Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
Ras le bonnet.
Il y a de quoi être contrariée. Un si joli bonnet rouge, que j'aime beaucoup, mais que je vais être contrainte de laisser au placard quelques temps. Le temps qu'on oublie, je l'espère, ce qu'il symbolise ces temps-ci.
Loin de moi l'idée de mépriser tout ce qui s'exprime en Bretagne. Il est des désespoirs et des colères que je peux comprendre. Mais ce mouvement lui-même, sa revendication contre l'écotaxe, ses relents malsains, ceux qui l'animent, sa manière de procéder, non, vraiment non.
Ce sont les bretons qui en parlent le mieux. "Ce grand bal pour l’emploi était organisé par les pollueurs de nos rivières et de notre littoral, et par les exploiteurs de la force de travail bretonne", écrit ici ce breton de Locquirec à propos de la manifestation de Quimper.
Le compteur tourne en attendant : déjà 5 portiques et x radars détruits (40 radars vandalisés en Bretagne depuis début Novembre annonce ce dimanche la Préfecture de Région). Je me demande pourquoi le contribuable - y compris breton - devrait en supporter les coûts. Je me demande où est passé le ministre de l'Intérieur, si ferme parfois mais bien discret ces temps ci, comme le remarque Le Monde. Je me demande ce qu'on aurait dit si cela s'était passé dans le 9-3 et pas dans le 2-2. Je me demande ce que vont dire ceux qui ont refusé de voter l'amnistie sociale de syndicalistes qui ont bien chèrement payé leur lutte pour l'emploi. Je me demande...
Et pendant ce temps, à l'occasion du salon du Made In France, on s'aperçoit que bien du chemin a été parcouru dans les esprits sur notre modèle productif et la (dé)mondialisation. Et que c'est bien sur cela qu'il faut repenser nos politiques et mener bataille.
Décidemment, pour moi cette saison ce sera bonnet rayé ! #teamMarinière