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  • : Chroniques ordinaires d'une socialiste de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 12:54

pattes neigeBlancheur immaculée ce vendredi matin autour de la maison, à peine pointillée par quelques traces de pattes. Leurs propriétaires à plumes ou à poils roux semblaient comme tous les toulousains très perturbés par ces quelques centimètres. Ambiance cotonneuse, et pagaille monstre dans toute l'agglomération. Déjà que la moindre pluie, un accident sur la rocade, ou un nouveau chantier sur quelques mètres dans une zone d'activité peuvent générer des blocages en cascade ... Alors la neige, en même temps que le métro en rade pour cause de grève à Tisséo, belle panique (à tous points de vue d'ailleurs...) ! Je ne sais pas si les routes secondaires avaient été traitées, en tout cas rien n'y paraissait et ça glissait méchamment dans nos villages. Grosse galère pour ceux qui ont dû se risquer à tout prix sur les routes, et matinée blanche, si j'ose dire, pour les autres qui sont restés bloqués chez eux.
Blanchis aussi le même matin, par la commission des sanctions de l'AMF, tous les dirigeants d'EADS mis en cause pour délit d'initié, après avoir vendu leurs stocks-options peu avant l'annonce des retards de l'A380 en 2006. Louis Gallois s'est empressé d'envoyer l'après-midi même aux salariés du groupe un message rose de plaisir. Cette conclusion en appelle d'autres du même style, se réjouit-il, saluant l'indépendance ou la crédibilité, je ne me souviens plus exactement, de l'AMF. Présomption d'innocence, avait-il déjà rappelé. Il est vrai. La presse bien que prudente n'est en général pas du même avis : coup de théâtre, indulgence avec les puissants, coup sévère pour la crédibilité de l'AMF, étrange, perplexe, sont les mots qui reviennent. No comment. Bon, à quand la suppression des stocks-options pour éviter tout ça ?
Blanchi lui aussi juste avant, Julien Dray. Ou plutôt, un "rappel à la loi". Jolie formule. S'agit-il d'un ado que l'on gronde après un petit délit ? J'ai un peu de mal à suivre, mais ça doit être normal, je ne suis pas juriste. Mais politiquement la question n'est pas là.
Je comprends que Julien Dray se soit défendu et certainement faut-il faire attention à respecter la présomption d'innocence aussi pour les responsables politiques. Il serait sinon si facile de briser un engagement en jetant en pature de simples suspicions voire même une rumeur manipulatoire. Mais ce qui m'attriste, c'est que compte tenu du contexte, l'évidence ne s'impose pas, ni à lui, ni à tous. Quel besoin a donc un député, présent depuis longtemps en politique, d'être aussi et encore conseiller régional ? Là encore, je ne juge pas l'homme qui s'accroche, mais c'est le système qui me désespère. Le cumul des mandats, certes, a de plus en plus de plomb dans l'aile, et ce fut quand même du bonheur que ce questionnaire militant voté dans les sections, et malgré les réactions conservatrices que cela a suscité, le net résultat, sans contestation possible. Mais quelle fatigue de voir à quel rythme d'escargot les choses avancent sur ces questions.
Pas vraiment blanchi, Georges Frêche, mais en tout cas un blanc-seing puisque le PS décide de le laisser conduire la liste des Régionales. Mais comment peut-on ? Respect du vote des militants, ce n'est pas la première fois qu'on entend ce leitmotiv. A géométrie variable d'ailleurs, car il est bien des fois où d'un bureau parisien on décide à l'inverse de ce que les militants sur le terrain choisissent... Mais franchement, arrêtons de nous cacher derrière notre petit doigt. Le principal problème, ce n'est pas Georges Frêche, c'est le système qui le soutient et le maintient en place. C'est le fameux "on ne peut pas risquer de perdre" ... la région, le département, la circonscription, la mairie... qui fait qu'on est prêt à tout accepter, même les couleuvres les moins avalables. Poids du notable, clientélisme, cartes alimentaires, petit monde clos et verrouillé. Combien de temps faudra-t-il encore supporter ça ? De l'air ! Peut-être y en a-t-il d'autres, moins connues, mais je n'ai entendu que la voix d'Arnaud Montebourg dans un sens qui me convienne. Il n'est peut-être pas parfait cet Arnaud, comme tout humain, mais enfin rien que pour ce genre de réactions il conserve mon amitié politique et je suis contente que nos chemins se soient croisés. Hélas, à la question "Georges Frèche est-il soluble dans la rénovation" la réponse a été donnée. 
Rénovation, vous avez dit rénovation ? La rénovation de l'escargot oui !

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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