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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 23:30

Notre hyper-président doit regretter, s’il en est capable, certaines formules à l’emporte-pièces et autres forfanteries dont il est coutumier. Car la « bonne blague » sur les grèves qui ne sont plus visibles a piqué au vif beaucoup de monde, à en croire le nombre d’allusions qui fleurissent sur ce thème depuis hier. De même qu’étaient nombreux les T-shirts « casse toi pov’ con » hier dans les rues de Toulouse.

Je suis restée sous la banderole de mon syndicat pendant toute la manifestation – de peur cette fois de ne plus les retrouver en parcourant le cortège, comme j’aime parfois le faire pour avoir une meilleure vue d’ensemble, tellement c’était énorme. Mais ceux de mon entreprise qui, arrivés après le départ, ont remonté le cortège ont témoigné, en nous rejoignant enfin tout essoufflés, de son ampleur. « Magnifique », m’a dit ce matin une collègue que je n’ai pourtant pas vue hier dans la rue. Et c’est bien la deuxième bonne surprise, le privé était bien là cette fois. Les banderoles l’illustraient, Airbus, EADS Astrium, Thalès, Latécoère, Microturbo, pour ne citer que les entreprises de la métallurgie autour de nous, ou encore les sociétés de service en informatique, et bien sûr, les salariés de Molex, tous présents en blouse, tous tambours dehors - très impressionnant pour ceux qui ne sont pas habitués à les voir. Les banderoles syndicales, mais aussi, derrière, beaucoup de salariés que l’on n’avait pas l’habitude de voir manifester. Il est toujours amusant d’ailleurs de voir que ces salariés sont un peu déçus de constater qu’ils retrouvent si peu de leurs collègues dans la rue. Alors que nous, syndicalistes, sommes plutôt satisfaits car nous voyons la différence avec la moyenne habituelle !

Le PS aussi était au rendez-vous, car en plus des camarades défilant sous bannière syndicale, il y avait du monde sous les drapeaux de la Fédération de Haute-Garonne, m’a-t-on dit. Dans la manifestation parisienne, la présence de la direction nationale a aussi été remarquée. Tant mieux, car ceux qui nous reprochaient notre absence sur ce terrain, s’ils exagéraient peut-être parfois un peu, n’avaient certainement pas tort.

Et maintenant ? La balle est dans le camp de Nicolas Sarkozy. A lui de juger s’il peut se permettre de rester aveugle et sourd à un tel mécontentement. Aux confédérations, qui croiseront lundi leurs analyses, de décider des suites à donner. Aux partis de gauche de continuer le travail politique. Le PS s’est remis au travail avec la présentation d’un contre plan de relance, pour répondre à l’urgence. Il nous faut maintenant, et Martine Aubry l’a évoqué, poursuivre la réflexion, au delà de mesures d’urgence, pour réfléchir à une véritable alternative politique.

Mais un jour après l’autre, savourons déjà un peu cette grande journée, où beaucoup ont eu le sentiment de relever la tête.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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