Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
C'est l'actualité récente venant de Suisse avec sa votation sur les rémunérations abusives qui m'a inspiré le choix de l'illustration de ce 8 mars. Il s'agit d'une affiche de la campagne de la votation qui finalement a accordé le droit de vote aux suissesses, en ... 1971. Histoire de rappeler que des droits qui semblent tellement évidents ne sont finalement que récents, et ne seraient certainement pas tombés tous crus s'il n'y avait pas eu des combats pour les obtenir. Histoire de se redire, aussi, qu'il y a encore beaucoup, beaucoup, beaucoup à faire...
Cette année, en France "le 8 mars c'est toute l'année" nous dit le gouvernement. J'aime bien ce slogan qui a le mérite de tenter de sortir de la journée alibi. Ce n'est pas si simple, et loin d'être gagné quand on voit les débats portant sur l'appelation de cette journée. Bernard Pivot sur Twitter l'a souligné avec humour il y a quelques jours :
Me suis fait remonter les bretelles. Ce n'est pas "la journée de la femme", mais "la journée internationale des droits des femmes".
En effet, l'expression "journée de la femme" est souvent utilisée en raccourci familier. Moi même, je dois faire mon mea-culpa, je l'ai écrit ici. Mais c'est aussi le reflet d'une vision qui vise à gommer de cette journée toute référence à son origine féministe et sociale. Dans le vocabulaire international, on parle de Women's day, mais l'ONU qui a fait son choix traduit en journée internationale de la femme. C'est enfin une dérive marketing, du genre à offrir une rose à LA femme comme le fait remarquer Olympe.
Bref, maintenant plus d'excuse ;)
Quoi qu'il en soit, c'est l'occasion d'aller se remettre en tête quelques données sur l'état des inégalités hommes-femmes sur l'Observatoire des inégalités.
Bonne journée à toutes et tous !