Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
Trois, deux, un, zéro : c'est parti, lancement réussi pour 2013 !
Après une année 2012 pleine de changements, mais tout autant d'attentes, tous mes voeux en ce premier jour de 2013 pour une année paisible et active, sereine et militante, douce et remplie.
Que 2013 vous apporte, vous qui me lisez ici, joies et bonheurs dans tous les recoins de vos vies. Tous mes voeux, à ma famille aimée tout d'abord (avec mention spéciale d'années bac à deux blondes qui selon leurs propres termes ne le sont pas intérieurement, miss T. et mamzelle A.). A vous mes camarades d'engagements, vous camarades de combats syndicaux parfois fatigués mais toujours là sur le dur terrain du pays qui perd ses emplois et presse comme des citrons ceux qui ont en un, et vous camarades militants politiques qui avez donné des heures et tant d'énergie pour chasser cette droite dont nous ne pouvions plus, et porter un espoir de changement. Maintenant.
Les mots à partager cette année seront empruntés à Louis Aragon (coucou les héritiers ayant-droit, dites moi si cela vous contrarie surtout...)
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
À le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda