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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 12:29
Nous citoyens, libres, dimanche.

J-2. L'heure du choix.
Folle campagne, perturbée d'un bout à l'autre, tellement frustrante à force de voir les débats de contenu couverts par la surface des choses, rendus inaudibles par bruits médiatiques et malhonnêtetés de toutes sortes.
Ce qui était la gauche en sort fractionnée, dans le doute. L'indécision est à un niveau record.
Le vote utile fait des ravages dans les têtes. L'électeur se veut stratège et tente le billard à trois bandes.
Loin de moi l'idée de juger ceux qui pensent ainsi, ou font tel choix plutôt que tel autre (je parle des citoyens ou militants, les responsables, c'est bien différent, mais cela se réglera plus tard). Dans un tel bazar où tous les repères ont été pulvérisés, chacun fait ce qu'il peut.
Mais pour ce qui me concerne, c'est clair. Les sondages peuvent donner des tendances. Mais je refuse qu'ils déterminent mon vote. (Et on aura l'air malins quand on apprendra qu'ils ont été manipulés par des puissances Aliens !).
Moi citoyenne, je vote pour le candidat dont je pense qu'il fera le meilleur président. Pour le projet qu'il propose, mais aussi, tant que nous sommes en Ve République, pour sa personnalité.
Macron, le libéral centroïde ? Celui qui a inspiré une bonne part de ce que je reproche au quinquennat ? Celui qui veut une loi travail ++ ? Je n'ai rien contre sa personne, et ne suis pas en désaccord avec tout ce qu'il dit. Il sait bousculer certaines idées toutes faites. Mais sa politique économique et sociale, celle du Medef pour faire court, non merci. Monsieur "et en même temps", candidat du pseudo renouvellement qui voit accourir de vieux crabes, reste aussi bien brumeux. De Robert Hue à Dominique Perben, il va bien, à un moment, falloir choisir.
Alors Macron, vraiment, non.
Melenchon ? Il a fait une excellente campagne, mobilisé des gens, travaillé. Bien sûr, je partage beaucoup de son programme. Sa manière d'aborder les questions du monde du travail me parle. La mise en avant de la 6e République ne peut que me réjouir. Mais certains points me gênent. Le diable est dans les détails. J'aime l'idée de la Constituante, mais que d'incertitudes, telle qu'il la définit, sur ce que sera cette 6e, du coup. L'Etat employeur en dernier ressort, je comprends l'objectif, mais ça me semble une totale dévalorisation du service public. Quant à l'Europe, le plan B de sortie, plus ou moins assumé, mais bien là, pas envie de le suivre sur cette voie. C'était d'ailleurs la raison invoquée par JLM pour refuser la discussion avec Benoit Hamon. Pourquoi le nier maintenant ?
Et puis, peut-être plus, il y a ce qui me gêne dans la personnalité. Malgré ce qu'il a réussi à gommer, ce que j'avais ressenti à Molex (à lire ici) ne m'a pas quitté. Tout de même, le refus du débat, le boycott de certains médias, le comportement avec les journalistes, le vocabulaire parfois, tout cela me laisse perplexe. Et la préférence pour les meetings aux discours fleuves, la figure du tribun charismatique, ça ne me semble pas très 6e République, pour le coup.
Alors oui, je comprends le vote Melenchon, mais ce ne sera pas le mien.
Mon vote ira à Benoit Hamon. Non par loyauté - nous n'en sommes plus là, les enjeux dépassent bien les questions partisanes - mais parce que c'est ce que je pense le mieux. Il n'était pas mon candidat à la primaire, et je regrette vraiment Arnaud Montebourg - mais les urnes ont parlé. Je ne partageais pas son RUE originel, sa conception du travail. Il a évolué et expliqué, dont acte. Et il ne s'agit pas d'être une groupie fan de 100% de ce que dit "son" candidat. Benoit Hamon porte un projet de valeurs, bien ancré à gauche, anti-austeritaire et européen. Il a montré clarté, sérieux, honnêteté, calme. Il ne fait pas de numéros d'acteur. Il discute avec les gens, accepte la contradiction mais ne cède pas sur les valeurs.
Alors oui, dimanche, sans hésitation, je vote pour Benoit Hamon.

Nous citoyens, libres, dimanche.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau
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