Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
Le local était enfumé
Le café réchauffait les coeurs
Une usine allait fermer
Coup de massue, peurs et pleurs
Ils se battirent, elles luttèrent
Jamais ne mirent genou en terre
Chaleur d'Assemblées Générales
Silence glacé de Tribunal
Vite, le tract. Vite, le communiqué
Vite, la manif à préparer
Vite, l'avocat veut le dossier
Vite, réunion chez le Préfet
Vite. Cela fait des mois que ça dure
Qu'il est facile de jouer l'usure
L'usine a fermé, un morceau est resté
Ils et elles ont été licencié-e-s
Nouvelle vie pour certains
Et puis pour d'autres, non, rien
Mais pour tous dans le miroir ce reflet
La fierté de ce qui fut gagné
Ce qui n'a pas été cédé
Ce qui ne peut être effacé
Les doutes et les espoirs
Les coups et les victoires
Ils se battirent, elles luttèrent
Jamais ne mirent genou en terre
"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent" écrivait ce vieil Hugo.
Pour ceux qui se sont battus, se battent et se battront encore, pour les Molex, les Freescale, et tous les autres, ici ou ailleurs, ces quelques lignes.
2014, année Jaurès. Espérons que nous saurons être à la hauteur des mots qu'il nous a légués. "L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir".
Bonne année à toutes et tous, que 2014 vous soit combative et douce.