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  • : Chroniques ordinaires d'une militante socialiste rénovatrice de Haute-Garonne.
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Paroles

On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire « bah,  c'est l'ordre des choses et nous n'y changerons rien », à partir du moment où l'on a senti que ce prétendu ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité et de solidarité qui vit en nous.

Léon Blum

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 22:57

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Connaissez-vous NosDéputés.fr ?
L'adresse a commencé à circuler l'année dernière, parmi les parlementaires bien entendu mais aussi parmi les militants politiques. Mais je ne suis pas certaine que cela soit encore bien connu. Je n'ai pas souvenir que les médias s'en soient énormément fait l'écho.
Le site se veut un observatoire de l'activité parlementaire. Je le trouve intéressant, dans la mesure où il ne fait que présenter une collecte de données sur la présence ou les interventions des députés. La méthode est clairement expliquée, les limites également, les questions soulevées sont abordées.
Pas de démagogie ni d'antiparlementarisme là-dedans. Pas d'analyse, juste des éléments. A chacun de se faire son interprétation.
Son utilisation est très simple. On peut y rechercher un député particulier, regarder tous les députés d'un département, consulter la synthèse pour l'ensemble des députés.
Pour chaque député, on peut se faire très rapidement une idée de son activité.
Un exemple, au hasard, tiens : Cathy Lemorton, députée de la 1ere circonscription de Haute-Garonne. On voit vite que c'est bien rempli, des pics partout, on repère par les mots clés nombreux les thèmes des interventions. Prenez un autre exemple, tiens, là c'est plus plat...
Un outil utile, citoyens, qu'en pensez-vous ?

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 22:36

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Bousculade autour des mangeoires toute la journée - et encore, les mésanges s'étaient éclipsées pendant la séance photo. C'est qu'il fallait gonfler les plumes pour lutter contre la neige tombée doucement mais sûrement tout ce samedi et un vent léger mais glacial.
Du coup, pas question d'aller à Villemur comme prévu.
Le comité de soutien et l'association des salariés "Solidarité Molex" organisaient en effet une réunion pour la création d'un collectif pour la ré-industrialisation du bassin de Villemur-sur-Tarn.
Je devais y aller avec Xavier Petrachi, coordinateur régional de la Métallurgie CGT. Si souvent nous avons fait cette route Toulouse-Villemur depuis novembre 2008 qu'un peu de neige ne nous aurait pas fait renoncer. Mais là, pas la peine, la vision de la campagne et les coup de téléphone des camarades, aussi bloqués chez eux, nous ont convaincus que c'était bien risque inutile. Si la réunion s'est tenue, puisqu'elle ne pouvait être reportée facilement, ça aura été a minima, avec ceux qui habitaient à côté.
Mais ce n'est que partie remise sans doute, et quoi qu'il en soit, on continue encore et toujours à se tourner vers l'avenir à Villemur. Exit Molex, maintenant voyons comment construire autour de VMI (pour Villemur Industries) qui a redémarré.
A la CGT, qui s'est toute entière engagée derrière les camarades et les salariés de Molex, on ne baisse pas les bras, même s'il faut bien regarder la situation telle qu'elle est. Après l'acceptation le pistolet sur la tempe du protocole de reprise signé de manière indigne dans le dos des salariés, dont Christian Estrosi se gargarise, mauvaise conclusion après la fatigue et le stress de 11 mois de lutte acharnée, il a tout de même fallu encaisser le coup, digérer, et se reconstituer en quelque sorte.
Mais "les Molex" sont toujours là.
Mercredi encore, nous étions à la Bourse du Travail, dans les locaux de l'Union Départementale CGT de Haute-Garonne, pour une réunion de travail. Tant et tant de mois après, en prenant ce petit café place Saint-Sernin avec Guy Pavan et Denis Parise, j'ai pensé à tout ce chemin parcouru, tous ces moments partagés, tendus, émouvants, drôles, chaleureux, décevants, rageurs. Je regrette, prise par l'action syndicale et politique, de ne pas m'être astreinte à trouver le temps de raconter ici sur ce blog tout ce que j'ai véçu de ce formidable combat à Villemur dans mon engagement syndical, comme dans mon engagement socialiste en tant que déléguée fédérale à l'industrie et aux entreprises. Mais j'y reviendrai plus tard, c'est promis.
Pour s'informer de l'intérieur, je vous recommande de nouveau  le blog d'Alexis Antoine. Alexis, jeune ex-salarié de Molex, et jeune syndiqué CGT, a mis son énergie et sa colère dans ce blog très complet et qui lui ressemble. Et pour l'historique médiatique le blog molex-villemur.com .
A suivre donc ...

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Actions
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 23:11

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2010, 5e jour. Les voeux se succèdent.
Les essentiels, ceux qui portent amour, affection, amitié, camaraderie, fraternité, bienveillance, chaleur, énergie.
Les voeux politiques qui se bousculent dans ma boite aux lettres ou dans ma messagerie sont les plus amusants et les plus variés : petit mot personnalisé,  ou strict minimum politiquement correct qu'il faut bien envoyer à un membre du Bureau Fédéral ? de qui la citation cette année ? la photo de l'élu-e ou celle de son territoire ? ... Je taquine, un peu, mais je ne blâme personne car je conçois que l'exercice puisse tout de même être un peu lourd. Et nombreux sont ceux qui sont sincères, malgré tout je le sais.
Mais les voeux syndicaux ont été sans nul doute les plus chaleureux et les plus énergisants cette année. Ils sont le fruit des combats menés, certains durement, certains humblement, dans la lumière médiatique ou dans l'ombre des entreprises. Ils mèlent un peu de solennité de ceux qui parlent de travail et de justice sociale, et savent bien la difficulté comme la nécessité de ces luttes, et le rire de ceux qui savent aussi qu'ensemble, on peut beaucoup. Ne serait-ce que se tenir humainement chaud, et rencontrer de belles âmes et de grands bonhommes (ou bonnes femmes, mais désolée les filles, dans les industries de la métallurgie on croise plus de métallos que de métallottes, comme on dit), ce qui est déjà beaucoup.
Merci mes camarades, pour tout cela, et confiance pour tout ce que nous ferons encore ensemble.
Pour une année de paix, une année joyeuse malgré les difficultés qui ne manqueront pas, nous le savons bien, une année chaleureuse, une année combative, une année active et douce à la fois.
Bonne année à vous qui me lisez ici !

Et un sourire
La nuit n'est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il ya toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un coeur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie à se partager.


Paul Eluard, Le Phénix
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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Evasions
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 12:54

pattes neigeBlancheur immaculée ce vendredi matin autour de la maison, à peine pointillée par quelques traces de pattes. Leurs propriétaires à plumes ou à poils roux semblaient comme tous les toulousains très perturbés par ces quelques centimètres. Ambiance cotonneuse, et pagaille monstre dans toute l'agglomération. Déjà que la moindre pluie, un accident sur la rocade, ou un nouveau chantier sur quelques mètres dans une zone d'activité peuvent générer des blocages en cascade ... Alors la neige, en même temps que le métro en rade pour cause de grève à Tisséo, belle panique (à tous points de vue d'ailleurs...) ! Je ne sais pas si les routes secondaires avaient été traitées, en tout cas rien n'y paraissait et ça glissait méchamment dans nos villages. Grosse galère pour ceux qui ont dû se risquer à tout prix sur les routes, et matinée blanche, si j'ose dire, pour les autres qui sont restés bloqués chez eux.
Blanchis aussi le même matin, par la commission des sanctions de l'AMF, tous les dirigeants d'EADS mis en cause pour délit d'initié, après avoir vendu leurs stocks-options peu avant l'annonce des retards de l'A380 en 2006. Louis Gallois s'est empressé d'envoyer l'après-midi même aux salariés du groupe un message rose de plaisir. Cette conclusion en appelle d'autres du même style, se réjouit-il, saluant l'indépendance ou la crédibilité, je ne me souviens plus exactement, de l'AMF. Présomption d'innocence, avait-il déjà rappelé. Il est vrai. La presse bien que prudente n'est en général pas du même avis : coup de théâtre, indulgence avec les puissants, coup sévère pour la crédibilité de l'AMF, étrange, perplexe, sont les mots qui reviennent. No comment. Bon, à quand la suppression des stocks-options pour éviter tout ça ?
Blanchi lui aussi juste avant, Julien Dray. Ou plutôt, un "rappel à la loi". Jolie formule. S'agit-il d'un ado que l'on gronde après un petit délit ? J'ai un peu de mal à suivre, mais ça doit être normal, je ne suis pas juriste. Mais politiquement la question n'est pas là.
Je comprends que Julien Dray se soit défendu et certainement faut-il faire attention à respecter la présomption d'innocence aussi pour les responsables politiques. Il serait sinon si facile de briser un engagement en jetant en pature de simples suspicions voire même une rumeur manipulatoire. Mais ce qui m'attriste, c'est que compte tenu du contexte, l'évidence ne s'impose pas, ni à lui, ni à tous. Quel besoin a donc un député, présent depuis longtemps en politique, d'être aussi et encore conseiller régional ? Là encore, je ne juge pas l'homme qui s'accroche, mais c'est le système qui me désespère. Le cumul des mandats, certes, a de plus en plus de plomb dans l'aile, et ce fut quand même du bonheur que ce questionnaire militant voté dans les sections, et malgré les réactions conservatrices que cela a suscité, le net résultat, sans contestation possible. Mais quelle fatigue de voir à quel rythme d'escargot les choses avancent sur ces questions.
Pas vraiment blanchi, Georges Frêche, mais en tout cas un blanc-seing puisque le PS décide de le laisser conduire la liste des Régionales. Mais comment peut-on ? Respect du vote des militants, ce n'est pas la première fois qu'on entend ce leitmotiv. A géométrie variable d'ailleurs, car il est bien des fois où d'un bureau parisien on décide à l'inverse de ce que les militants sur le terrain choisissent... Mais franchement, arrêtons de nous cacher derrière notre petit doigt. Le principal problème, ce n'est pas Georges Frêche, c'est le système qui le soutient et le maintient en place. C'est le fameux "on ne peut pas risquer de perdre" ... la région, le département, la circonscription, la mairie... qui fait qu'on est prêt à tout accepter, même les couleuvres les moins avalables. Poids du notable, clientélisme, cartes alimentaires, petit monde clos et verrouillé. Combien de temps faudra-t-il encore supporter ça ? De l'air ! Peut-être y en a-t-il d'autres, moins connues, mais je n'ai entendu que la voix d'Arnaud Montebourg dans un sens qui me convienne. Il n'est peut-être pas parfait cet Arnaud, comme tout humain, mais enfin rien que pour ce genre de réactions il conserve mon amitié politique et je suis contente que nos chemins se soient croisés. Hélas, à la question "Georges Frèche est-il soluble dans la rénovation" la réponse a été donnée. 
Rénovation, vous avez dit rénovation ? La rénovation de l'escargot oui !

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 17:19

LesMottes
Les Mottes, Limoges.
Le pas du paysan sur la terre de Vendée, celle qui a le coeur socialiste, poules, lapins, canards, cochons et vaches, la côte de Saint-Jean-de-Beugné, les poissons de la Smagne, une partie de boules, le bruit de la belote, une petite vigne de "Léon Milleau", la soupe à l'heure solaire et une sauce aux lumas, bé dame.
Une grande maison pleine de recoins, des livres et des revues, le sapin à Noêl et les repas du dimanche, des bottes Baudou dans un grand entrepôt, un mystérieux grenier, les petits poissons en chocolat à Pâques, des fleurs à faire éclater dans le bout de jardin, une chambre d'étudiante.
Je suis le fruit de mes choix, de l'école de la République et du chemin de ceux qui sont venus avant moi.
Une fois n'est pas coutume, quelques mots, à la mémoire de mes grands-parents.

Hommage à la vie

C'est beau d'avoir élu
Domicile vivant
Et de loger le temps
Dans un coeur continu,
Et d'avoir vu ses mains
Se poser sur le monde
Comme une pomme
Dans un petit jardin,
D'avoir aimé la terre,
La lune et le soleil
Comme des familiers
Qui n'ont pas leurs pareils,
Et d'avoir confié
Le monde à sa mémoire
Comme un clair cavalier
A sa monture noire,
D'avoir donné visage
A ces mots : femme, enfants,
Et servi de rivage
A d'errants continents,
Et d'avoir atteint l'âme
A petits coups de rame
Pour ne l'effaroucher
D'une brusque approchée,
C'est beau d'avoir connu
L'ombre sous le feuillage
Et d'avoir senti l'âge
Ramper sur le corps nu,
Accompagné la peine
Du sang noir de nos veines
Et doré son silence
De l'étoile Patience,
Et d'avoir tous ces mots
Qui bougent dans la tête,
De choisir les moins beaux
Pour leur faire un peu fête,
D'avoir senti la vie
Hâtive et mal aimée,
De l'avoir enfermée
Dans cette poésie.

Jules Supervielle



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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Evasions
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 12:23


Bon, je me décide.
Il serait bien curieux sur un blog politique de ne pas parler des élections régionales dans les prochains mois. C'est pourtant ce que je compte faire. Silence radio, en tout cas sur la Haute-Garonne et Midi-Pyrénées. Il me semble donc devoir en donner la raison, et qu'on n'en parle plus.
D'un autre côté, je n'ai jamais considéré qu'un blog doive être un déversoir à état d'âmes. Ca ne me semble ni intéressant, ni correct. C'est pourquoi j'ai hésité à écrire ce billet, et c'est pourquoi je serai aussi brève que possible.
Pour emprunter à Benoit Hamon une formule lapidaire qui a fait parler sur twitter, après l'élection européenne qui l'a vu ne pas être réélu, mon état d'esprit au soir du Conseil Fédéral où était soumise la liste finale de Haute-Garonne, élaborée la veille en commission électorale jusque très tard dans la nuit : a connu meilleur jeudi ...
Alors oui, j'étais sidérée et dépitée en même temps que passablement en colère.
Alors oui, j'étais candidate à la candidature sur la liste de Martin Malvy.
Alors oui, je fais partie de ceux dont la candidature a été souhaitée et qui au final sont passés en peu de temps d'une position éligible à la disparition pure et simple.
Alors non, je ne m'étalerai pas ici à en donner les raisons ni à développer ce que je pense de la manière de fonctionner du PS. Ce que j'avais à dire, je l'ai dit, et écrit, à qui de droit, dans mon parti. J'ai expliqué pourquoi, au delà du résultat, j'ai surtout été déçue, tout autant que blessée, de la manière.
Je dois dire que j'ai été touchée d'un certain  nombre de réactions de camarades. Je tiens à les en remercier ici de nouveau très amicalement. Dans ce monde si dur, un peu de respect, d'estime, de camaraderie, d'humanité tout simplement, ça fait du bien.
Je sais que cela peut aussi susciter des commentaires désagréables. Je ne les crains pas, ayant déjà connu de multiples exemples de petites mesquinenies comme de grandioses trahisons. Toute personne qui agit publiquement s'expose à la critique. Tout responsable politique, quel que soit son niveau, s'expose aux commentaires acerbes y compris dans son dos, et tout particulièrement dans son propre camp ! Ce n'est pas bien grave. Il y a tellement d'autres choses qui méritent qu'on y passe de l'énergie qu'il vaut mieux simplement laisser dire.
Je pense aussi qu'il faut être cohérent, savoir tirer les conséquences et faire des choix. La fidélité à ses idées et le respect de son camp, face à la brutalité de l'adversaire, ne veulent pas dire pour autant tout accepter. Je ne suis pas allé voter le 3 décembre en section. D'abord parce que j'étais malade, mais surtout parce qu'il faut tout de même être logique et sans hypocrisie.
Soyons clairs, je l'ai écris, il y a tellement à faire par ailleurs, syndicalement pour ce qui me concerne, que personne ne sera surpris que je consacre en priorité mon temps à ces combats, où je trouve action concrète et fraternité. Je connais des camarades à la cgt qui sont plutôt contents que je ne sois pas happée par la politique, dans un sens...
Mais, je cite un camarade militant socialiste que j'estime et qui se reconnaitra : je méprise le chantage politique et ceux qui le pratiquent. Socialiste je suis, socialiste je reste. Je ne veux pas non plus interférer avec la campagne.
Voilà pourquoi je choisis tout simplement le silence sur ce sujet, en tout cas localement. Car pour le reste, je conserve mon intérêt pour la politique et ma liberté de parole.

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Socialiste
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 09:18

Ne soyez pas surpris de quelques perturbations temporaires sur l'apparence de ce blog, quelques aménagements sont en cours.
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Et bien voilà c'est fini, j'ai pris mon temps mais tout arrive !
Blog remis au carré et avec une nouvelle palette de couleurs ...

J'espère que ça vous plaira et notamment à ceux qui trouvaient le rose précédent trop vif pour être bien lisible.
A bientôt !

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Ce blog
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 12:12
 

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Vous avez aimé EDVIGE I ? Vous adorerez EDVIGE II - le retour !
Le collectif "Non à EDVIGE" fait de nouveau appel à la mobilisation citoyenne à travers une nouvelle pétition.

Les signatures individuelles sont collectées en ligne sur le site du collectif ici .
Les organisations, collectifs, partis et syndicats peuvent apporter leur soutien et signature en écrivant à  contact@nonaedvige.sgdg.org .

Contre les nouveaux fichiers « EDVIGE », je signe toujours !
Pétition du Collectif « Non à EDVIGE » - Lancée le 30 novembre 2009


Deux décrets sont parus au journal officiel le 18 octobre 2009 pour remplacer le défunt décret « EDVIGE 1.0 », retiré par le gouvernement en novembre 2008 suite à la mobilisation citoyenne. Contrairement à ce qu’il avait annoncé au plus fort de cette mobilisation, le gouvernement a choisi d’éviter une fois de plus le débat parlementaire en créant des fichiers de police par décret. Le vote des députés UMP en Commission des lois le 24 novembre 2009 des « amendements BENISTI » à la proposition de loi de simplification du droit, qui autorisent la création de fichiers par simple arrêté gouvernemental, confirme la volonté de la majorité présidentielle d'enterrer définitivement la promesse de faire passer par la loi la création de tout nouveau fichier de police Le Collectif « Non à EDVIGE » dénonce et condamne un tel choix.

Le Collectif « Non à EDVIGE » constate que la mobilisation sans précédent contre le premier décret « EDVIGE 1.0 » a permis :
- La disparition des données sensibles se rapportant à la vie sexuelle et à l’état de santé.
- La limitation de certains délais de conservation des données et une meilleure traçabilité de l’accès à ces données.
- Une certaine dissociation, à travers deux décrets, des finalités complètement différentes d’enquête administrative d’une part et de prévention des atteintes à la sécurité publique d’autre part.

Le Collectif « Non à EDVIGE » constate cependant que bon nombre de ses précédentes critiques s’appliquent toujours aux nouveaux décrets :
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », pour ce qui concerne les atteintes à la sécurité publique, il s’agit de ficher des personnes avant même tout passage à l’acte, au mépris du principe de la présomption d’innocence.
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », les mineurs pourront être fichés dès 13 ans.
- Comme avec le fichier « EDVIGE 1.0 », et de manière plus inquiétante encore, les personnes pourront être fichées à partir du simple fait qu’elles habitent une certaine zone géographique, ou qu’elles en proviennent.
- Comme avec le fichier  « EDVIGE 1.0 », on constate un mélange des finalités puisque, pour les enquêtes administratives, les agents pourront accéder à des données qui ne devraient relever que de la seule prévention des atteintes à la sécurité publique.
- Pire qu’avec le fichier « EDVIGE 1.0 », l’appartenance syndicale, mais aussi les opinions politiques, religieuses ou philosophiques pourront justifier en elles-mêmes qu’une personne ne puisse pas accéder à certains emplois, ce qui limite gravement l’exercice de droits constitutionnels démocratiques.

Pour toutes ces raisons, le Collectif « Non à EDVIGE », dont des membres déposeront des recours en annulation des décrets incriminés devant le Conseil d’Etat, demande :
- Le retrait des deux décrets du 18 octobre 2009.
- La soumission au débat parlementaire de toute nouvelle création de fichier de police.
- L’abandon du fichage des mineurs dans tout fichier fondé sur la seule présomption.
- L’abandon du fichage de l’origine ethnique, même déguisée sous une autre appellation.
- La préservation des droits syndicaux et politiques, de la liberté de pensée et d’expression, y compris pour les personnes exerçant dans un cadre professionnel « sensible ».

L’importance des problèmes identifiés justifie une mobilisation citoyenne et des actions de même ampleur que celles qui ont permis le retrait du précédent décret « EDVIGE 1.0 ». Le Collectif « Non à EDVIGE » appelle donc les citoyens et les organisations à se remobiliser et à manifester leur soutien à ces actions en signant cette pétition.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 11:43

Raymond Domenech pense que la fin justifie les moyens et légitime tout, au prix du renoncement aux valeurs qu’il devrait au contraire porter haut.
Pas moi.
Thierry Henry a finalement demandé que le match soit rejoué.
Il ne le sera probablement pas, compte tenu des enjeux financiers et du poids de structures qui s’intéressent avant tout à leur propre survie.
Au moins aura-t-il dit, même si c'est bien tardif, ce qu’il jugeait devoir dire.

« Il n’y a de défaites que celles que l’on a tout seul, devant sa glace, dans sa conscience » (Gustave Flaubert).

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Publié par Marie-Agnès Gandrieau - dans Rénovation
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 15:36

Des campagnes d’information nous informent que le don de vie est grande cause nationale 2009. Hier était la journée mondiale du don de sang. Certains n’y verront peut-être que des mots un peu abstraits et de la communication. J’y vois pour ma part une occasion de parler de ces sujets, tant les besoins sont là, et la question parfois difficile.

J’enrage quand je vois certains de mes collègues ou amis, tout à fait solides et qui ne risquent donc pas de s’évanouir avec une poche de sang en moins, fuir une petite piqure de rien du tout et quelques minutes passées dans le camion de don du sang qui se déplace jusque dans l’entreprise. L’été arrive et avec lui malheureusement des besoins accrus, c’est le moment de se le rappeler.

Quant au don d’organes, le sujet est bien sûr plus compliqué. Ce n’est pas une raison pour l’évacuer. Car dès qu’on met des visages derrière les mots, cela prend une toute autre dimension.

Je voudrais d’abord à cette occasion partager avec celles et ceux qui l’ont connue, ici en Haute-Garonne ou partout en France parmi les amis d’Arnaud Montebourg et du NPS, une pensée pour Sandra Hébrard, disparue à 30 ans, il y a un petit peu plus de trois ans maintenant. J’étais à Fouras justement quand j’ai reçu la nouvelle, en ce lieu qui a marqué plusieurs étés des rénovateurs. Parfois je revois ces longues et tristes journées et nuits du congrès du Mans où nous avions vraiment fait connaissance. Parfois je me demande ce qu’elle aurait pensé de ce qui s’est passé depuis, ce qu’elle aurait dit à Arnaud elle aussi de son côté, quelles auraient été ses batailles et son chemin, où elle aurait mis son énergie et ses colères. Nul ne peut dire. En tout cas ce sont ses formidables et militants de parents, Jean-Claude et Marie-France, qui m’ont fait découvrir l'Association pour le Don d'Organes. Je vous invite donc à aller faire un tour sur le site de l’ADOT qui aborde ces questions. Vous pouvez y demander votre carte de donneur et vous informer sur ces sujets.

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