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  • : Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:11

Certains, et certaines, pensent qu’il est ridicule d’avoir une « journée de la femme ». Hypocrisie ? Bonne conscience ? Féminisme dépassé ?

Pour ma part je ne me vis pas particulièrement comme féministe. Ce combat n’est en tout cas pas le premier que je mène en tant que tel. Mais non parce que je trouve cela  inutile ou obsolète, bien au contraire. Simplement, on ne peut être sur tous les fronts. C’est en tout cas ma manière de voir l’engagement, en essayant de ne pas trop se disperser. Et c’est plutôt le champ social et l’activité syndicale qui ont ma préférence.

Les deux ne s’opposent pas, d’ailleurs. Car dans le monde du travail, qu’on parle embauches, salaires, promotions, précarité, les discriminations sont nombreuses. Au moins en parle-t-on de plus en plus. Et ces affaires commencent à se retrouver devant les tribunaux, maintenant que des salariées en ont le courage, que des syndicats travaillent sur la question et que des avocat-e-s déterminé-e-s et convaincu-e-s soutiennent efficacement ces combats pourtant difficiles. C’est du concret, et les résultats arrivent, voir par exemple ici (bravo Emmanuelle !).

Dans le monde politique, même  si les efforts sont réels, le chemin est long encore avant que les femmes puissent vivre normalement leur parcours, dans un modèle qui reste très masculin.

Et partout, les acquis sont fragiles. La preuve en est par exemple la remise en question récurrente du droit à l’avortement. Les femmes sont les premières victimes de la crise et des attaques incessantes du gouvernement de Nicolas Sarkozy contre de nombreux droits et libertés. L’Etat se désengage du planning familial (1/3 des plannings familiaux sont menacés), le congé parental est remis en question, dans le cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques), le Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE) est supprimé, il n’y a plus de ministère aux droits des femmes, etc.

Voilà pourquoi cette journée me semble tout sauf ridicule, mais au contraire utile, parce que c’est au moins l’occasion de rappeler, y compris sur les grands médias, les inégalités criantes dans de nombreux domaines et les violences faites aux femmes à travers le monde.

Pour un tour d'horizon, voir par exemple le dossier de l’observatoire des inégalités.

Je finirai par une dédicace spéciale, à deux jolies petites championnes, qu’elles soient, comme je disais à leur âge, fières d’être des filles, qu’elles gardent leur indépendance d’esprit et le courage de leur mère, qu’elles puissent faire vivre les droits que des générations de femmes avant elles se sont battues pour obtenir, et conquérir, là où elles voudront, toute la place qu’elles mériteront.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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