup d’écoute. C’est réconfortant – pourvu que ça dure…
Naturellement, chaque militant socialiste est concerné, car comment pourrions-nous laisser l’histoire s’écrire sans nous ? Nous mettrons nos forces contre la droite le moment venu, mais pour l’instant, nous devons choisir. Tant mieux alors si ces débats font recette. Et tant mieux aussi si par ce biais nous intéressons à la politique tous ces citoyens qui en sont parfois loin.
Mais tout de même, je ne peux m’empêcher de penser à cette même salle bien moins pleine pour certaines réunions thématiques. Ou à ces Conseils Fédéraux qui mobilisent plus quand on parle d’investiture que de projet. Ou à ces médias qui choisissent la petite phrase plutôt que le discours argumenté. Le choix d’un homme ou d’une femme serait-il plus important, plus médiatique, plus mobilisateur, que le choix d’une ligne politique ? Bien sûr, ce choix compte. Mais est-il normal pour autant que cette élection présidentielle occupe autant de place, pendant autant de temps ? Ah, pardon, c’est vrai, nous sommes encore sous la 5e République…
Il peut faire bon (re)lire certains textes, par exemple la contribution sur la démocratie avant le congrès du Mans. Alors oui, vivement la 6e République !