Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
J’ai commencé 2009 par une bonne petite grippe, qui m’a retenue éloignée de l’actualité politique et aussi de ce blog. Bon, voilà, grippe, ça, c’est fait, passons à la suite maintenant !
J’étais hier à la fédération pour les vœux de la direction fédérale. En ces jours de galette, il est encore temps de présenter des vœux, voilà donc les miens.
A ceux que j’aime, à ma famille, à mes amis, je souhaite, mieux vaut deux fois qu’une, une douce et heureuse année.
Mes pensées vont vers les socialistes, ceux qui sont sincères - et heureusement sont-ils nombreux : militants de base, comme on dit, capables de passer des soirées à discuter dans des salles généralement inconfortables plutôt que de rester chez soi, de distribuer des tracts pendant des heures par tous les temps après les journées de travail, de faire des kilomètres pour assister à des réunions ou à des manifestations dont la presse ne relèvera au mieux que deux minutes de petites phrases ; responsables du parti, de tous échelons, de tous courants, qui animent de leur mieux cette vieille et grosse machine ; élus de toutes sortes, petits ou grands, connus ou obscurs, qui malgré le discrédit porté sur l’action politique et la dureté de ce milieu ont gardé intactes leurs convictions, et passent beaucoup de temps et d’énergie les mains dans le cambouis, pour essayer rien moins que de changer le monde, chacun à leur place.
Elles vont vers mes camarades « rénovateurs », pour ces moments vécus ensemble, enthousiasmants et difficiles, pour ces idées partagées, ce que nous avons tenté de faire, pour ce que nous ferons encore, différemment. Et vers les autres, ceux avec qui parfois les débats ont été vifs et âpres, mais dans le respect des points de vue. Parce que rien n’est pire que le suivisme moutonnier, parce que rien n’est plus riche que deux socialistes se disputant sur le fond, quand ils s’écoutent et se respectent.
A tous ceux là, je veux dire ma camaraderie, ma fierté de partager cet engagement, et souhaiter une très bonne année, d’espoir, de solidarité, de renaissance peut-être de cette vieille maison souvent broyeuse de bonnes volontés humaines, mais que nous voulons faire vivre malgré tout parce que nous pensons qu’elle est la seule à pouvoir encore donner corps à notre idéal.
Aux autres socialistes - et hélas y en a-t-il, même si certains ont quitté le navire déjà - qui font passer leur intérêt personnel avant leurs convictions, qui vivent du parti plus qu’ils ne le font vivre, ceux qui visent une carrière, une once de ce pouvoir qui parfois rend fou, à ceux dont les opinions voguent, à ces responsables prêts à trahir leur camp pour un poste. A tous ceux là, qui salissent le beau mot de politique et celui encore plus beau de socialiste, je souhaite juste bien du plaisir à se regarder dans la glace.
A mes camarades de combat syndical, devant l’ampleur de la tâche et la difficulté de l’action, je souhaite une année riche et fraternelle.
A vous enfin, amis lecteurs qui me faites le plaisir de passer sur ce blog, mes remerciements, une bonne année, riche de lectures de toutes sortes et d’engagements pleins ici ou là.
Cette année c’est Hugo que je vais laisser parler, avec une dédicace particulière pour les salariés de Molex, pour leur lutte exemplaire.
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont